Clara Hughes : le sport l'a sauvée de la déchéance

Auteur
Marie Josée Turgeon
Clara Hughes, athlète olympique canadienne

Porte-parole nationale de Bell Cause pour la cause afin d’appuyer les initiatives en santé mentale, Clara Hughes vient tout juste de publier son autobiographie dans laquelle elle parle de ses médailles, mais aussi de l’envers de celles-ci.

Biographie de Clara Hughes, coeur ouvert, esprit ouvert

 

 

Le sport

Le sport est probablement ce qui a sauvé Clara de la déchéance vers laquelle elle se dirigeait dès l’âge de 13 ans. Élevée dans une famille dysfonctionnelle, avec un père alcoolique et une sœur délinquante, l’athlète aurait pu tomber dans le même piège si elle n’avait pas vu Gaétan Boucher patiner son dernier tour de piste aux Olympiques de 1988. C’est en le voyant filer sur la glace qu’elle a ressenti l’envie d’enfiler des patins et de s’entraîner, chose qu’elle a faite avec détermination avant de se tourner vers le vélo.

Du patinage de vitesse au cyclisme, Clara s’est promenée entre ces deux sports demandant une discipline d’entraînement intense, une alimentation irréprochable, une hygiène de vie parfaite. Malgré ce qui nous a été relaté dans les médias au sujet des exploits sportifs de la belle rousse, sa vie était loin d’être rose et son mal de vivre refaisait régulièrement surface.

 

 

Santé mentale

Seule athlète de l’histoire à avoir gagné des médailles olympiques à la fois dans des Jeux d’hiver et des Jeux d’été, Clara Hughes ne le cache plus depuis quelques années : elle a connu la dépression. Malgré toutes ses réussites sportives, la jeune femme ne se sentait pas à la hauteur et c’est ce qu’elle raconte dans Clara Hughes : Cœur ouvert, esprit ouvert.

Bien sûr, elle est fière d’avoir remporté six médailles olympiques, de nombreuses médailles en championnats du monde ainsi que dans divers autres événements sportifs d’envergure. Seulement, elle ne se sentait jamais vraiment bien avec elle-même.

C’est avec beaucoup de franchise et d’humilité qu’elle nous raconte à quel point elle n’aimait pas son corps, son poids, au point à se forcer à n’ingurgiter que 800 calories par jour alors qu’elle imposait à ses muscles une discipline d’enfer. Elle nous confie également ces mots qu’elle inscrivait sur sa main avant ses compétitions pour s’encourager à donner son meilleur, pour calmer ses angoisses lors des courses auxquelles elle participait.

Il y a quelques années, Clara a accepté d’être la porte-parole nationale de Bell Cause pour la cause afin de mettre fin à la stigmatisation entourant la maladie mentale. Elle utilise maintenant sa propre expérience pour démontrer que personne n’est à l’abri de la maladie mentale et surtout pour mettre l’accent sur le fait qu’il existe de l’aide pour s’en sortir.

Aide humanitaire

Cette athlète au parcours exceptionnel a décidé de s’impliquer dans l’aide humanitaire de nombreuses façons parce que, comme elle l’affirme : «À quoi bon être connue, si ce n’est pour utiliser sa célébrité comme tribune pour aider les autres?».

Sa générosité l’a amenée à s’impliquer pour divers organismes à travers le monde et à remettre ses bourses ainsi que ses économies personnelles pour aider les plus démunis de notre société.

Depuis sa retraite du sport, Clara Hughes pratique sa devise Cœur ouvert, esprit ouvert. Avec cette autobiographie vous découvrirez une femme à la fois forte et fragile, d’une sincérité désarmante, mais surtout une femme inspirante!

 

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