Empathie, sympathie et compassion : les différences

Auteur
Nadine Descheneaux
Deux femmes qui se font une accolade

Trois sentiments différents, mais intimement liés : voilà ce que sont l’empathie, la sympathie et la compassion. Explications simples de leurs différences.

  • L’empathie

Étymologie : « ce qu’on éprouve en dedans »
« Je constate que tu es triste et je comprends pourquoi. »

C’est la capacité à ressentir les émotions de l’autre et à se mettre à sa place. On partage alors ses sentiments parce qu’on parvient à s’identifier à lui et à comprendre ce qu’il peut ressentir. La compréhension est la base de l’empathie. Par exemple, un ami perd son emploi et se sent désemparé. On peut éprouver de l’empathie parce qu’on est capable de s’imaginer ce qu’on ressentirait si une telle situation nous arrivait. Toutefois, on ressent une version adoucie de ce que l’autre vit réellement parce qu’on a une certaine objectivité. Une certaine distance entre nous et les émotions s’établit du fait qu’on sait que ce n’est pas nous qui vivons le drame, mais bien l’autre. L’empathie s’apprend et se développe.

  • La sympathie

Étymologie : « ce qu’on éprouve avec autrui »
« Je suis désolée pour ce qui vous arrive. »

On dit que la sympathie est notre participation aux émotions (positives ou négatives) ou à la douleur de l’autre. On identifie – parfois ressent - ce qui affecte autrui parce qu’on est conscient de ce qu’il vit. Ici aussi, il demeure une distance émotionnelle qui nous permet de ne pas prendre cette émotion sur nos épaules. On y est sensible, sans plus. Les gestes posés envers cette personne l’aident à créer des émotions positives, un certain soulagement.

  • La compassion

Étymologie : « souffrir avec »
« Je comprends ta peine. Je vais passer la soirée avec toi pour que tu ne sentes pas seul. »

La compassion est un sentiment qui nous porte à être sensibles et touchés par ce qui arrive aux autres (leurs douleurs, leur souffrance, leur vécu, etc.). On ressent la souffrance. On est immergé par ce que vit l’autre comme émotions tellement qu’on cherche des façons de le soulager ou de le consoler. La compassion serait en fait la transformation de l’empathie sous forme d’action. On ne reste pas sans rien faire en faisant la simple constatation du malheur d’autrui, on le vit et on cherche des solutions. La compassion exige une implication émotionnelle soutenue. Quoiqu’il est bon d’éprouver de la compassion, on ne peut pas souhaiter que cela perdure dû à la charge émotive trop intense.    

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