Différente, la colère des femmes?

Auteur
Nadine Descheneaux
Une jeune femme sérieuse

Tout le monde peut être en colère. Mais cette émotion ne serait pas reçue de la même façon selon si c’est un homme ou une femme qui l’exprime.

Différentes perceptions de la colère

La colère des femmes serait souvent mal perçue. Elle dérange, même. Une étude rapportée par Psychomedia démontre que les gens en général trouvent acceptable qu’en milieu de travail, un homme se mette en colère. Mais pour une femme, la perception est toute autre. Une femme qui sort de ses gonds ou qui défend avec vigueur sa position ne fait pas autant bonne impression. Une autre facette de ce constat : peu importe le statut social ou la position d’emploi, la colère des femmes les désavantagerait. Pourtant, avec les hommes, les gens auraient plutôt tendance à les «récompenser» en leur proposant un plus gros salaire ou un poste plus prestigieux, par exemple.

Cette distorsion de perception devant deux manifestations de la même émotion est troublante. Devant un homme en colère, on verrait quelqu’un qui pose ses limites, qui défend ses opinions et qui est convaincant. Une femme, elle, se fait reprocher de ne pas être en contrôle d’elle ou de ses émotions. Sa colère n’est pas acceptable. Elle pourrait même lui nuire.

Retrouver sa colère

Depuis des décennies, les femmes auraient donc été éduquées à ne pas laisser jaillir leur colère. Elles ont étouffé leur colère pour ne pas qu’elle leur nuise, l’ont refoulée pour préserver les apparences ou pour ne pas créer de conflits et l’ont fait taire par peur de décevoir. Pourtant, la colère est une émotion légitime qui ne devrait pas être utilisée pour juger ou condamner les femmes. Mais dans les faits, une femme qui s’indigne, qui se révolte, qui expulse sa colère ou qui crie reçoit de vives critiques et on lui colle l’étiquette hystérique. Est-ce une des raisons qui pourrait expliquer que la femme, à travers les époques, a moins recours à la colère que les hommes sachant qu’elle en serait blâmée. Le recueil Libérer la colère, dirigé par Geneviève Morand et Natalie-Ann Roy —, aux éditions du remue-ménage, essaie justement de faire la lumière sur ce manque de pratique des femmes en matière de colère et de la libérer en lui créant un espace pour exister.

Les vertus de la colère

La colère n’est pourtant pas toujours l’émotion destructrice qu’on imagine. Elle a de nombreuses vertus positives. Et puis, il est intéressant de savoir comment la vivre pour l’utiliser à notre avantage.

Entre autres, la colère permet

  • de s’exprimer. Tout ce qu’on refoule s’imprime en nous. Personne n’est gagnant.
  • de passer à l’action.
  • de prendre position et affirmer ses convictions.
  • d’apposer nos limites.
  • de se protéger d’un danger.
  • de mieux se comprendre et se connaître.

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