Port du masque exigé dès la 5e année et la bulle devient le groupe-classe

Auteur
Cynthia Brunet
11 août 2020
Port du masque exigé dès le 5e année et la bulle devient le groupe-classe

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, a présenté une mise à jour du plan de retour en classe en période de pandémie de la COVID-19, lors d’une conférence de presse le 10 août. Peu de grands changements, par rapport au plan déposé en juin dernier, mis à part le port du masque qui sera désormais obligatoire pour tous les élèves à partir de la 5e année et la notion de bulle, soit des mini groupes de 6 élèves, qui disparait ou plutôt qui s'étend à tout le groupe-classe.

Le port du masque dans les lieux communs

Avec les dernières données et les recommandations de la Santé publique, le gouvernement du Québec rend obligatoire le port du masque dès la 5e année du primaire pour les élèves ainsi que pour tous les membres du personnel. Celui-ci sera nécessaire lors des déplacements et dans les lieux communs. Toutefois, une fois en classe, les élèves, tout comme les professeurs, pourront enlever leur couvre-visage. Le contact entre les jeunes et avec leurs enseignants comporte plus d’avantages que celui du port du masque en tout temps. « On veut préserver cette facilité de communiquer; le contact visage à visage. Les expressions faciales sont importantes » mentionne le ministre Roberge, qui ajoute d’ailleurs qu’ils ont écouté les recommandations des professionnels de la santé et des professionnels de l’éducation qui demandaient que le port du masque ne soit pas exigé en classe.  

Les élèves de 1re à 4e année ne sont pas dans l’obligation de porter un masque, mais ils pourront le faire s’ils le souhaitent. Du côté du préscolaire, les enfants ne porteront pas de couvre-visage, mais il est prescrit pour les membres du personnel puisque la distanciation physique de 2 mètres s’avère difficile, voire impossible à respecter.

Le concept de bulles de 6 personnes abandonné : la classe devient la bulle

En juin dernier, le plan de retour à l’école exigeait que des bulles de 6 personnes soient formées au sein des classes. Cette idée a cependant été abandonnée étant donné la complexité d’exécution et les trop nombreuses failles possibles. La bulle devient donc le groupe-classe au grand complet. Ce groupe sera, autant que possible, étanche et il demeurera, la plupart du temps, dans le même local. Il pourra bien sûr se déplacer pour certains cours notamment l’éducation physique, la musique ou encore des cours de science. Les contacts avec les autres groupes-classes seront donc minimisés.

Au sein d’une même classe, la distanciation physique entre les élèves ne sera pas nécessaire, mais elle sera de deux mètres avec l’enseignant.

Entre les élèves des différents groupes-classes, la distanciation sera de 1 mètre.

 

Pour tout lire sur la COVID-19, c'est ici.

 

Des récréations sans masque avec son groupe-classe ou en respectant une distanciation d’un mètre

Lors des récréations, puisqu’elles se déroulent à l’extérieur, le port du masque ne sera pas obligatoire. Encore une fois, les jeunes devront autant que possible demeurer avec leur groupe-classe. Les équipes-écoles pourront aménager l’horaire à leur façon afin que le moins de personnes possible se retrouvent dans la cour au même moment. Si plusieurs groupes se retrouvent à l’extérieur, selon le même horaire, il ne sera évidemment pas interdit d’échanger avec un élève d’une autre classe, mais la distanciation physique d’un mètre devra être respectée.

Une uniformité à travers le Québec

Après le printemps chaotique que nous avons vécu en matière de scolarité lors du confinement, le ministère de l’Éducation dépose, heureusement, des balises claires pour la rentrée de septembre. Le ministre Roberge a assuré en conférence de presse qu’il y aurait une uniformité à la grandeur du Québec. Un volet au site web du gouvernement du Québec a donc été développé avec toutes les informations relatives à la rentrée scolaire. On y retrouve, entre autres, une foire aux questions, le plan détaillé de la rentrée 2020 et la marche à suivre s’il y a un cas de COVID-19 en milieu scolaire.

