Des arbres pour éviter les crises cardiaques

Auteur
David Nathan
Terrain boisé d'arbres

Ceux qui ont la chance de vivre dans un quartier où les arbres sont nombreux et la végétation intense savent déjà que leur qualité de vie est très bonne. Mais ils ignorent sûrement que cet environnement très vert a également un impact direct et très positif... sur leur cœur!

C'est en effet ce que des chercheurs de l'Université de Miami ont réussi à mettre en évidence. Pour cela, ils ont analysé les chiffres de 250 000 bénéficiaires de Medicare vivant dans les régions les plus vertes du comté de Miami-Dade et ils se sont aperçus que ceux-ci présentaient 25% moins de risques de subir une crise cardiaque que ceux des quartiers moins «verts».

Plus de sport et moins de pollution

«Les espaces verts encouragent l'activité physique et réduisent la pollution atmosphérique», a déclaré Scott Brown, l'auteur principal de l'étude et professeur à la Miller School of Medicine de l'Université de Miami. «Certaines études suggèrent que même regarder la nature et la verdure peut être bénéfique», ajoute-t-il.

Pour parvenir à leurs résultats, les chercheurs ont mesuré le niveau de verdure de Miami-Dade grâce à des images satellites. Ils ont ensuite croisé les données de Medicare en provenance des mêmes zones géographiques. Les chercheurs ont découvert une corrélation significative entre la vie à proximité d'espaces verts et un risque réduit pour trois des quatre maladies cardiaques étudiées. Ils ont notamment remarqué que le risque de crise cardiaque baissait de 25% pour les habitants des quartiers les plus verdoyants de Miami.

Cette idée selon laquelle s'entourer de verdure peut avoir des effets positifs sur le corps humain n'est pas une nouveauté et d’autres études montrent par ailleurs des avantages comme une réduction du risque de diabète et une baisse de la pression artérielle. C’est cependant la première étude qui se concentre sur les maladies cardiaques.

Si les résultats de l'étude menée par l'Université de Miami sont confirmés par d'autres études, il est fort possible que les architectes, les urbanistes et autres paysagistes soient influencés par cette découverte et que leur travail soit, de fait, influencé. Ils pourraient par exemple se concentrer davantage sur les parcs de quartier et la plantation d'espaces avec des arbres près des habitations plutôt que de chercher uniquement à augmenter de façon globale le pourcentage d'espaces verts.

Source: Journal of the American Heart Association

Categories

Vous aimerez aussi

Les plus populaires

Vous aimerez aussi