12 choses à faire lorsqu’un proche révèle une agression à caractère sexuel

Auteur
Marie-Ève Laforte
Individu qui apporte son soutien moral à une autre personne

Lorsque quelqu’un de notre entourage ose parler d’une agression à caractère sexuel, c’est souvent un gros choc pour tout le monde! Pour vous aider à mieux naviguer dans cette situation complexe, voici les 12 attitudes aidantes à adopter dans la mesure du possible avec la victime. Ces dernières ont été énoncées par le Regroupement québécois des CALACS [1] qui vient en aide aux femmes et adolescentes victimes d’agressions à caractère sexuel.

 

1. Croire la victime

L’important est de ne pas remettre en cause son intégrité. Obtenir des «preuves» d’une agression n'est pas nécessaire.

 

2. Écouter la victime sans la juger

Laisser la personne parler sans l’interrompre et sans poser des questions pour orienter son témoignage ou «suggérer» des choses.

 

3. Respecter le vécu de la personne

Il faut respecter la manière dont la personne livre son témoignage, avec ses propres mots et ses propres limites faces à l’agression.

 

4. Ne pas amplifier ni diminuer le témoignage

Malgré la difficulté émotive évidente, il est nécessaire d’éviter de «dramatiser» ou encore de minimiser ce que la personne dit.

 

5. Rester discret

Assurer la personne de votre confidentialité est primordial.

 

6. Éviter les réactions fortes

Il est normal dans ces situations d’éprouver des émotions difficiles comme la colère ou la révolte par exemple. Cela dit, l’idéal est de maîtriser dans la mesure du possible ces réactions sur le moment.

 

7. Valider les émotions de la victime

C’est important de laisser la victime pleurer, crier ou exprimer ses sentiments de toute autre manière. Ce sont ces sentiments qui priment en cet instant, et non des faits.

 

8. Déculpabiliser la personne

L’abus ou l’agression à caractère sexuel n’est jamais la faute de la victime, point. C’est l’agresseur le coupable. Assurez-vous que la victime connaît ce fait.

 

9. Assurer la sécurité de la victime

Ça fait partie des responsabilités des confidents : s’assurer que la vie de la personne n’est pas en danger, qu’elle est protégée de son agresseur le cas échéant, qu’elle n’a pas d’idées suicidaires, etc.

 

10. Être présent et disponible

Tout en respectant vos propres limites, il est important de laisser la victime comprendre que vous êtes là pour elle. Cela peut également signifier de vous assurer qu’elle possède un bon réseau de soutien et qu’elle sait où aller chercher de l’aide.

 

11. Favoriser l’autonomie de la victime

D’une manière plus générale, cela signifie de l’aider à reprendre le contrôle sur sa vie, de se donner des buts, etc.

 

12. L’orienter vers du soutien

Que ce soit de l’aide médicale ou psychologique, ou encore des organismes qui peuvent l’appuyer, il faut orienter la victime vers des professionnels qui pourront lui apporter du soutien. 

 

Ligne d’écoute provinciale en matière d'agression sexuelle, sans frais et en tout temps : 1-888-933-9007

 

Nous vous souhaitons la meilleure des chances dans votre cheminement. Vous pouvez également consulter nos articles sur la meilleure manière de parler d’abus sexuel aux enfants ainsi que sur la notion de consentement sexuel.

 

 

[1] CALACS : Centre d’Aide et de Lutte contre les Agressions à Caractère Sexuel. Ce sont des organismes sans but lucratif présents dans toutes les régions de la province dont 26 sont membres du Regroupement québécois des CALACS. N’hésitez surtout pas à les contacter.

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