Les drogues : effets, symptômes et conséquences

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Canal Vie
Les drogues : effets, symptômes et conséquences

Les parents, qui soupçonnent leur adolescent de prendre de la drogue, peuvent avoir des difficultés à reconnaitre les symptômes physiques de l’intoxication. Ils peuvent également être inquiets des effets à court et à long terme que la consommation peut avoir sur le corps et le cerveau de leur progéniture. Dépendance, diminution de l’appétit, pertes de mémoire, dépression, psychose toxique... il n’est pas toujours facile de s’y retrouver lorsque vient le temps d’associer les substances à leurs conséquences possibles. C’est pourquoi il est intéressant de clarifier les choses, en expliquant comment les drogues agissent sur le cerveau, quelles sont les conséquences d’une consommation soutenue et, également, quels peuvent être les signes visibles permettant d’identifier un usager.

Différents types de drogues

Il est possible de classer les drogues en 3 catégories distinctes :

  • les perturbateurs/hallucinogènes : ces drogues provoquent une désorientation, c’est-à-dire que le consommateur aura de la difficulté à se situer dans l’espace et dans le temps. Elles modifient également le fonctionnement des sens, comme la vue et le toucher, ce qui déforme les perceptions.
  • les stimulants : Ces drogues provoquent un état d’excitation et d’éveil accru.
  • les dépresseurs : ces drogues ont un impact sur le système nerveux central, elles engourdissent le cerveau et ralentissent le fonctionnement du corps. Elles peuvent aussi déformer les perceptions.

Ces catégories aident à comprendre de quelle manière agit chacune des drogues. Néanmoins, il faut savoir que certaines drogues peuvent être mélangées avec d’autres ou encore avec d’autres produits. Les catégories peuvent alors s’entremêler.

Les perturbateurs/hallucinogènes

1. Cannabis

Le cannabis, lorsque fumé, produit des effets quasi instantanés sur le cerveau. Lorsqu’il est intégré à une préparation culinaire, l’effet est plus long à se faire sentir et la période d’attente peut durer environ une heure.

Symptômes

  • La personne intoxiquée au cannabis pourra présenter divers symptômes : rougeur des yeux, éclats de rire spontanés, légères difficultés motrices et temps de réaction supérieurs à la normale.
  • Il est fréquent que, quelque temps après l’absorption de la substance, l’usager ressente une faim intense, car le cannabis peut causer l’hypoglycémie. Il arrive parfois que des effets secondaires plus perturbants fassent leur apparition : paranoïa, anxiété, hallucinations ou désorientation comptent parmi ceux-là.

Dépendance

Le cannabis peut entrainer une dépendance modérée chez de rares consommateurs et sa consommation à long terme a parfois des effets indésirables. Cette drogue, lorsque consommée régulièrement, peut donner lieu à un syndrome motivationnel. En d’autres termes, le consommateur abusif deviendra apathique, passif. Ses intérêts et son ambition diminueront et son rendement scolaire ou professionnel en sera affecté.

Conséquences

Par ailleurs, un usage prolongé de cette drogue risque de provoquer des déficits d’attention, de concentration ou des trous de mémoire. Certains fumeurs de cannabis expérimenteront aussi ce qu’on appelle des flashbacks, c’est-à-dire qu’ils verront réapparaître des symptômes d’intoxication des jours, voire des semaines après l’arrêt de la consommation. Certains consommateurs expérimenteront une diminution marquée de leur libido.

Puisque le cannabis est généralement fumé, il peut, à long terme, être à l’origine de problèmes cardio-vasculaires similaires à ceux occasionnés par la consommation de tabac, d’autant plus qu’il contient plus de goudron que celui-ci.

Les effets d’un sevrage au cannabis sont généralement minimes.

2. MDMA/Ecstasy

Effets

La MDMA ayant une structure chimique similaire à celle des amphétamines, les consommateurs peuvent présenter des effets semblables (euphorie, sensation d’éveil, etc.), quoique moins prononcés. Toutefois, le potentiel de dépendance de la MDMA est plus faible. Par ailleurs, cette drogue ayant des propriétés hallucinogènes a des effets que n’ont pas les autres dérivés amphétaminiques en ce qu’elle agit sur les perceptions et favorise des comportements sensuels et engendre le besoin de se rapprocher des autres, de communiquer. Les effets secondaires de la MDMA sont généralement ressentis comme peu importants.

