Remettre à demain : tendance néfaste?

Femme lisant dans son lit

«Il fait trop beau aujourd’hui!», «Je n’ai pas le goût!», «Je n’ai pas le temps!», «C’est pas grave si j’attends un peu…». Toutes les raisons sont bonnes pour repousser au lendemain des choses que l’on devrait faire aujourd’hui.

Parfois, attendre une journée n’a aucune incidence. Parfois, on sait qu’on va vivre une catastrophe. On le fait consciemment et d’autres fois non. Mais on a tous déjà procrastiné ainsi. Le problème est grave quand cette tendance à remettre à plus tard devient une habitude et qu’ensuite on se sente submergée, découragée et angoissée par les tâches à accomplir.

L’idée n’est pas de ne jamais paresser. C’est un besoin et on y a amplement le droit. C’est même essentiel de mettre la pédale douce pour ne pas subir le stress de façon continue. Mais il faut viser un équilibre et ne pas voir cette propension à attendre au dernier moment pour faire une tâche. Il est parfois grisant ce stress de dernière minute. Qui n’a jamais dit «je suis plus productif quand je suis sous pression» avant de commencer un travail de session la veille de sa remise.

Pour contrer la procrastination négative, pour remettre de l’ordre dans nos priorités et surtout pour «gagner» du temps (en arrêtant d’en perdre, en fait!), l’auteur William Bonder a recensé 100 trucs efficaces dans son livre Cessez de tout remettre au lendemain. Bien sûr, je n’appliquerai pas ces 100 trucs. Personne ne le fera. Mais ils constituent un bassin d’idées intéressantes dans lequel vous pouvez piger celles qui concordent bien à votre personnalité, vos besoins et votre vie.


Voici mes préférés.

Trouver ce qui vous pousse à faire l’autruche. Il y a sûrement une peur ou un stress qui nous incitent à repousser au maximum une tâche. Elle est trop compliquée? Elle nous décourage? On regrette d’avoir accepté de la faire? On a peur de ne pas réussir? En sachant pourquoi on ne veut pas faire une tâche, on met le doigt sur une partie du «bobo».

Respecter ses cycles. Dans une journée, on a tous des moments où on se sait plus efficace et d’autres où, rien à faire, on n’a pas d’énergie. Il faut respecter ces cycles d’énergie et de fatigue pour profiter au maximum de notre productivité et ne pas essayer de faire des miracles alors qu’on croule de fatigue.

Ne rien faire. C’est normal et essentiel de profiter de petits moments où on semble «ne rien faire» – lire, prendre un café dehors, rêvasser – car ils nous permettent de recharger nos piles. Trouver l’équilibre parfait entre relaxer et travailler, est l’idéal.  Impossible d’être hyperproductif si on ne s’accorde jamais de temps libre.

Cinq mots, cinq tâches. On peut utiliser une liste ou encore un agenda, mais si on veut rester focusser sur ce qu’on a à faire, l’auteur privilégie la technique «5 mots, 5 tâches». Par exemple, le soir avant de vous coucher, pensez à 5 mots qui vous feront penser aux tâches que vous devez absolument faire le lendemain. Si vous devez écrire une lettre (LETTRE), acheter des œufs (ŒUFS), payer votre facture de carte de crédit (VISA), aller au rendez-vous chez le dentiste (DENTISTE) et faire l’inscription au soccer (SOCCER). Répétez les cinq mots : lettre, œuf, Visa, dentiste, soccer. Au lever aussi. 

Dire clairement ce que vous vous apprêtez à faire. Même à voix haute, ainsi, c’est plus clair et vous éviterez peut-être de vous éparpiller.

Se récompenser. On doit nettoyer la cuisine et on en a pour au moins deux heures? Ce sera beaucoup plus intéressant si on pense que lorsqu’on aura terminé, ce sera le temps de visionner une émission qu’on a enregistré. Notre carotte est trouvée et notre motivation retrouvée. Nul besoin de grosses récompenses; des petites suffisent!

Cessez de tout remettre au lendemain – Trucs pour mettre de l'ordre dans vos priorités. Par William Bonder, Les éditions Quebecor, 2012. ISBN : 9782764018408.

Nadine Descheneaux, rédactrice

 

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