Chocolat de Pâques : comment choisir?

Le compte à rebours avant la longue fin de semaine de Pâques est lancé; à nous les congés, les repas de famille, la chasse aux œufs… Et le chocolat! Au Canada, nous en consommons 3,9 kg en moyenne chaque année.

Mais avant d’en manger sans culpabiliser, il faut déjà savoir le choisir, et bien. Voici donc ce que vous devez savoir pour faire un choix éclairé.

Pâques, synonyme de chocolat

N’importe quelle excuse est bonne pour se goinfrer de cacao, mais sachez que c’est à l’occasion de Pâques que cet or noir bat des records de ventes au Québec, loin devant Halloween, Noël et la Saint-Valentin.

À la veille de cette fête printanière, les épiceries débordent donc de produits chocolatés, mais est-ce une raison suffisante pour faire une razzia sans vous poser de questions?

Quand chocolat rime avec nutrition

C’est incontestable, le chocolat noir se hisse au premier rang en terme d’apport nutritionnel, et c’est encore mieux s’il est à 75 % de cacao. Comparé aux autres, c’est-à-dire au chocolat au lait, au chocolat blanc, et même au noir à 35 %, le minimum exigé pour obtenir son titre, le chocolat noir est incontestablement une source plus intéressante de fibres alimentaires, de magnésium et même de potassium, tout en étant moins riche en glucides.

D’ailleurs, contrairement aux idées reçues, le pourcentage de cacao n’est pas toujours un gage de qualité. Au dessus de 75 %, le chocolat contiendra certes moins de sucres, mais il se rattrapera sur le gras, en étant aussi plus amer!

L’importance des ingrédients

Peu importe sa couleur, un chocolat de qualité passe avant tout par les ingrédients qui le composent.

Au premier rang, il faut alors trouver du cacao, ce terme désignant le fameux beurre extrait des précieuses fèves, mais aussi et surtout la pâte (ou liqueur) de cacao. On y trouve ensuite du sucre et du lait en poudre, dans le cas du chocolat au lait, évidemment.

À cela peuvent s’ajouter des arômes comme de la vanille et des émulsifiants, comme la lécithine de soja, qui permettent l’homogénéisation des différentes composantes. Et si vous aimez découvrir des nouvelles saveurs, du zeste de citron aux amandes, en passant par le piment, assurez-vous que la liste d’ingrédients s’y cantonne.

Quant au chocolat blanc, l’un des préférés des enfants, il n’est pas considéré comme étant du véritable chocolat puisqu’il n’est composé que de beurre de cacao. Si votre choix se tourne tout de même vers cette douceur, vous devriez y retrouver les mêmes ingrédients que le chocolat au lait, la liqueur ou pâte de cacao en moins, bien sûr!

À éviter

Les chocolats à éviter sont donc ceux qui sont essentiellement composés de sucre et de gras végétaux ou hydrogénés. Fuyez donc l’huile de palme ou de karité!

Aussi, des ingrédients comme la vanille ou la lécithine de soja sont souvent ajoutés à la composition de ces délices, même s’ils peuvent être sources d’allergies, et parfois contenir des organismes génétiquement modifiés (OGM). Cet émulsifiant n’est d’ailleurs plus nécessaire, grâce aux méthodes de fabrication qui ne cessent de s’améliorer. Alors, pourquoi ne pas s’en passer?

Et si vous vous tourniez vers le bio?

Choisir d’acheter un produit biologique, c’est la certitude de faire le bon choix et d’acheter du chocolat de qualité. En effet, la seule matière grasse que vous y trouverez est le beurre de cacao, tandis que les arômes artificiels, le sucre blanc ou encore les additifs sont pour leur part totalement bannis de sa composition.

De plus, 95 % des ingrédients proviennent de l’agriculture biologique, ce qui garantit la non-utilisation de pesticides et autres produits toxiques.

Un chocolat équitable

Saviez-vous que 14 millions de personnes dépendent du cacao pour gagner leur vie, dont des centaines de milliers d’enfants?

De nombreuses organisations se battent afin d’éradiquer ce problème, mais la route est encore longue. Le cacao certifié équitable prend certes de l’ampleur, il est d’ailleurs arrivé au Canada en 2002, mais il ne représente que 1,2 % de la récolte mondiale, selon l'organisation de certification Fairtrade International.

Comme il est parfois difficile de s’y retrouver, quelques organismes de certifications peuvent effectivement vous aider à faire un choix plus éclairé. D’autres, comme Ecocert ESR, Fair for life, FLO/Transfair, Rainforest Alliance et UTZ Certified, garantissent également que les normes environnementales et entourant les droits de la personne sont respectées.

L’organisme Équiterre a d’ailleurs mis sur pied une carte vous permettant de repérer les points de ventes de certains produits équitables.

Et le chocolat artisanal?

Au Québec, de nombreux artisans chocolatiers se sont donné la mission de chatouiller nos papilles avec des produits plus savoureux et originaux les uns que les autres. Camembert, menthe, bacon ou encore lavande, vous pourriez bien trouver ce qui fera le bonheur de vos bambins, tout en faisant marcher notre économie locale!

Et comme nos petits commerçants n’ont pas toujours les moyens de vérifier toutes les conditions entourant la récolte des matières premières, la certification World Fair Trade Organization (WFTO) a alors été mise en place dans le but d’attester qu’une organisation agit dans le respect des normes.  

À quoi doit ressembler un bon chocolat?

Dans tous les cas, l’aspect du chocolat est l’un des meilleurs moyens pour savoir s’il est de qualité. Si la tablette est brillante, lisse, et qu’elle se casse d’un coup sec, régalez-vous!  

Philippine de Tinguy, rédactrice Canal Vie

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