Symptômes

Ils incluent la dilatation des pupilles, une soif intense, la transpiration, l’augmentation du rythme cardiaque, l’apparition de légers tics moteurs et la rétention urinaire. Paradoxalement, la MDMA, drogue de l’amour, a souvent pour effet de diminuer la libido et de nuire à l’excitation sexuelle et à l’atteinte de l’orgasme.

Conséquences

Le consommateur à long terme risque de devenir déprimé, de perdre du poids et de développer des problèmes de peau.

3. Kétamine

La kétamine est généralement consommée par voie intranasale.

Effets

Les effets commencent à se faire sentir moins de cinq minutes après la prise et durent entre cinq minutes et une heure environ. Avec de faibles doses, l’utilisateur ressentira des effets légèrement psychédéliques et aura l’impression d’être dans un rêve. Les plus fortes doses entrainent la dissociation et la disparition des sensations corporelles. L’utilisateur peut alors avoir l’impression de ne plus être à l’intérieur de son corps.

Symptômes

Parmi les effets secondaires de la kétamine, on note une difficulté d’élocution, des troubles moteurs allant jusqu’à la paralysie temporaire, une réduction du rythme respiratoire et une augmentation de la pression sanguine et du rythme cardiaque. Vu le mode de consommation, il arrive que les usagers saignent du nez.

Conséquences

La kétamine peut occasionner des trous de mémoire. Les cas de surdosage à la kétamine sont extrêmement rares. Par ailleurs, il n’a pas été démontré que la kétamine entraine une dépendance, mais le contraire n’a pas été démontré non plus.

Les individus qui consomment de la kétamine de façon chronique risquent de développer une dysfonction importante de la mémoire, des troubles de l’attention et une altération de la vision. Par ailleurs, certaines études utilisant des rats comme cobayes ont démontré que la kétamine pouvait détruire les cellules cérébrales chez l’animal n’ayant pas terminé sa croissance.

4. LSD et autres hallucinogènes

Symptômes

On peut soupçonner qu’un individu a consommé des hallucinogènes comme du LSD ou des « champignons magiques » lorsqu’il apparait désorienté et complètement déconnecté d’avec la réalité. Tremblements, frissons, dilatation des pupilles et troubles de coordination peuvent également être des indices potentiels.

Conséquences

Les hallucinogènes, dont font partie le LSD et les champignons à la psilocybine, ne semblent pas occasionner de dépendance physique. Il arrive que certains sujets présentent une dépendance psychologique, mais il ne s’agit pas de la majorité des consommateurs. Toutefois, les hallucinogènes peuvent avoir des effets secondaires indésirables. L’occurrence de mauvais voyage, de psychose toxique pouvant durer plusieurs mois ou la récurrence d’effets d’intoxication dans les jours ayant suivi la consommation sont parmi les conséquences possibles de la consommation d’hallucinogènes. De très fortes doses de ces substances peuvent provoquer des convulsions, de l’hyperthermie ou une arythmie cardiaque. Le principal danger physiologique issu de la consommation d’hallucinogènes est tristement lié à leurs effets psychologiques; en effet, si on a observé seulement deux cas de décès par surdosage au LSD (aucun avec la psilocybine), on note plusieurs cas de suicides où ces drogues étaient en cause.

 

Les stimulants

5. Cocaïne

La cocaïne est un stimulant majeur du système nerveux central. Elle comporte de forts risques de dépendance, risques qui seront accrus si le consommateur s’injecte la drogue ou la fume (sous forme de crack ou de base libre).

Effets

La cocaïne provoque une euphorie intense chez le consommateur, principalement en raison de son action sur les neurones dopaminergiques, qui sont responsables des sensations de plaisir. Cette drogue permet également au consommateur de se maintenir en état d’éveil, notamment en provoquant une augmentation rapide du taux de noradrénaline.

