Dire non : 10 trucs pour y arriver

Dire non  n’est pas une mince tâche. Mais voici 10 vérités à connaître pour mieux y parvenir.

Dire «Non!» est un véritable pouvoir

On vit une vie de fou, tous! Et on ne s’aperçoit pas que ceux qui détiennent le vrai de vrai pouvoir sont ceux qui sont capables de dire «non» aux autres… ou ceux qui sont capables de nous faire dire «oui» quand on veut plutôt dire «non». Il faut donc se réapproprier ce pouvoir pour ne plus se sentir coincé, mal à l’aise, stressé ou submergé parce qu’on l’a laissé glisser hors de notre contrôle.

Les femmes ont plus de difficulté à dire «Non!»

Notre chum dit «Non!» plus facile que vous? C’est un classique! Les femmes seraient plus préoccupées que les hommes des relations interpersonnelles (et de l’opinion des autres) et se sentent incapable de décevoir leur entourage. Souvent, elles pensent (à tort!) que c’est à elles de veiller sur le bonheur des autres. Prenons exemple sur les gars qui nous entourent.

Dire «Non!» nous donne du temps

On ne peut pas vivre avec un agenda ultra bondé en permanence. On a tous besoin d’avoir du temps libre. Et pour y arriver, ce n’est pas tant une question de gestion de temps qu’une question d’être capable de dire «Non!» à certains trucs.

Dire «Non!» c’est se dire «Oui!»

Quand on dit «Non!» à une demande, c’est qu’on est capable de se choisir, penser à nous pas nécessairement en premier, mais tout simplement penser à nous, à nos valeurs, à nos attentes et à nos besoins. C’est important aussi. On se reconnecte à ce qu’on aime, ce qu’on est et ce qui nous passionne.

Le «non» améliore nos relations interpersonnelles

Il n’est pas vrai qu’on dit «Oui» toujours dans le plaisir. Souvent, on le fait à contrecoeur, parce qu’on craint de décevoir ou qu’on ne veut pas blesser quelqu’un. Mais reste qu’on fini par avoir du ressentiment envers ceux qui demandent toujours. Et tout ça vient envenimer nos relations. On choisit d’éviter un conflit, mais souvent, on échange tout simplement un problème par un autre. On peut développer des relations plus vraies et vraiment honnêtes si on arrive à dire «Non!» quand ça ne nous convient pas.

Dire «Non!», ça s’apprend

On ne se le cachera pas : dire «Non!» n’est pas facile. Pour commencer notre apprentissage, on choisit de le dire pour une demande qui n’a pas un gros enjeu dans notre vie : on refuse un choix de resto, on refuse l’achat d’un produit capillaire au salon de coiffure, on choisit de ne pas accompagner notre chum à la quincaillerie, etc. Plus on le dit, plus on devient habile et on s’habitue même au son du «non» dans notre propre bouche.

Un «Non!» exige le moins possible d’explications

Plus le «non» est simple dit sans trop d’explication, plus il est efficace. «Plus vos explications sont précises, plus il y a de chances que votre interlocuteur : a) essaie de trouver une solution à «votre problème» de sorte que vous puissiez acquiescer à sa demande (chose que, bien sûr, vous ne souhaitez pas);  b) soit vexé parce qu’il considère que la raison de votre refus n’est pas valable; c) vous surprenne à mentir (si c’est le cas).» raconte Patti Breitman et Connie Hatch dans le livre Dire non sans culpabiliser, paru aux Éditions de l’Homme.

Un «Non!» ne doit pas nous faire sentir coupable

Ça suffit de se sentir mal quand on dit «non!» à quelqu’un. Personne n’a besoin de s’excuser sans fin. On doit se débarrasser de cette culpabilité et arrêter de croire qu’on est les seuls à pouvoir sauver une situation. Dire non est légitime.

Dire «Non!», ça établit nos limites

Pensez quand on dit «non» aux enfants. Qu’est-ce qu’on fait? On établit des règles, des limites ou des cadres. On leur apprend que tout n’est pas permis et qu’il y a des choses interdites. Un fois adulte, on doit comprendre que nos «nons» ont la même fonction : ils établissent les limites de notre propre personne selon nos valeurs, nos choix, nos besoins et nos désirs. On refuse de se laisser envahir par les conventions sociales, notre famille, nos collègues, nos enfants, nos amis, etc. Il n’y a rien de mal à ça!

Quand on dit «Non!», on est moins stressé

En disant «non», on allège notre quotidien déjà fort chargé et nécessairement on est plus relaxe et moins stressé. C’est probablement le plus bel avantage de savoir dire «non».

Vous arrivez mal à dire « non!»? Lisez le livre Dire non sans culpabiliser (par Patti Breitman et Connie Hatch aux Éditions de l’Homme, 2013). Vous y trouverez des dizaines et des dizaines de mises en situation et autant d’exemples concrets de dire «non» efficacement, sans gêne et sans détour aux demandes et aux invitations que vous recevez. Jamais dire non n’aura été aussi positif!

Nadine Descheneaux, rédactrice

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