Un guide papier sera également envoyé à tous les parents via les écoles afin qu’ils aient une marche à suivre claire advenant une situation où leur enfant présenterait des symptômes de la COVID-19.

Un enseignement à distance pour les personnes vulnérables

Les enfants avec un problème de santé qui les rend plus vulnérables à la COVID-19 ou les enfants qui ont un proche avec des problèmes de santé auront droit à l’enseignement à distance. Ils devront néanmoins présenter un billet du médecin. Ils seront alors pris en charge par le système scolaire, auront des cours à distance et un suivi sur une base régulière.

Les cours spécialisés se poursuivent, tout comme les programmes de Sport-études

Comme il avait été précisé en juin dernier, les écoles qui offrent des programmes de Sport-études ou toute autre concentration pourront poursuivre leur vocation particulière, mais devront se conformer aux mesures exigées autant du côté du ministère de l’Éducation que de la Santé publique. Les groupes-classes devront encore une fois pouvoir être stables et les mesures d’hygiènes respectées. C’est à chaque école de prendre la décision à savoir s’il est toujours possible d’offrir tel ou tel programme, selon la nouvelle réalité imposée par la pandémie de la COVID-19.

Le maintien des mesures de la rentrée du printemps dernier

Les nombreuses mesures qui ont été établies dans les écoles du Québec, lors de la rentrée au printemps dernier, seront maintenues. Notamment :

  • des horaires légèrement modifiés pour l’arrivée et le départ de l’école;
  • des accès à l’école par différentes portes;
  • des récréations et des diners décalés afin que tous les élèves n’utilisent pas les aires communes au même moment;
  • des lavages de mains fréquents;
  • l’utilisation de gel désinfectant;
  • des mesures sanitaires accrues.

L’expérience concluante des écoles qui ont ouvert leurs portes en mai dernier permet d’établir des procédures claires pour l’ensemble des établissements scolaires.

Et s’il y a un cas de COVID-19 à l’école?

Advenant une situation où un cas de COVID-19 serait confirmé dans une école, tous les parents des élèves de cet établissement scolaire seront avisés. Le ministre Roberge a insisté sur ce point : le mot d’ordre à travers le Québec sera la transparence. Chaque cas sera analysé et des décisions seront prises selon la réalité de chacun.

S’il y a une fermeture d’une classe, les écoles auront 24 heures pour basculer vers l’enseignement à distance et des balises claires à cet effet sont déjà définies. Par exemple, du côté du secondaire, 15 heures de cours, au minimum, devront être données, si les élèves sont contraints de demeurer à la maison, et les enseignants devront être disponibles 2 heures par jour pour répondre à leurs questions.

 

Évidemment, il reste des questions en suspens, entre autres du côté pédagogique et du retard qui a été accumulé. Toutes les craintes ne sont pas réduites à zéro… cela serait effectivement impossible! Sur papier, tout semble avoir été pensé et réfléchi, mais le véritable test sera celui de la réalité. L’organisation scolaire doit maintenant être faite dans chaque école du Québec. En effet, elles ont des réalités différentes, un nombre d’élèves différents, des programmes différents. Elles ne seront pas confrontées aux mêmes problématiques. Mais, une chose est certaine, la plupart des enfants et des parents sont heureux que les écoles du Québec ouvrent leurs portes, et ce, même si la rentrée amène son lot d’inquiétudes. Il y aura inévitablement des ajustements, une période d’adaptation, des mises à jour… On les affrontera, un jour à la fois.

Sources : Conférence de presse du ministre de l’Éducation du 10 août 2020, quebec.ca/rentree

 

Les informations contenues dans cet article vous sont fournies à titre informatif seulement et vous permettront de poser des questions éclairées à votre médecin. En aucun cas, elles ne peuvent remplacer l'avis d'un professionnel de la santé. Notre équipe de rédacteurs et d'experts met tout en oeuvre pour vous fournir de l'information de qualité. Toutefois, Bell Média ne saurait être tenu responsable si le contenu d'une fiche s'avérait incomplet ou désuet. Nous vous rappelons qu'il est fortement recommandé de consulter un médecin si vous croyez souffrir d'un problème de santé.

 

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