Symptômes

Une personne qui a pris de la cocaïne sera euphorique, souvent très loquace et anormalement énergique. La cocaïne occasionne une dilatation des pupilles, une augmentation du rythme cardiaque et, parfois, des tics nerveux. Les gens qui en consomment régulièrement risquent de présenter une perte de poids significative en raison de l’effet anorexigène de la substance. Les fumeurs pourront présenter des blessures à la bouche ainsi que des caries, alors que ceux qui s’administrent la substance par voie intranasale auront souvent des problèmes de congestion ou d’écoulements nasaux. Suite à un épisode de consommation, l’usager sombre souvent dans un état dépressif et peut présenter une grande anxiété et des troubles du sommeil.

Conséquences

À long terme, la consommation soutenue de cocaïne peut causer un épuisement de la réserve en neurotransmetteurs de l’usager; celui-ci risque d’avoir de la difficulté à ressentir du plaisir (anhédonie), car son cerveau ne produit plus assez de dopamine. C’est une des raisons pour lesquelles il peut être difficile de renoncer à la cocaïne.

Par ailleurs, l’usage de cocaïne peut être associé à un risque plus élevé de contracter des infections transmissibles sexuellement; les consommateurs sont plus portés à avoir des activités sexuelles à risques.

Un surdosage à la cocaïne occasionnera des troubles cardiaques, une dépression respiratoire et des convulsions. La cocaïne est la drogue qui occasionne le plus de décès par surdosage.

6. Amphétamines

Les symptômes d’intoxication aux amphétamines sont souvent très semblables à ceux qui caractérisent le consommateur de cocaïne. Les deux drogues appartiennent à la même catégorie (stimulants majeurs) et stimulent les mêmes neurotransmetteurs, même si les mécanismes d’action sont un peu différents. Typiquement, les jeunes consomment les stimulants de type amphétaminique sous forme de comprimés, donc par voie orale. Les effets peuvent ainsi prendre un certain temps avant d’apparaître; si la drogue est injectée, prisée ou fumée, les résultats sont plus rapides et plus intenses. Les amphétamines peuvent induire une forte dépendance.

Effets

La consommation d’amphétamines a pour effets d’augmenter l’énergie, d’accroître la capacité à effectuer des tâches simples normalement affectées par la fatigue, de donner une impression de plus grande force physique et acuité intellectuelle et de provoquer une certaine euphorie.

Symptômes

Les personnes sous amphétamines présenteront des pupilles dilatées et une bouche sèche, auront parfois des tremblements et leur respiration pourra être plus rapide.

Conséquences

Une consommation soutenue d’amphétamines occasionnera souvent une perte de poids, bien qu’on ait observé qu’une tolérance à l’effet anorexigène peut s’installer rapidement. Finalement, les consommateurs de ce type de substances ont des risques d’expérimenter une psychose toxique, état caractérisé par des hallucinations, des délires de grandeur ou de persécution et des comportements hostiles, voire violents. Si l’épisode psychotique ne dure généralement pas plus de quelques jours, il arrive qu’il se prolonge, principalement chez les gens souffrant de troubles psychiatriques.

7. Méthamphétamine (aussi nommée Meth ou Crystal Meth)

Cette drogue de synthèse est composée à partir d’éphédrine et de pseudoéphédrine, des substances que l’on trouve dans des médicaments contre le rhume. La Méthamphétamine peut aussi être combinée avec de l’acide sulfurique, des insecticides, des solvants, de l’engrais, etc. Puisqu’elle est fabriquée dans des laboratoires clandestins, il n’est jamais possible de connaitre ce qu’elle contient réellement. D’ailleurs, dans les comprimés vendus comme du speed ou de l’ecstasy, on retrouve souvent de la méthamphétamine.

Effets

À faibles doses, la méthamphétamine peut produire un effet euphorisant et stimulant similaire à celui des amphétamines. Toutefois, elle est plus puissante et crée davantage de dépendance. De plus, dans bien des cas, elle peut être toxique.

Symptômes

Sous l’effet de cette drogue, un individu pourrait avoir des hallucinations, vivre une grande anxiété, être irritable, avoir des idées de grandeur et être euphorique. L’excitation est à son comble et la fatigue disparait. La personne qui consomme cette drogue peut transpirer, avoir des palpitations, souffrir d’insomnie, avoir des nausées, des tremblements, des douleurs à la poitrine, être confuse, souffrir de paranoïa ou être dans un état de panique. Selon la composition de la drogue, les répercussions peuvent varier grandement.

