Ce que je nous souhaite en 2021

Auteur
Marie-Ève Laforte
23 décembre 2020
Souhaits pour 2021

Est-ce qu’il y a sincèrement une seule personne qui sera triste de voir l’année 2020 se terminer?

L’année 2020 a été extrêmement pénible sur tellement de points… Dont évidemment la pandémie de COVID-19, mais pas uniquement. Dans ma tête, ce qui restera sera surtout ce que cette dernière a fait ressortir, par exemple le déni, la division, la polarisation et la dégradation rapide du climat social… C’est ce qui me fait le plus mal à l’âme, bien honnêtement.

Alors, pour l’année prochaine, j’essaie #àmafaçon de ne pas perdre espoir et de penser que ça pourra aller mieux…

Voici ce que je nous souhaite, comme société, en 2021.

 

1. Plus de considération pour la vie humaine

Personne ne le nie : les morts liés à la COVID-19 sont majoritairement des personnes âgées, voire très âgées. (Pas uniquement, et le décès n’est certainement pas la seule conséquence pouvant résulter de ce maudit virus, mais disons que je m’en tiens à ça dans le cadre de cet article).

Sauf que quand j’entends certaines personnes le répéter comme s’il s’agissait d’un argument pour continuer la vie « comme avant » et n’appliquer aucune mesure, ça me blesse profondément.

Depuis quand est-ce devenu acceptable de parler de la vie humaine, même celle des personnes fragiles et déjà en « fin de parcours », de manière aussi indifférente?

D’abord, il n’y a aucun moyen de prévoir exactement quand ces personnes seraient mortes sinon. Plusieurs avaient probablement encore du temps devant elles…

Et même si leur qualité de vie était déjà diminuée, ce n’est même pas ça le point! Ces personnes étaient des êtres humains, avec une histoire, une famille, des gens qui les aimaient.

Et même si elles étaient mortes dans quelques mois de toute façon, n’aurait-ce pas été mieux qu’elles décèdent autrement, par exemple en s’éteignant doucement, dans la paix, accompagnées de leurs proches? Plutôt que de mourir de cette maladie horrible qui donne l’impression de se noyer, branchées de partout, seules au monde sauf pour du personnel de la santé habillé en astronaute?

 

2. De la courtoisie et du respect

Bien sûr que les insultes, les attaques personnelles et la manque de civisme sur les réseaux sociaux, il n’y a rien de nouveau là-dedans.

Sauf que cette année, il me semble que tout a pris des proportions démesurées. Que tout dérape pour « un rien ». Que les incitations à la haine, à la violence sont devenues presque normalisées. Qu’il est devenu pratiquement impossible de s’entendre sur quelque sujet que ce soit, parce que tout désaccord minime devient acrimonieux.

Je trouve que c’est devenu très difficile d’éduquer des enfants sur l’importance de valeurs comme le respect et la politesse, alors qu’autant d’adultes agissent en ligne comme les pires « bullys » contre lesquels on les met en garde à l’école.


3. Plus de confiance en nos institutions

Soyons clairs : je comprends pourquoi ces institutions, comme les gouvernements, la science, le système de santé et les médias (dont je fais partie), c’est-à-dire en gros les « élites traditionnelles », ont été remises en cause.

Je comprends la frustration des gens qui se sentent laissés pour compte, voire même diminués depuis longtemps.

Après tout de l’abus de confiance, des mauvaises décisions, voire même des conspirations, il y en a déjà eu, pour de vrai.

Des critiques et des remises en question, ça se peut. C’est non seulement tout à fait possible, mais même sain!


Sauf que je trouve aussi que le niveau auquel tout ceci a dégringolé en 2020 est non seulement déshonorant, mais carrément dangereux pour les fondements de notre société.

 

4. Une appréciation renouvelée de « la vie normale »

Se rassembler avec ceux qu’on aime autour d’un bon souper ou une bouteille de vin.

Aller quelque part sans porter de masque.

Ne pas se sentir nerveux et inconfortable juste parce qu’on se trouve à proximité d’autres personnes.

Voyager.

Découvrir de nouveaux restaurants.

Serrer des gens dans nos bras.

Célébrer les occasions spéciales comme il se doit.

Ne plus avoir les mains gercées et craquées en permanence à cause du désinfectant.

Rien de tout cela ne se produira du jour au lendemain, même avec l’arrivée massive des vaccins.  C’est probablement seulement vers la fin de 2021 que la vie devrait ressembler à celle d’avant. Mais… enfin, le compte à rebours est commencé. Et j’espère sincèrement que personne ne prendra plus ces petites parcelles de vie, certaines si banales, d’autres merveilleusement spéciales, pour acquis.


5. Un changement de focus vers le véritable enjeu le plus pressant

C’est-à-dire la lutte aux changements climatiques.

Bien sûr que la pandémie a pris toute la place en 2020 et qu’elle a amené son lot de « retours en arrière », comme la prolifération des masques jetables et la disparition temporaire du vrac/des items réutilisables… Mais malheureusement, le temps presse toujours autant et la date « limite » pour espérer modifier le cours de notre avenir n’a pas été reculée pour autant.

Au moins, 2020 a prouvé quelque chose : pendant le confinement presque mondial du printemps, les émissions de gaz à effet de serres ont soudainement diminué de manière significative… Alors c’est tout à fait possible de faire mieux et de renverser la vapeur. Essayons ensemble?

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