La dysfonction érectile : les conséquences pour le couple

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Il existe de nombreux facteurs responsables de la dysfonction érectile, autrefois appelée impuissance.

Quelques causes possibles

- L'abus de drogue

- L'abus d'alcool

- Le tabac

- Les problèmes vasculaires

- Les problèmes hormonaux

- L'obésité

- Le diabète

- Le cancer

- Une augmentation du cholestérol

- La dépression

- Une cirrhose du foie

- Les anxiolytiques

- Les antidépresseurs

- Certaines hormones

- Etc.

Et si c'était dans la tête?

Dans 20 % des cas, la dysfonction érectile est d'ordre psychologique. Le moyen pour savoir si c'est le cas est plutôt simple : si l'érection nocturne ou matinale continue d'avoir lieu, mais que lors des relations sexuelles, l'homme vit une dysfonction érectile, la cause est soit :

- d'ordre relationnel (c'est-à-dire liée directement à la personne avec qui on fait l'amour - baisse de désir, d'amour, discorde...)

- est signe d'une aversion sexuelle due à un abus récent ou exercé dans l'enfance

- nourrie par certaines croyances religieuses

Le stress : grand coupable

La dysfonction peut également être liée à l'anxiété de performance, ce qui n'est pas étonnant dans une société qui associe virilité et performance sexuelle.Le problème, c'est que le stress ayant un impact négatif sur l'érection, l'homme atteint de dysfonction érectile est rapidement envahi par un sentiment de honte, de dévalorisation, de culpabilité et son couple peut éprouver des difficultés à se remettre au diapason.

Un problème courant

Bien que les femmes puissent se sentir très concernées par le problème et même directement visées, elles doivent savoir que la dysfonction érectile est un problème fréquent qui atteint la moitié des hommes de 40 à 70 ans. De nos jours, beaucoup de moyens médicaux et psychologiques sont mis à leur disposition et la plupart voient leur trouble se régler rapidement.

Comment se sortir du cercle vicieux?

L'homme devrait...

- savoir que 20 % seulement des troubles de l'érection sont d'origine psychologique et 80 % d'origine médicale. La consultation en clinique est donc une option presque essentielle et salvatrice.

- éviter le silence, l'évitement. Il doit comprendre qu'il y a une raison à son problème et que s'il l'affronte, il aura de bonnes chances de le régler. L'idéal serait qu'il en parle à sa conjointe pour conserver la complicité. C'est d'ailleurs souvent celle-ci qui l'amène à consulter un psychologue, un sexologue ou un médecin et ainsi à régler son problème.

- comprendre qu'il n'est pas seul dans sa situation et qu'il n'a pas à souffrir de honte.

- apprendre à valoriser d'autres aspects de l'amour physique en évitant de tout axer sur la pénétration et l'orgasme comme finalité. Au lieu de contrôler son érection, il devrait concentrer son attention sur le plaisir de son couple à d'autres niveaux.

Sa conjointe devrait...

- savoir qu'elle n'est peut-être pas responsable de la situation de son conjoint et que le critiquer ne fait qu'empirer la situation. Se sentir coupable, inquiète, honteuse ne règle pas non plus le problème. Patience, discussion respectueuse et compréhension sont plutôt de mise.

- comprendre que rendu à un certain âge, l'homme a besoin de plus de stimulation pour générer l'érection et la maintenir. Davantage de sensualité, d'investissement et le recours aux cinq sens sont des moyens d'y arriver. Elle doit être à l'écoute de ses besoins, tout en exprimant les siens.

- pouvoir l'aider à dédramatiser la situation, si son conjoint n'arrive pas à le faire, en teintant le tout d'une touche humoristique, en lui disant que le problème peut se régler, qu'il existe des moyens connus et reconnus pour le faire.

Violaine Dompierre, éditrice Canal Vie

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