Conséquences

Étant donné l’intensité des effets de cette drogue, les gens qui la consomment peuvent vivre un épuisement général, basculer dans un état dépressif qui engendre des idées suicidaires et devenir agressifs. La méthamphétamine, comme d’autres drogues de synthèse, peut endommager le cerveau, et ce, de manière permanente. Les risques de développer une dépendance psychologique sont plus grands qu’avec les amphétamines, car cette drogue est plus puissante. La dépendance s’installe encore plus rapidement lorsque la drogue est consommée sous forme de crystal meth.

 

Les dépresseurs

8. GHB

Le gamma-hydroxybutyrate est un dépresseur du système nerveux central au même titre que l’alcool.

Effets

Ses effets aigus aux doses usuelles ressemblent beaucoup à ceux présentés par quelqu’un qui aurait bu un verre de trop. Environ une dizaine de minutes après avoir absorbé une dose usuelle de GHB, le plus souvent par voie orale, le consommateur sera désinhibé, insouciant, parfois euphorique.

Conséquences

Cette drogue, à plus forte dose, peut induire la somnolence et nuire à la coordination des mouvements. Elle peut aussi être à l’origine de pertes de mémoire et d’étourdissements pouvant durer jusqu’à quelques jours après un épisode de consommation. Il convient toutefois de noter que les effets du GHB sont imprévisibles, car il est impossible pour le consommateur de connaitre la concentration et la composition du produit qu’il absorbe. Combinée à de l’alcool, ses effets sont décuplés, et elle pourra facilement causer l’inconscience; cette propriété en fait une drogue de soumission chimique de premier plan. Le GHB peut causer une dépendance et une tolérance dans les cas de consommation soutenue et excessive.

9. Héroïne

L’héroïne est un opiacé, elle est fabriquée à partir de la morphine. Elle agit sur le système nerveux central. Elle est un dépresseur, en même temps d’être un perturbateur.

Effets

L’héroïne provoque un apaisement général, un sentiment d’extase et une euphorie tranquille.

Symptômes

On remarque chez la personne qui a consommé de l’héroïne un rétrécissement des pupilles et un ralentissement des gestes. Elle peut aussi transpirer davantage et avoir des démangeaisons. Des nausées et des vomissements peuvent également survenir.

Conséquences

La dépendance, tant psychologique que physique, s’installe très rapidement chez les consommateurs d’héroïne. De plus, les dangers de surdose sont très grands.

 

Des drogues peu présentent au Québec, mais inquiétantes

10. Désomorphine ou drogue « Krokodil »

La désomorphine est une drogue qui est dérivée de la morphine, c’est un mélange d’iode, d’héroïne, d’essence, de dissolvant à peinture, de phosphore rouge et de codéine.

Origine

Elle a été synthétisée pour la première fois aux États-Unis dans les années 30. Abandonnée rapidement, elle refait néanmoins surface en Russie au début des années 2010 et connait un essor dans tout le pays sous le nom de drogue Krokodil. Elle est considérée comme étant une des drogues les plus dangereuses au monde. Elle est trois fois moins chère que l’héroïne, mais est dix fois plus puissante.

Effets

Les effets de la désomorphine durent trois fois moins longtemps que ceux de l’héroïne, mais sont beaucoup plus dévastateurs. Selon ce que rapporte La Presse, la drogue « mange » la chair du consommateur et sa peau se nécrose à l’endroit des injections, elle devient épaisse et verdâtre, ce qui a donné le nom de la drogue du crocodile.

Le système nerveux des consommateurs est notamment attaqué, ils souffrent alors de troubles moteurs et des troubles du langage. L’apparition de la gangrène est aussi une des conséquences, tout comme un dysfonctionnement des organes internes qui cause la mort, si celle-ci n’est pas causée par une septicémie (infection du sang). Les os des usagers peuvent aussi être rongés, leurs jambes gravement mutilées.
 

11. Drogue du « septième ciel », aussi connu sous le nom de Sels de bain

Elle a un nom qui fait rêver « septième ciel », mais sa consommation relève pourtant plus du cauchemar. Le nom générique de cette nouvelle drogue de synthèse de type « ecstasy » est « sels de bain ». Son principal composant est la méphédrone, un stimulant qui appartient à la famille des phényléthylamines (comme la MDMA et l’amphétamine).

