COVID-19 : l’anxiété chez les enfants

Auteur
Cynthia Brunet
enfant inquiet anxiété

Les informations associées à la COVID-19 entrent dans nos maisons et sont en constante évolution. Il est normal que le niveau d’anxiété augmente et les enfants n’en sont pas épargnés. Qu’est-il possible de faire pour les apaiser?

L’anxiété : une réaction normale

L’anxiété est une réaction normale et tout à fait saine lorsqu’on est confronté à un danger ou à une situation inhabituelle. Elle nous permet de réagir et de nous protéger. Actuellement, avec les changements de routine et la menace, associée à la COVID-19, qui est réelle, il n’est pas surprenant que les enfants ressentent une petite (ou une grande) dose d’anxiété.

Selon leur tempérament, il en résultera différents symptômes et comportements. Vous pouvez observer, entre autres :

  • Des maux de ventre
  • Des maux de tête
  • De l’irritabilité
  • Un manque d’intérêt
  • Des problèmes de sommeil

 

Répondre aux questions des enfants et leur donner des informations justes

Même si l’anxiété est une réaction normale, il ne faut pas pour autant la laisser prendre trop de place dans la vie et dans la tête de nos enfants. En effet, ceux-ci peuvent avoir tendance à s’imaginer des scénarios catastrophiques ou encore à trouver leurs propres réponses face à leur nouvelle réalité.

Dans le contexte actuel, où l’on parle sans cesse de la COVID-19, il s’avère impératif de leur donner l’information juste. Toutefois, en fonction de leur âge, la situation doit être expliquée différemment. Comme adulte, on est parfois maladroit. Heureusement, des auteurs jeunesse, des psychologues et des intervenants en milieu scolaire possèdent souvent des outils précieux et un langage juste et précis pour aider à désamorcer l’inquiétude des jeunes… et des moins jeunes.

À cet effet, l’auteure et illustratrice jeunesse Élise Gravel a réalisé une bande dessinée conçue pour les jeunes, qui raconte, en peu de mots, la situation liée à la COVID-19. Les données sont là, bien expliquées et imagées!

Si les enfants ont d’autres questionnements, n’hésitez pas à leur répondre. Lorsqu’on acquiert des connaissances, l’inquiétude tend à diminuer. C’est une réalité pour les adultes, il en va de même pour les enfants. Vous pouvez aussi leur avouer que vous n'avez pas toutes les réponses pour le moment et que certaines réponses peuvent changer avec le temps.

 

Pour tout lire sur la COVID-19, c'est ici.

 

Être dans l’action

Au-delà des questions-réponses, il faut également être attentif à nos enfants. Écouter leurs inquiétudes, leurs ennuis, sans pour autant leur mettre des mots dans la bouche. Vous serez peut-être surpris de connaitre ce qui les préoccupe : l’école, les spectacles à venir, les liens avec leurs amis, leurs grands-parents? En les laissant parler, vous pourrez ensuite leur proposer des pistes de solution.

Devant une nouvelle réalité, il faut s’adapter, autant les adultes que les enfants. En les impliquant, ils sentiront qu’ils ont eux aussi un rôle à jouer et qu’ils ont toujours un certain contrôle.

En instaurant une routine, de nouveaux repères sont établis. Puisque pour une fois l’agenda est vide, tout est également possible. Ce qui peut paraitre déstabilisant peut se transformer en opportunité. Profitez-en pour être à l’écoute de vos enfants, vraiment. Qu’aiment-ils faire, regarder? Quels sont leurs jeux préférés? Vous pouvez aussi instaurer des petites séances d’entrainement, de yoga et de méditations, qui font autant de bien aux parents qu’aux enfants.

Fermer les écrans et la radio

Assurez-vous de ne pas laisser tourner les nouvelles en boucle. Informez-vous, c’est important, voire essentiel, cependant, vous n'avez pas besoin de vous tenir au courant à chaque instant. Les enfants, même s’ils dessinent ou font un casse-tête (et même s’ils sont en train de se chicaner!), captent des mots ici et là… En laissant la télévision et la radio ouvertes, tout prend davantage d’ampleur. Choisissez des moments clés pour vous informer, sinon, concentrez-vous sur d’autres activités pour vous changer les idées et celles de votre marmaille pour que le plaisir demeure au centre de votre maisonnée.

Avoir du plaisir

Amusez-vous et riez avec vos enfants. C’est une bonne façon d’évacuer le stress! Sortez les jeux de société, dansez, sortez les albums photo, lisez des histoires… Bref, puisque le rythme est ralenti par obligation, profitez de ses bienfaits.

L’isolement et le confinement peuvent être une source de stress, il faut savoir transformer cette nouvelle réalité. Le téléphone existe encore et même que, grâce à nos nombreux écrans, on peut se donner des rendez-vous virtuels. Effectivement, le contact humain manque, mais on peut malgré tout échanger et rire avec ses proches. Pour les enfants, il est rassurant de constater que tout le monde vit la même réalité. C’est ennuyant d’être privé d’une certaine forme de liberté, mais à tout le moins, on est tous en sécurité dans nos maisons et l’on ne manque de rien!

Établir des règles claires

L’anxiété surgit face à un danger, mais elle peut s’amplifier s’il n’y a aucune consigne claire d’établie, s’il n’y a pas d’information juste de donnée. Comme parent, il est de notre devoir d’imposer certaines balises, celles recommandées par notre gouvernement, mais aussi celles nécessaires pour bien vivre dans nos maisons. Évidemment, lorsqu’on est dans le doute, les enfants le ressentent et risquent de remettre en question les règles. Bien sûr, ces remises en question sont normales dans une telle situation. Toutefois, à l’inverse, lorsque le doute se dissipe et que l’on maintient le cap, les enfants le ressentent et l’anxiété s’apaise, et ce, malgré la tempête, réelle ou intérieure.

Éviter de transférer son stress à ses enfants

Bien entendu, lorsque le parent vit un grand stress, les enfants en sont conscients. Ils ne seront pas nécessairement capables de le vulgariser, mais c’est un constat indéniable. Encore plus lorsqu’on est confiné dans sa maison 24 heures sur 24! Les adultes anxieux doivent donc également trouver une manière d’évacuer leur stress s’ils souhaitent apaiser leurs enfants. D’ailleurs, les conseils qui sont valides pour votre progéniture s’appliquent tout autant à vous.

Si vous ne réussissez pas à diminuer votre anxiété ou celle de votre enfant, n’hésitez pas à demander de l’aide, auprès de vos proches, ou auprès de différents organismes :

Pour une aide supplémentaire, consultez le guide du Gouvernement du Québec mis à la disposition des parents pour accompagner leurs enfants durant la période de confinement.

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