L'alcool : un poison ou une potion?

Auteur
Caroline Allen

Ce nectar apprécié depuis le début des temps est encore aujourd'hui offert en cadeau, servi pour fêter des évènements marquants, partagé entre amis, parents et collègues. Pour la plupart d'entre nous, il fait partie des habitudes alimentaires et de vie. Levons le voile sur cette mixture qui peut être soit un poison, soit une potion...

La boisson prise en défaut - tout n'est pas rosé !

Conséquences de l'abus d'alcool

Lorsque la dose dépasse les limites établies par Santé Canada, soit d'un verre par jour pour les femmes et de deux verres par jour pour les hommes, des troubles de santé peuvent survenir.

On parle de problèmes de coeur, du foie, du pancréas et du système digestif. Les grands buveurs d'alcool ont de plus grands risques de développer des cancers de la bouche, de l'oesophage et du côlon.

Éthanol et glycémie

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'éthanol présent dans l'alcool n'est pas source de glucides, à moins d'être mélangé avec du jus ou d'autres breuvages sucrés. Pour cette raison, et puisque l'alcool diminue la production de sucre par le foie (la gluconéogenèse), les diabétiques et autres personnes à risque d'hypoglycémie doivent faire particulièrement attention. Sinon, la prise d'alcool sur un estomac vide causera une baisse de la glycémie, une diminution de la concentration et des réflexes, et éventuellement une perte de conscience.

La perte de poids et la prise d'alcool ne sont pas compatibles

Pendant une démarche de remise en forme, boire de l'alcool régulièrement peut freiner les efforts d'amaigrissement et le niveau de performance. Ceci est dû au fait que l'alcool contient 7 calories par gramme.

Par exemple, pour un verre de vin de 4 onces (ou 125 millilitres), on compte environ 13 grammes d'alcool et donc presque 100 calories. Ensuite, vous constaterez qu'un repas arrosé ou un simple apéro peut ouvrir l'appétit, obstruer les signaux de satiété et décourager les inhibitions alimentaires. Sur le plan métabolique, l'absorption d'alcool diminue la lipolyse (la mobilisation des réserves de gras), ce qui n'aide en rien au processus de transformation physique.

L'envers de la médaille : les bons côtés de l'alcool

Malgré tout, il faut admettre que l'alcool a quelques atouts! Les Français et leurs voisins méditerranéens, qui aiment bien leur vin, sont moins vulnérables aux maladies cardiovasculaires. La découverte de ce paradoxe vient à la défense de l'alcool et le présente sous un autre oeil.

Effet cardioprotecteur

L'effet cardioprotecteur de l'alcool apparaît principalement chez les hommes dans la quarantaine et les femmes ménopausées, au moment de leur vie où les risques de problèmes cardiaques sont les plus élevés. L'explication scientifique est que la consommation modérée d'alcool (tout alcool confondu) augmente la quantité de bon cholestérol (le « HDL ») dans le sang et diminue l'athérosclérose (le durcissement des artères).

Diabète

Il semblerait que l'alcool pris avec modération pourrait réduire l'incidence de diabète de type 2, quoiqu'on ne connaisse pas encore les principes physiologiques derrière ce bienfait.

Maintenant que vous connaissez les avantages et les inconvénients de l'alcool, vous saurez sûrement en faire bon usage!

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