Les préjugés qui viennent avec le célibat

Auteur
Nadine Descheneaux
Célibat

Vivre seul n’est pas rare ni même dérangeant ou inusité. De plus en plus de gens mènent leur vie en solo. Pourtant, être célibataire fait encore sourciller et vient avec un lot de préjugés tenaces. 

Être célibataire – par choix ou par circonstance – n’est pourtant pas un fléau. Pourtant, les préjugés sont persistants. Certains croient que ce n’est pas un véritable choix, mais bien une situation qu’une personne subit. Et encore plus si c’est une femme qui choisit de vivre seule. En effet, on dirait que le célibat est mieux accepté pour un homme.  

Les préjugés liés au célibat

La liste des préjugés existants autour des célibataires est longue. Voici les plus courants relevés via un petit appel à tous sur Facebook. 

  • Ils sont égoïstes.
  • Ils ont des attentes trop élevées.
  • Ils sont difficiles à vivre.
  • Ils sont désespérés. 
  • Ils ont peur de l’engagement. 
  • Ils ont été trop souvent déçus. 
  • Ils sont désespérés.
  • Ils sont trop indépendants. 
  • Ils sont malheureux.
  • Ils leur manquent quelque chose.
  • Ils ont quelque chose qui cloche.
  • Ils sont frustrés émotionnellement
  • Ils ont eu de mauvaises expériences en amour. 
  • Ils sont trop investis dans leur carrière. 

 

La réalité

Être célibataire n’est pas un état misérable ni une situation désespérée. C’est souvent un choix et une décision consciente. Parfois, c’est un état de passage, un peu obligé après une rupture, un deuil. Pourtant, beaucoup y trouvent leur compte. Certains s’y habituent et s’en accommodent, d’autres y découvrent une grande liberté qui leur plait tant qu’ils ne recherchent pas à être en couple. Beaucoup de célibataires ne sont pas en attente d’un partenaire; ils vivent pleinement leur vie s’investissant et s’épanouissant autrement que dans une relation amoureuse. 

La pression extérieure  

En plus des préjugés qui ont la vie dure, ce qui pèse sur la plupart des célibataires, c’est la pression extérieure! Comme si être bien seul était suspect ou momentané. Leur entourage passe d’innombrables commentaires (« Dépêche-toi! Tu vas finir toute seule! »), de remarques pas toujours délicates (« T’es encore toute seule! T’es surement trop difficile! ») ou de conseils non recherchés (« Tu devrais travailler moins comme ça., tu pourrais rencontrer quelqu’un! »). Et malgré que les célibataires assurent leurs proches qu’ils vont bien et se justifiant parfois à outrance – jusqu’à se mettre à douter presque d’eux —, voilà que leur entourage s’investit souvent d’une mission : leur trouver quelqu’un.

Seuls, ensemble!

Et même s’il y a toujours de plus en plus de gens qui vivent seuls – selon le recensement de 2016, 1,2 million de Québécois vivent seuls ce qui représente 17 % de la population de la province alors que le taux était de 8 % en 1981-, être célibataire semble être toujours perçu comme un état non choisi. Pourtant, qui sait? La solitude n’est pas synonyme de déprime. Les célibataires heureux vous diront combien cette vie rime avec une grande liberté qu’il faut simplement apprendre à aimer. Cette porte ouverte permet de se découvrir et d’aller au bout de ses rêves. Une vie en solo – comme une vie de couple ou de famille – comporte son lot d’inconfort, mais à chacun de trouver comment apprécier tout ce qui se passe. 

 

 

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