Vous avez un premier enfant, que faire?

Auteur
David Descôteaux
11 juin 2020
Petit bébé et son ourson en peluche

Lorsqu’un nouveau-né arrive dans votre vie, c’est bien sûr un moment magique. Mais c’est aussi le début d’un tas de questions à se poser, et d’un tas de sollicitations de la part de fondations de toutes sortes et de vendeurs d’assurance-vie

Côté finances personnelles, que doit-on faire quand un enfant arrive dans notre vie? Et dans quel ordre? Prendre un Régime enregistré d’épargne-étude (REEE)? Une assurance-vie? Une assurance invalidité? Et si mon budget familial est limité, qu’est-ce que je dois prioriser? 

Gardons ça simple.  

 

D’abord, ne perdez pas votre emploi! 

Ce conseil se passe d’explications…

Ensuite, la priorité est de prendre une assurance-vie pour les parents. Le but est d’utiliser l’assurance pour couvrir le salaire du parent, car les enfants sont dépendants de celui-ci. Généralement, on parle d’une couverture de 500 000 $ minimum pour remplacer le revenu de l’adulte advenant un décès prématuré.

Cela devrait couvrir les besoins de l’enfant jusqu’à ce qu’il devienne adulte. Pour les mêmes raisons, l’assurance-invalidité est un incontournable, car en cas de perte de revenus de l’un des deux conjoints il faudra compenser ce manque à gagner.  

 

Le REEE, ce cadeau des gouvernements!

Vous le savez comme moi, nous sommes surtaxés au Québec. Mais il existe justement une façon de revoir la couleur de nos impôts : le REEE, qui est très généreusement subventionné par les gouvernements et qui sert à financer les études de vos enfants. 

Avec le REEE, vous êtes assurés de recevoir au moins 30 % de subventions. Exemple : si vous contribuez à raison de 100 $ chaque mois pour votre enfant, les gouvernements ajoutent 30 $ dans votre compte. Des subventions supplémentaires sont disponibles pour les ménages aux revenus modestes.

 

Ajouter votre enfant sur votre assurance-vie

En achetant ce qu’on appelle dans le jargon de l’industrie un « avenant enfant » sur votre police d’assurance, vous vous trouvez à protéger l’assurabilité de celui-ci. Vous offrez donc à votre enfant, en quelque sorte, la possibilité de s’acheter de l’assurance-vie plus tard.

En effet, grâce à cet ajout, l’assureur va souvent garantir que l’enfant pourra acheter une assurance-vie permanente à taux standard à l’âge de 21 ans, et ce, peu importe son état de santé, pour une couverture allant de 100 000 $ à 250 000 $ selon l’assureur.


En bref :

  • Faites les choses dans l’ordre. Par exemple, rien ne sert de maximiser votre compte REEE si vous n’avez pas d’abord souscrit une assurance-vie pour couvrir votre revenu en cas de décès. C’est la priorité.
  • Ne sous-estimez pas la puissance du REEE : en versant le montant requis chaque année pour aller chercher la subvention maximale, les 36 000 $ cotisés permettent de constituer un fonds d’étude de plus de 76 000 $, de la naissance à l’âge de 18 ans. (1)
  • Vous voulez plus de protection? L’assurance maladie grave des enfants peut s’avérer utile. Elle sert principalement à payer les frais d’une année sabbatique d’un parent advenant une maladie grave de l’enfant, notamment les nombreuses visites à l’hôpital et le soutien nécessaire à l’enfant.

1. AVEC UN RENDEMENT ESTIMÉ DE 4 %.


David DescôteauxDavid Descôteaux est chroniqueur et journaliste économique depuis plusieurs années. Il est aussi l'auteur du best-seller en finances  personnelles "D'endetté à millionnaire" et d'une série de livres pour enfants sur l'économie et la finance

 

 

 

 

 

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