Les Noëls de notre enfance sont-ils vraiment plus beaux?

Auteur
Nadine Descheneaux
Petite fille aux yeux bleu dans un décor de Noël

Les Noëls du passé semblent toujours plus beaux et plus magiques. Illusion, piège ou vérité? On vous explique comment être une nostalgique positive!

Le passé magnifié

Le choc entre les Noëls magnifiés de notre enfance et la réalité de ce qu’est devenu le temps des Fêtes peut parfois être grand. Si on se sent nostalgique, c’est souvent parce qu’on a l’impression que tout était mieux, meilleur ou magique « avant » et que l’on peine à retrouver cette ambiance particulière maintenant. On oublie que le temps a passé. Nous ne sommes plus des enfants, nous voilà confrontés avec des considérations d’adultes, un budget à gérer, des horaires avec lesquels jongler et des soucis nouveaux. Toutefois, on reste très accroché à nos Noëls du passé qui deviennent comme des rêves inaccessibles qui, si on ne s’en éloigne pas un peu, finissent par pâlir ce qu’on vit au présent. Rien n’arrive à égaler ce qu’on a vécu pourtant, c’est peut-être simplement différent, non?

Le présent angoissant

En comparant toujours le présent au passé, on tombe dans une spirale fatale. Quand on s’épuise à trop vouloir reproduire à la lettre ce qu’on a vécu, non seulement on se fatigue, on est en proie à se comparer (souvent négativement) et on invite le stress à la fête bien malgré soi. Et quand on angoisse, on n’arrive plus à percevoir le beau et le bon : on voit tout en noir. Le stress ne favorise pas une certaine ouverture à la nouveauté et aux changements, nécessaire pour vraiment apprécier le Noël d’aujourd’hui.

Le futur réinventé

Si on se cramponne à nos souvenirs, on ne se réconciliera pas avec eux et on s’empêchera de réinventer une fête qui nous ressemblerait davantage avec un amalgame de vieilles et de nouvelles traditions. Et il est justement nécessaire de se tourner vers l’avenir. Cette période peut être l’occasion rêvée de faire un ménage dans ce qu’on veut garder et perpétuer et ce qui ne nous convient plus. On garde le positif, ce qui a le plus de sens pour nous et ce qui nous rend profondément heureux. En idéalisant le passé, on a tendance à l’embellir. En faisant l’exercice honnêtement, on se rend compte qu’il y a certains aspects qui ne nous plaisaient pas autant. Ensuite, on trouve des nouvelles façons de célébrer. On savoure nos matins de Noël en famille, on confectionne la bûche avec nos parents, on bricole avec les enfants, on prépare une bouffe traditionnelle, etc. L’important est de faire un heureux mélange entre le passé et le présent, les traditions et les innovations, etc.

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