
L'herpès génital est une des ITS les plus répandues en Amérique du Nord. Comme il est impossible d'établir un portrait type d'une personne infectée, tout le monde est à risque si tous se disent que «ça n'arrive qu'aux autres». Bien au-delà des douleurs physiques, l'herpès entraîne un profond malaise psychologique.
L'herpès cause des lésions sur les organes génitaux mais aussi dans la région de la bouche sous forme de feux sauvages. Le virus est très contagieux et il se transmet par contact avec les lésions lors des relations sexuelles, en embrassant une personne ayant un feu sauvage, en pratiquant le sexe oral et ce, sans même savoir que vous êtes porteurs. Effectivement, plusieurs personnes infectées ne ressentent aucun symptôme alors tant qu'il n'y a pas de lésions apparentes, elles ne se préoccupent pas qu'elles peuvent être atteintes. Voilà donc une bonne raison de se protéger en tout temps.
Il semblerait que la première poussée d'herpès soit la plus intense. De fortes démangeaisons et une sensation de brulure se transformeront en lésions qui disparaîtront d'elles-mêmes. On ne peut guérir du virus de l'herpès mais il est possible d'atténuer les symptômes par des médicaments.
Apprendre que nous sommes atteints de l'herpès peut être un choc. La colère, l'incompréhension, la gêne peuvent devenir des sentiments très forts. Des tonnes de questions surgissent et plusieurs se demandent s'ils vont être en mesure d'avoir une vie sexuelle. Sachez qu'il est possible d'avoir une sexualité saine et épanouie malgré le diagnostic. Évidemment, il faudra se protéger en tout temps mais le port du condom n'empêche pas le plaisir d'une relation sexuelle. De plus, l'intimité dans une relation amoureuse ne se limite pas qu'au sexe. Comme il faut s'abstenir de tout contact sexuel lors des poussées d'herpès (le condom ne protège pas tous les boutons de fièvre), rien n'empêche de vivre tout de même de bons moments en s'embrassant et se caressant.
Si vous croyez être atteints du virus ou si vous venez d'apprendre que vous avez eu des relations sexuelles avec une personne porteuse, la première chose à faire est de rencontrer un médecin qui fera les tests nécessaires pour poser un diagnostic. Il vous posera des questions à propos de vos symptômes, de vos antécédents médicaux et de votre vie sexuelle. Même si vous ressentez un malaise face à cet interrogatoire, il est important d'y répondre franchement. Votre médecin n'est pas là pour vous juger mais bien pour vous aider. Ne vous gêner pas pour lui exposer vos questions et vos craintes. Il faudra aussi prendre votre courage à deux mains pour informer le ou les partenaire(s) sexuel(s). Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises façons de l'annoncer. Seuls et dans un endroit calme est un bon contexte pour aborder le sujet. Gardez en tête que malgré le diagnostic qui entrainera beaucoup d'adaptation, il est possible de vivre pleinement.

Sexologue
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