Les causes du hoquet et des trucs pour s'en sortir!

Rien n'est plus embêtant que d'avoir le hoquet. Certaines personnes sont même irritées lorsque ça leur arrive. D'autres trouvent épuisant d'être affectées par cette contraction spasmodique incontrôlable du diaphragme. Si vous avez sûrement déjà tout essayé pour le faire partir, vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous aviez le hoquet? Le savoir permet de mieux comprendre comment on peut s'en débarrasser.

Le hoquet bénin

Bien qu'il existe trois types de hoquet - le bénin (le plus fréquent), le persistant (qui dure 48 heures et plus et qui revient souvent) et le réfractaire (qui dure des mois et des années), nous allons nous concentrer sur le hoquet bénin, qui touche la majorité d'entre nous. Il affecte plus souvent l'homme que la femme, dure de quelques secondes à quelques minutes et peut revenir plusieurs fois dans la même journée.

Les causes

La plupart du temps, le hoquet est provoqué par un repas trop copieux ou pris trop rapidement, par l'ingestion de boissons gazeuses ou par de l'air avalé lors des repas, par l'absorption d'alcool ou encore par un changement subi dans la nourriture (soupe chaude, eau froide)... La distension gastrique provoquée par ces actions stimulerait les nerfs de l'estomac qui se rendent au centre du hoquet ou irriterait le diaphragme. On évoque également que les gens qui fument plus d'un paquet de cigarettes par jour ou ceux qui sont soumis à un très grand stress pourraient être victimes de hoquet bénin.

Le centre du hoquet

Fait intéressant, le corps possède un centre du hoquet, situé entre la troisième et la cinquième vertèbre cervicale. Lorsque ces nerfs sont stimulés, on a le hoquet. Pour quelle raison? À ce jour, les recherches n'ont démontré aucune utilité réelle à ce centre du hoquet, mais chose certaine, stimuler le palais modifierait les influx nerveux du centre du hoquet et aurait donc pour effet de faire cesser les spasmes. Le CO2 (dioxyde de carbone) pourrait aussi venir vaincre le hoquet, tout comme la compression du diaphragme.

Augmenter le CO2

Il faut retenir qu'on doit augmenter le dioxyde de carbone dans nos poumons pour réduire le hoquet. Respirer rapidement est donc inutile. C'est la raison pour laquelle on privilégie de grandes inspirations retenues.

  • Sûrement le truc le plus connu : retenez votre souffle le plus longtemps possible.
  • Expirez plus lentement.
  • Respirez dans un sac brun, comme si vous faisiez de l'hyperventilation, et expirez une dizaine de fois, très profondément.

Comprimer le diaphragme

  • Sur un lit ou au sol, remontez vos jambes sur votre ventre et penchez-vous vers l'avant, en boule.
  • Placez un sac de glace sur votre diaphragme (situé au-dessous de la cage thoracique, en bas du plexus solaire).
  • Relaxez en vous couchant sur le ventre et prenez de grandes respirations.

Stimuler le palais

Comme stimuler le palais aurait un impact sur le centre du hoquet, on vous propose les trucs suivants :

  • Buvez un verre d'eau froide, la tête à l'envers.
  • Prenez de l'eau dans votre bouche, bouchez-vous les oreilles et avalez doucement l'eau par petites gorgées.
  • Tirez sur votre langue jusqu'à ce que le hoquet cesse.
  • Sucez un glaçon.
  • Prenez une cuillère de sucre et laissez-le fondre sur votre langue.
  • Provoquez un éternuement en respirant du poivre.
  • Gargarisez-vous avec de l'eau froide.
  • Mangez du pain sec.

Stimuler la luette

  • Soulevez la luette à l'aide d'une cuillère ou de votre doigt.
  • Provoquez une contraction du diaphragme en vous mettant les doigts dans la gorge, comme si vous vouliez vomir.
  • Frottez votre palais avec votre doigt.
  • Déposez des cubes de glace sur votre pomme d'Adam.

Du côté des émotions (à faire à deux)

  • Faites sursauter la personne qui a le hoquet.
  • Convainquez la personne, en lui donnant un défi, qu'elle doit arrêter son hoquet dans la minute qui vient.
  • Demandez-lui de faire son hoquet tout de suite, immédiatement, mettez-lui de la pression.
  • Chatouillez-la!

Et si tout ça ne fonctionne pas, prenez votre mal en patience, ça devrait passer. Si votre hoquet devient persistant, il peut être le signe d'atteintes métaboliques (diabète, insuffisance rénale, infections pulmonaires), cérébrales (maladie de parkinson, accidents vasculaires cérébraux) ou d'affections moins graves (reflux gastro-oesophagien, péritonite, hernie hiatale)... Parlez-en à votre médecin!

 


 

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