#àmafaçon : Marie-Hélène, mère adoptive

Auteur
Julie Roy
Une mère et sa fille

Marie-Hélène, ce n’est pas son véritable nom. Mais pour protéger ses enfants et sa vie privée, cette maman adoptive a choisi de nous raconter son histoire, sans filtre.

Quand Marie-Hélène a appris qu’elle était infertile, les choix offerts n’étaient pas nombreux. «Comme je souffre d’un syndrome d’ovaires polykystiques, on m’avait dit que la procréation assistée n’était pas sans risques de fausses couches. Je ne me sentais pas assez forte psychologiquement pour affronter une telle épreuve,» raconte-t-elle.

Mais avec son mari, leur désir de devenir parents les poussent à chercher une solution.

«Nous avons rapidement considéré l’option de l’adoption. Il y a tant d’enfants, ici au Québec, qui ont besoin d’un foyer. On a voulu ouvrir les portes de notre maison à des enfants qui en auraient besoin.» Ils entament donc les procédures pour devenir famille d’accueil banque mixte. En résumé, cela consiste à devenir famille d’accueil pour un enfant qui pourrait ensuite être adopté. «Ça vient aussi avec le fait que l’enfant puisse retourner auprès de ses parents biologiques. Même si cette éventualité était difficile à accepter, on se disait qu’on les aiderait pour le bout de chemin qu’on ferait avec eux.»

Alors que d’autres parents attendent leur échographie, Marie-Hélène et son mari, eux, attendent un appel de la Direction de la Protection de la Jeunesse. «Quand on a su qu’on était sur la liste d’attente pour accueillir un enfant, on était très émotif. Pour nous, c’était comme de voir les ++ sur un test de grossesse! Notre rêve d’enfant allait bientôt se concrétiser,» raconte-elle.

Un jour, le téléphone sonne. On propose à Marie-Hélène une fratrie complète (comme ils sont mineurs, on ne peut pas divulguer leur sexe, ni combien ils sont). «On n’avait pas prévu cela, mais on a accueilli la nouvelle avec beaucoup d’enthousiasme et de fébrilité,» raconte-t-elle. Comme elle le dit si bien «Quand il y a de l’amour pour un, il y en a pour plusieurs!»

Maintenant adoptés, les enfants de Marie-Hélène ont bien grandi depuis leur arrivée dans leur maisonnée. Ce sont eux qu’on entend rigoler quand on franchi la porte de leur maison lumineuse, à travers les roucoulements de l’oiseau de la famille et les aboiements joyeux du chien de la maison.  «À part ma famille, quelques amis et les intervenants au dossier, personne ne sait que ce ne sont pas mes enfants biologiques. Certaines personnes trouvent même qu’ils ressemblent, à mon mari ou à moi. Pour moi, c’est le signe qu’on devait former, tous ensemble, une famille, à notre façon» explique-t-elle.

Vous aimerez aussi

Les plus populaires

Ailleurs sur le web