Quand nos peurs nous parlent!

De quoi avez-vous peur? On en a toutes des peurs. Allez! Peur de mourir. Peur de tomber malade. Peur de partir en voyage. Peur de ne pas réussir avec nos enfants. Peur de rater sa vie. Peur de rester toujours célibataire. Peur des souris. Peur de changer d’emploi. Peur de le perdre. Peur d’avoir l’air fou. Peur de ne pas réussir.  Il y en a des centaines de peur. Des milliers, probablement!

Il y en a des immenses. Des vraiment difficiles à contrôler. Et ce n’est pas de celles que je veux parler. Je veux parler des plus petites peurs, celles qu’on ne pense pas néfastes, mais qui le sont pourtant!

Dans sa conférence «Êtes-vous là où vous voulez être?», le comédien, écrivain et conférencier Martin Larocque – entendu lors de la journée Jasette et Plaisirs organisé par Coup de Pouce – nous fait prendre conscience que derrière chacune de nos peurs il y a, sous-jacent, une explication commençant par «ça a l’air que…». Par exemple : «J’ai peur de me baigner… ça a l’air que l’eau est froide.», «J’ai peur de suivre un cours de danse… ça a l’air que c’est difficile!». Ce «ça a l’air que…» nous ramène à un autre… qui n’est pas soi. C’est penser comme quelqu’un d’autre, ce n’est plus tout à fait penser, c’est suivre les autres, c’est être «mouton». Selon lui, certaines de nos peurs nous empêchent d’essayer et d’oser.

En effet, nos peurs nous ramènent à un déséquilibre intérieur. On a envie, mais on n’ose pas. On entretient notre peur à grand coup de «ça a l’air que…» et autres raisons qui nous confortent dans notre peur et notre inaction. On en devient complètement paralysé. On déforme la réalité, on amplifie le problème, on entretient une vision erronée du réel et on ne se fait pas confiance. On se fie à l’opinion des autres. Et pendant ce temps, qui sait si on n’est pas en train de passer à côté de sa vie.

Peut-être que nos peurs veulent nous dire quelque chose sur nous, sur nos envies, nos besoins, nos rêves? Souvent, un peu grâce à nos peurs, on se trouve des arguments pour ne pas faire des choses qu’on voudrait faire, mais qu’on s’empêche parce qu’on a peur. Et bien souvent, on redoute la réaction des autres. Ce qu’ils vont penser. Ce qu’ils diront de nous. Ce qu’ils s’imagineront.

Ça ne finit plus. Mais il est difficile de s’affranchir de ces peurs paralysantes qui nous éloignent de nos rêves. Il faut les écouter. Trouver ce qu’elles cachent. Y aller une à la fois. Tranquillement. Un pas à la fois. Un nœud à la fois. Pour mieux suivre nos rêves et nos désirs. Pour avoir une vie qui nous ressemble.   

J’ai testé!

Manon Lavoie, coach en créativité et à la tête – et au cœur! – de M comme Muses nous propose Au quotidien, un blogue totalement inspirant – une Musesletter comme elle l’appelle! – qui  nous incite à faire un petit pas chaque semaine afin d'explorer notre créativité et de fait de nous rapprocher de nos rêves.  Dans l’une de ses dernières infolettres, elle nous suggérait d’écrire le plus rapidement possible toutes les peurs qu’on entretient , d’ensuite déchirer notre page et d’en faire un collage, plus tard, sur le thème de la libération, du courage d’être soi, de la liberté de choisir, etc. Je me suis pliée à l’exercice qui a créé en moi… un espace. J’ai «jeté» quelques peurs. J’ai fait de la place… pour être plus moi! Génial!

Pour en savoir plus sur les conférences de Martin Larocque : estimedesoi.ca

Nadine Descheneaux, rédactrice

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