Fatiguée? Comment faire pour remonter la pente?

Auteur
Cynthia Brunet
23 septembre 2020
Fatiguée? Comment faire pour remonter la pente?

«Je suis fatiguée.» Je m’entends souvent dire ces mots. Pourtant, mes 4 filles sont retournées à l’école. La rentrée scolaire m’a offert une bouffée d’air. Enfin, je peux me concentrer sur une chose à la fois. Malgré tout, la fatigue demeure. Cette fameuse fatigue psychologique. Comment faire pour remonter la pente?

Le constat : une fatigue généralisée

En même temps que cette réflexion traverse mon esprit, des amies me disent à tour de rôle, sensiblement, les mêmes mots : «je ne comprends pas, je n’ai aucune raison de l’être, mais je suis vraiment fatiguée.» Aucune raison, vraiment?

Il suffit de jeter un coup d’œil sur les 6 derniers mois et voilà, on comprend.

6 mois à être avec nos enfants que l’on adore, mais qui demandent de l’énergie, et ce, à tous les âges, mais pas pour les mêmes raisons. Des mois à travailler tout en s’occupant de leur scolarisation. Des journées à ne pas savoir ce que le lendemain nous réserve, à se questionner si c’est une bonne idée ou non de retourner ses enfants à l’école (ça, c’était il y longtemps… en mai dernier!) et ensuite, des journées à s’inquiéter à savoir si nos enfants resteront à l’école, parce qu’ils en ont besoin, et nous aussi! Les questionnements sont innombrables et incessants, et ce pour toutes les occasions : la fête de nos enfants, celle de nos parents, les prochaines vacances, une sortie au restaurant… et même pour chaque matin d’école!

Bref, des questions qu’on ne se posait pas en février dernier circulent en boucle dans notre tête. En plus, on cohabite avec l’incertitude du lendemain. On est pris dans une zone grise depuis déjà de longs mois (même s’il ne s’agit pas de l’une des couleurs des différents paliers d’alerte). Alors, la fatigue, oui, elle est là! Pas toujours physique, plus souvent émotionnelle. On ajoute à cela l’automne, ses journées froides, la noirceur qui arrive chaque jour de plus en plus tôt, la menace des fermetures d’écoles qui plane chaque jour au-dessus de nos têtes et un possible reconfinement... Voilà, vaut mieux se mettre en action tout de suite, pour charger nos batteries au maximum afin d’être prêtes à affronter toutes intempéries.

On cesse de lire les journaux ou de regarder les nouvelles

L’actualité nous frappe de tous les sens ces temps-ci. On lit un article puis un autre. On ne peut s’empêcher de se dire que ça y est, on fonce directement dans un mur. Mais, de le fixer de manière incessante n’apporte rien. Il faut parfois détourner le regard pour réussir à respirer, ne pas laisser le petit hamster s’emballer dans notre tête. Éventuellement, on trouvera des solutions.

On ferme la télévision et on cesse de lire les journaux, mais aussi tout ce qui s’écrit sur les médias sociaux. On prend une pause, une vraie. Lancez-vous le défi, le temps d’une journée ou d’une fin de semaine. Et faites-le régulièrement.

On suit tous l’actualité de près, d’un peu trop près. Allons-nous basculer dans une autre couleur? Est-ce qu’il y a de nouvelles mesures restrictives? Bien sûr, il faut s’informer, mais à quel rythme? S’il y a une nouvelle importante, n’ayez crainte, elle arrivera à vos oreilles d’une manière ou d’une autre. Sinon, tout peut attendre 24 heures… et même 48 heures.

On profite de l’instant présent

C’est un peu cliché, mais il faut effectivement profiter de l’instant présent, car là, maintenant, tout de suite, la vie est belle, non? Le ciel est bleu ou encore les nuages nous enveloppent. On se lève la tête et on admire ce qui nous entoure. La noirceur arrive de plus en plus tôt, on s’ennuie des chaudes soirées d’été, mais on a droit à de magnifiques ciels étoilés. Plutôt que d’avoir les épaules crispées et les yeux rivés sur un écran, levez votre regard. Vous verrez comme c’est beau là-haut et comme ça apaise!