Elle se présente sous forme de poudre blanche et peut se consommer en inhalation, en injection, ou elle peut se fumer. Présentée sous forme de poudre, la méphédrone, son principal composant, est fondue pour être ensuite injectée avec une seringue. Elle agit directement sur le système nerveux central et entraine entre autres une montée de dopamine, de noradrénaline et de sérotonine.

Symptômes

Plusieurs symptômes seraient liés à la consommation de cette drogue :

  • Éveil accru
  • Regain d’énergie temporaire
  • Agitation
  • Euphorie
  • Besoin de parler
  • Ouverture
  • Appétit sexuel

Fait encore plus inquiétant, cette drogue serait liée à des attaques cannibales, selon ce que rapportent plusieurs médias internationaux, dont La Presse.

Conséquences

Après l’effet d’ivresse et d’euphorie qui dure une demi-heure, l’usager ressent des hallucinations, des passages dépressifs ainsi que des psychoses cauchemardesques.

12. Oxi « drogue de la mort »

Origine

Derrière le mot oxi se cache une redoutable drogue, bien pire et plus destructrice que le crack. C’est une drogue très jeune puisqu’elle apparait pour la première fois en 2003 dans l’état d’Acre, au Brésil. Une des particularités de cette drogue est qu’elle peut se préparer de façon artisanale très facilement. L’oxi est obtenue en oxydant de la cocaïne avec de la chaux vierge et un dérivé du pétrole comme le kérosène.

Il s’agit d’un stupéfiant qui rend ses usagers dépendants dès la première prise et qui en tue 30 % dès la première année de consommation. Ce terme oxi est le diminutif d’oxidado qui se traduit par rouillé en Portugais.

L’oxi un dérivé de la cocaïne qui ressemble à un petit caillou jaune. Elle se consomme à l’aide d’une pipe à air, on en inhale les vapeurs. Contrairement à la fumée du crack qui est blanche, celle de l’oxi est plus grise, le crack laisse des cendres alors que l’oxi laisse une substance huileuse. 

Effets

  • Maux de tête
  • Vomissements
  • Diarrhées
  • Abattement
  • Angoisses
  • Paranoïa

 

Mise en garde!

13. Fentanyl

Le fentanyl est un analgésique puissant. Il s’agit d’un opioïde tout comme la morphine. Il peut être jusqu’à 100 fois plus puissant qu’un autre opioïde, voilà pourquoi il est si dangereux, une très faible dose peut être mortelle. Sur le marché noir, il est vendu mélangé à de l’héroïne ou à de la cocaïne, ou encore sous forme de comprimé ou de timbre. Souvent, le consommateur de drogue ne sait pas que son comprimé ou sa poudre en contient.

Effets

Les opioïdes sont faits pour atténuer la douleur. Ils provoquent également un effet d’apaisement et de somnolence.

Symptômes

La personne qui consomme cette drogue aura de la difficulté à se concentrer, ses pupilles se contractent et des nausées peuvent survenir. La respiration ralentit, l’appétit diminue. La surdose est fréquente et surtout silencieuse, car la personne en état de surdose commence par s’assoupir.

Conséquences

Les surdoses sont fréquentes et souvent mortelles. La personne semble s’endormir et peut même ronfler. Il devient alors impossible de la réveiller. Sa respiration devient lente et superficielle. Son pouls ralentit. Le corps devient flasque et le visage pâlit. La personne en état de surdose doit rapidement être prise en charge sinon elle risque la mort ou une atteinte cérébrale. Une personne qui consomme une drogue ne doit donc jamais être laissée seule.

Une faible dose peut convenir à un individu dans un traitement précis alors qu’il peut en tuer un autre. De plus, puisque le fentanyl est souvent mélangé à d’autres drogues, les risques de surdoses en sont accentués.

 

Si vous avez des inquiétudes et des questionnements, n’hésitez pas à communiquer avec Drogues : aide et référence. Confidentiel et anonyme, ce service est disponible 7 jours sur 7, 24h/24.

 

Sources : Gouvernement du Québec, Gendarmerie Royale du Canada, La Presse, Journal de Montréal,  Radio-Canada, Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH)

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