La réduction mammaire

Si plusieurs femmes rêvent d'une poitrine plus apparente, d'autres, souvent dès l'adolescence, doivent composer avec une poitrine volumineuse qui, à plus ou moins long terme, causera des maux de dos ou d'autres désagréments. Certaines auront recours à une réduction mammaire.

Les risques et les inconvénients

  • À l'instar de l'augmentation mammaire, les risques liés à l'anesthésie demeurent présents.
  • La patiente s'expose également, entre autres, à la nécrose de l'auréole (souvent causée par le tabagisme), à la nécrose partielle du sein, à un hématome, voire à la paralysie du membre supérieur, très rare.
  • Il arrive également, lorsque l'opération est moins réussie, que le mamelon soit décentré ou perde son apparence « naturelle ».
  • Si une réduction mammaire améliore et équilibre la silhouette, l'intervention laisse des cicatrices plus ou moins apparentes. Le chirurgien doit pratiquer une incision en forme de « T » inversé pour enlever une partie des tissus. Chez celles qui cicatrisent facilement, les traces laissées par la chirurgie sont moins visibles. Chez d'autres ayant une cicatrisation plus difficile, les marques sont permanentes et peuvent rendre certaines femmes mal à l'aise dans un contexte de nudité.

Allaiter après une réduction mammaire?

Bien des femmes qui envisagent une réduction mammaire se demandent si la chirurgie les empêchera de pouvoir allaiter de futurs bébés. Dans de nombreux des cas, l’allaitement reste possible, car on peut demander au chirurgien qui effectue l’opération de toucher le moins possible de canaux lactifères… Il peut arriver que certains de ses canaux soient sectionnés en même temps que les tissus sont retirés, mais il semblerait que les connexions entre les glandes et les canaux lactifères se reforment avec le temps.

Pour cette raison, il est recommandé d’attendre au moins un an entre une réduction mammaire et une grossesse, non seulement pour éviter que les seins ne soient trop sensibles si le laps de temps est trop court, mais aussi pour permettre aux canaux lactifères sectionnés de se régénérer.

Une opération faite à la fin de l’adolescence (lorsque les seins ont terminé leur croissance) ne devrait donc pas causer de problème en vue d’un allaitement plus tardif. Toutefois, il est toujours conseillé d’aviser le chirurgien d’un éventuel désir d’allaiter, ce qui lui permettra d’effectuer l’opération en tenant compte de votre souhait. De plus, même si tout à été fait de manière à vous laisser le plus de chance possible de réussir votre allaitement, il arrive que cela ne fonctionne pas du tout. C’est donc un point dont il faut tenir compte avant de passer sur la table d’opération.

Coûts de l'opération

Une telle opération dure environ deux heures, sous anesthésie générale, et coûte entre 5000 $ et 6000 $. Toutefois, la facture peut être remboursée par la Régie de l'assurance-maladie du Québec lorsque le chirurgien enlève 250 grammes par sein (preuves à l'appui).

Des avantages

  • La réduction mammaire réduit les maux de dos liés au poids des seins : douleurs qui s'intensifieront sinon d'année en année.
  • De plus, un soutien-gorge surdimensionné, souvent moins esthétique, est beaucoup plus onéreux qu'un autre de taille standard et plus difficile à trouver.
  • Enfin, une femme qui opte pour une réduction mammaire se sentira mieux dans sa peau, plus séduisante aux regards des autres. Car, si une poitrine volumineuse attire le regard des hommes, la femme ayant une forte poitrine peut également faire l'objet de remarques désobligeantes qui auront pour effet de miner sa confiance.

Quelles que soient vos motivations, rappelez-vous que la décision de passer sous le bistouri pour subir une diminution mammaire ne revient qu'à vous! Rappelez-vous qu'il est primordial de faire appel à un chirurgien reconnu, qui présente une solide expérience et de bonnes références.

Henri Michaud, rédacteur Canal Vie

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