Avec le fléau de la COVID-19, on tente à tout moment de prévoir ce qu’il se passera demain. Des graphiques sont réalisés, des projections sont faites; on s’inquiète de l’Halloween, puis de Noël qui suivra. Mais, personne ne connait l’avenir. Vaut mieux profiter de ce que l’on a présentement et miser sur cela. La santé est bonne, les enfants vont bien; pourquoi s’inquiéter de demain?

 

Pour tout lire sur la COVID-19, c'est ici.

 

On se met au yoga et on médite

Évidemment, être dans l’instant présent s’avère bien plus difficile à dire qu’à faire. Notre esprit s’emballe à tout moment. Pour le calmer, le yoga et la méditation constituent des outils précieux. On s’y met donc sur une base régulière. On s’offre des séances, selon nos envies; en s’inscrivant à un cours dans l’un des centres de yoga de notre région ou en suivant un entrainement virtuel.

On fait de l’exercice

Ce n’est pas un secret pour personne. L’exercice procure des bienfaits physiques, comme psychologiques. Alors, même s’il y a des restrictions pour certaines activités, rien ne nous empêche de nous entrainer! On s’active seule, ou en groupe, dans un centre de conditionnement physique ou dans un cours virtuel, mais on le fait! Même si on est fatiguée, même si on n’a pas le goût, on instaure une routine qui laisse la place à l’exercice physique. Une fois par semaine, 3 fois, tous les jours? Vous verrez, en bougeant, c’est un peu comme si on réactivait l’énergie qui était totalement à plat.

On s’offre de petits bonheurs

Pour oublier les incertitudes du quotidien, on s’offre de petits bonheurs : la lecture d’un roman, un bon café, un souper de fondue, une discussion avec un ami. On va marcher pour admirer le paysage qui change tous les jours à cette période de l’année; on se balade à vélo. Bref, on fait ce dont on a envie! Évidemment, l’horaire est souvent rempli, mais on s’assure de prendre un tout petit moment de bonheur en pleine conscience, tous les jours, ou à tout le moins quelques fois par semaine, le temps d’un instant, de quelques minutes ou de quelques heures.

On voit des amis qui nous font du bien

On doit restreindre les contacts avec les autres afin de minimiser les risques de propagation de la COVID-19, mais on se permet de voir des amis, ceux qui nous font du bien! Vous savez, ces amis qui vous font rire, avec qui tout est léger, mais avec qui vous pouvez aussi avoir des discussions profondes. Ces amis qui vous ressemblent, mais pas trop, afin que les discussions puissent vous énergiser, ces amis qui vous aident à avancer, à rêver! Ces rencontres sont précieuses, elles nous ont tant manqué pendant le confinement! On ne sait pas pendant combien de temps elles seront encore permises… et de toute façon, on n’y pense pas trop. On planifie une rencontre même si le ménage n’est pas fait, même si on n’a pas le temps de cuisiner. Avec ce genre d’amis, on peut simplement profiter du grand air en prenant une tisane, un verre de vin ou... un verre d’eau! Et ce moment nous permet de continuer à avancer, un jour à la fois.

 

On est collectivement fatiguées, et on a nos raisons personnelles de l’être. Mais, on a tous le pouvoir de renverser la roue… même si parfois elle semble bien lourde! De petits changements au quotidien, des bonheurs, ici et là, et l’on traversera l’automne, malgré la grisaille, le froid… et ce fameux coronavirus qui nous permet de tester notre capacité d’adaptation.
 

**Si la fatigue vous semble insurmontable, n’hésitez pas à consulter un professionnel de la santé.

 

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