Syndrome du choc toxique (SCT)

Le syndrome du choc toxique est une infection provoquée par la libération de bactéries dangereuses dans le sang. C’est un trouble rare, qui survient le plus souvent chez des adultes en bonne santé, mais qui peut être fatal en quelques heures. Il a été souvent relié à l’utilisation de tampons hygiéniques.

En cas de choc toxique, l'irrigation sanguine diminue et la tension artérielle s'abaisse, ce qui peut provoquer une perte de conscience et peut-être un coma et le décès dans les cas les plus graves. Dans ces cas, le poison bactérien peut attaquer les muscles, les reins, le foie, le coeur et les poumons.

Causes du syndrome du choc toxique

Les recherches qui avaient été menées à l'époque avaient mis au banc des accusés des tampons super-absorbants, retirés du marché. Aujourd'hui, vous pouvez être atteinte de choc toxique, sans même vous en rendre compte, puisque les symptômes peuvent ressembler à ceux de la grippe ou de la gastro-entérite. Le choc toxique peut apparaître après une chirurgie, une coupure, une brûlure ou même une ecchymose. C'est toutefois une maladie extrêmement rare, mais qui peut s'avérer aussi extrêmement grave.

Le début est brutal et le syndrome peut évoluer rapidement, en 48 h, vers le choc, voire le décès, ce qui est le cas environ une fois sur 10.

Dans le cas des tampons hygiéniques, les bactéries staphylocoques sont généralement en cause. Les toxines produites par certaines souches de cette bactérie entrent alors dans la circulation sanguine. L'utilisation des tampons générerait un risque accru de sécheresse vaginale et d'ulcères vaginaux, qui auraient un lien avec l'intrusion des toxines. On a retrouvé, dans le vagin et sur le col de l'utérus des femmes atteintes, des souches de la bactérie staphylococcus.

Aujourd'hui, certaines femmes ayant oublié de retirer leur tampon hygiénique, à la fin de leurs règles par exemple, peuvent en être victimes. Mais ce genre d'incidents est rare.

Qui est touché? Quels sont les facteurs de risque?

Le choc toxique n’est pas toujours lié à l’utilisation de tampons hygiéniques, mais les cas enregistrés dans les dernières années l’étaient le plus souvent. Outre ce facteur de risque largement prédominant, on note aussi :

  • La présence de lésions cutanées (même minimes), qui peuvent être une porte ouverte à l’infection.
  • Un système immunitaire faible.
  • Certaines maladies chroniques (diabète, mucoviscidose, cancer, alcoolisme, insuffisance rénale chronique)

Contagion

Le syndrome du choc toxique n’est pas contagieux.

Les principaux symptômes du syndrome du choc toxique

Le syndrome du choc toxique débute généralement comme une grippe, avec une fièvre forte (39 – 40 degrés C.) Les autres symptômes sont :

  • Confusion
  • Fatigue extrême
  • Faiblesse
  • Maux de tête et de gorge
  • Diarrhée et vomissements
  • Éruption cutanée

Diagnostic

Si vous expérimentez ces symptômes et croyez être victime de choc toxique, vous pouvez contacter info-santé en composant le 8-1-1 ou vous rendre directement à l'hôpital.

Les examens nécessaires à l’identification du choc toxique incluent des analyses du sang et des tissus, un électrocardiogramme, une IRM, entre autres.

Possibles risques de complications

En cas de choc toxique, l'irrigation sanguine diminue et la tension artérielle s'abaisse, ce qui peut provoquer une perte de conscience et peut-être un coma et le décès dans les cas les plus graves. Dans ces cas, le poison bactérien peut attaquer les muscles, les reins, le foie, le coeur et les poumons.

Traitement

Le choc toxique doit être traité de toute urgence, avant que l’infection ne puisse nuire définitivement à plusieurs organes vitaux. Les personnes infectées pourront recevoir des antibiotiques et, dans certains cas, subir un traitement consistant à remplacer les liquides perdus à la suite de l'infection.

Prévention

Certaines mesures de prévention ont été recommandées par Santé Canada afin de diminuer les risques du syndrome du choc toxique :

  • Utiliser des tampons ayant le pouvoir absorbant minimal pour répondre à vos besoins et changez plutôt de tampons au 4 à 8 heures.
  • Éviter de porter des tampons la nuit.
  • Utiliser les tampons au début de vos règles, sans toutefois en insérer un par précaution, en attendant vos menstruations. Privilégier plutôt la serviette hygiénique dans ce cas.
  • Toujours se laver les mains avant et après l'insertion du tampon.
  • Utiliser en alternance tampon et serviette hygiénique.
  • Veiller à ne jamais oublier de retirer le tampon.

Note

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