Insomnie quand tu nous tiens!

Depuis quelques mois, j’ai le sommeil léger. Plus que léger. Il est souvent même absent. Charcuté. Entrecoupé. Difficile. Bref, j’ai dû me rendre à l’évidence : je souffre d’insomnie.

Je ne suis pas seule. Les statistiques le disent : entre 30 à 40% de la population souffrira de troubles du sommeil au cours d’une seule année. Même Facebook me le dit : c’est fou le nombre de personnes que je retrouve en plein milieu de la nuit pour jaser, elles-aussi prises par l’oubli de Morphée de nous prendre dans ses bras (vilaine divinité sélective!). Après une nuit debout (ou presque!), on remarque de l’irritabilité et des réactions exagérées, des douleurs physiques (comme les maux de tête!), une fatigue constante, de la somnolence, des difficultés de concentration, etc. On est doublement perdant! On a l’impression de gâcher notre nuit et de rater notre journée. Pas facile!

L’insomnie peut nous toucher pendant quelques jours jusqu’à même plusieurs mois. Le pire est que lorsque commencent à s’enchainer les nuits difficiles, on peine à prendre le dessus et à se débarrasser de notre fatigue… ce qui vient perturber notre fatigue, notre niveau de stress et – bien sûr! – notre sommeil.

Malheureusement, les causes de l’insomnie sont (trop!) nombreuses : l’anxiété, le stress, les bouleversements émotionnels (deuil, séparation, maladies, difficultés financières, etc.), la consommation d’alcool et de caféine, le manque d’activité physique, les décalages horaires, certains médicaments, les horaires de travail atypiques, etc. Et je rajouterais – car c’est mon cas! – un hamster qui court dans ma tête en permanence. Trop de choses. Trop. Alors il faut que j’arrive à calmer ma petite bête hyperactive pour réussir à retrouver un sommeil vraiment réparateur.

Sauf que plus je pense à mon désir de calmer mon hamster pour ensuite mieux dormir, plus je pense au fait que j’ai de la difficulté à dormir et moins je dors. Quelle bataille mentale, avouez!

Alors j’ai décidé de me fier à mon horloge. Je ne dors pas bien la nuit. Soit. Je me reprendrai le jour ou quand je pourrai. Je vais arrêter tout de suite de stresser quand je ne dors pas. Je ne suis pas certaine que je doive fouiller davantage les causes de mon « non-sommeil ». Autrement, c’est la cata assurée! Je ne dormirai pas plus!

Pour retrouver mon sommeil, je me suis promis 3 choses que je commence tout de suite : 1) plus d’horloge qui m’indique l’heure près de mon lit. 2) Je fais 20 à 30 minutes d’exercices par jour. 3) Je garde mon lecteur mp3 pas loin avec des ballado-diffusions trouvée sur le site Passeportsante.net qui m’aide à me relaxer et m’endormir (juré : chaque fois que je mets « Détente profonde ou préparation à s’endormir », je ne l’entends pas au complet! Zzzzz!)

Reste que ce ne sont pas des solutions miracles. Loin de là. Simplement, je réduis les facteurs de risques d’insomnie. J’abaisse mon stress et je vise une détente physique et mentale. Le reste? On verra bien.

En attendant de retrouver le sommeil, autour de moi, les suggestions sont nombreuses pour éviter de faire la crêpe dans notre lit jusqu’à ce que le sommeil revienne: réveiller l’Homme doucement et espérer un niveau de « réceptibilité » à nos caresses, lire, écouter la télé, prendre l’air dehors quelques minutes ou aller courir pour d’autres, méditer, boire un verre de lait, écrire, payer les factures, plié une brassée de linge et aller faire un tour sur Internet… pour rencontrer les autres insomniaques le temps de s’encourager à retourner au lit!

Et vous, dormez-vous?

Nadine Descheneaux, rédactrice

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