Workaholic? 4 façons de se soigner

Auteur
Nadine Descheneaux
Femme workaholic

Êtes-vous workaholic? Incapable d’arrêter votre cerveau de rouler à vive allure? Toujours le nez dans vos courriels? Impossible de vous coucher sans avoir revu quelques dossiers? Même si vous adorez votre travail, être workaholic peut être néfaste pour vous. Voici 4 façons de se soigner si on se reconnait.

Aimer son boulot peut, parfois, être néfaste si on devient workaholic, car on n’arrête jamais d’y penser. On carbure à la productivité, on est grisé par les résultats épatants et les félicitations qu’on en retire, on vise toujours plus haut. Attention, cette habitude peut nous être néfaste : l’épuisement et le stress nous guettent. Sans compter qu’on n’a plus de temps pour les autres sphères de notre vie. Le déséquilibre n’est pas souhaitable, car c’est ainsi que nait le sentiment de n’être jamais satisfait.

Il faut se mettre en action pour se soigner de façon réaliste. Car, il faut l’avouer, on ne pourra pas, du jour au lendemain, balancer notre agenda à la poubelle et arrêter d'être workaholic. Il est donc préférable d’aborder doucement le changement en suivant ces suggestions.

1. Être davantage motivé par le travail que par les résultats

La subtilité est fine, mais importante. Quand on carbure aux résultats comme la majorité de workaholic, on ne ressent pas (ou peu) de fierté et de plaisir tout au long du travail. L’effort et le travail doivent donc être valorisés, pas seulement la note ou l’accomplissement final. C’est souvent le sentiment de satisfaction et du devoir accompli qui nous autorise ensuite à prendre des pauses. Si on est capable de le ressentir, alors qu’il reste encore du travail à faire, on s’accordera des moments de détente sans culpabiliser. Il faut aussi se questionner : pourquoi vous sentez-vous obligée d'être occupée pour vous sentir heureuse?

2. Mettre de nouvelles limites

Souvent, si on ne fixe aucune limite, on passera des heures à travailler sans même y penser. On note une nouvelle limite par semaine. Elle paraitra peut-être trop simpliste, mais on s’efforce de tenir notre promesse de workaholic. Des exemples? Pas de boulot entre 17 h et 20 h. Pas de boulot après 21 h. Jamais de téléphone dans la salle de bain/la chambre à coucher/à table. On peut se lancer des défis comme si je vais marcher dehors pendant 30 minutes, je pourrai vérifier mes courriels ensuite.

3. Freiner le sentiment d’urgence de la workaholic

L’important dans cette démarche est de réaliser qu’on en fait trop pour justement mieux agir ensuite. Quand on est workaholic, on a l’impression que tout presse et qu’il nous faut travailler tout de suite. On essaie de freiner les différentes fausses urgences qu’on s’inflige. Si on a toujours le nez sur notre téléphone intelligent pour vérifier nos courriels, on agit sur ces fausses urgences. On essaie au moins 3 fois par jour de sauter une vérification. Souvent, on fait le geste par habitude presque machinalement. On brise donc cette habitude en stoppant notre geste. Peu à peu, on comprendra qu’on n’a pas besoin de toujours répondre illico à tous nos messages.  

4. Se changer les idées...

On doit réapprendre à avoir du plaisir et à éprouver de la satisfaction autrement que par le boulot. Chaque semaine, on choisit une activité qu’on aimerait faire et on l’inscrit à notre agenda comme si c’était une tâche. On peut même écrire quel est le but espéré (me changer les idées, me relaxer, me faire rire, etc.) pour se motiver à la réaliser. Si on décide de prendre du temps pour lire un magazine, on essaie, en plus, de le faire loin de notre bureau. On sort donc le lire dans un café sur l’heure du midi ou au parc s'il fait beau. Les travailleurs autonomes auront encore plus besoin de sortir de la maison pour se changer les idées, car autrement, la proximité avec leur boulot nuit à leur moment de détente.             

 

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