Cancer : choisir une perruque

La Société canadienne du cancer estime que 49 100 nouveaux cas seront diagnostiqués en 2014 au Québec. Ces malades et leur entourage devront alors faire face à de nombreux défis, dont certains liés aux traitements de chimiothérapie et de radiothérapie, comme la perte des cheveux.

Pour pallier ce problème qui peut entrainer des conséquences affectives et sociales, certains choisissent de le camoufler en utilisant des accessoires, dont des prothèses capillaires.

Voici quelques conseils pour choisir une perruque.

Avant la perte de cheveux

Recevoir un diagnostic de cancer est difficile à vivre. Et quand on évoque les traitements de chimiothérapie et de radiothérapie, on ne peut s’empêcher de redouter la perte de nos cheveux et ses effets néfastes sur notre apparence. Quelques petits gestes pourraient malgré tout vous aider à vous préparer à ce changement.

  • Optez pour une coupe de cheveux plus courte qu’à votre habitude. Cette transformation capillaire vous permettra de vous sentir coquette, tout en rendant la perte de votre chevelure moins éprouvante.
  • Évitez par contre les colorations chimiques qui, combinées aux traitements, provoquent parfois des réactions allergiques.
  • Utilisez un shampooing doux et un revitalisant pour ne pas fragiliser davantage votre cuir chevelu déjà affaibli. Aussi, il est recommandé de laisser sécher les cheveux à l’air libre, et de les démêler à l’aide d’un peigne.

Choisir une perruque

Plusieurs caractéristiques sont à prendre en compte dans le choix d’une prothèse capillaire.

Synthétique ou naturelle?

Les perruques synthétiques sont souvent moins chères que les naturelles. Il faut compter environ 600 $ pour les premières, le double pour les secondes, notamment parce qu’elles offrent un aspect plus réaliste. Il est tout de même de plus en plus facile de trouver des prothèses synthétiques de bonne qualité.

Les + des perruques synthétiques 

  • Elles sont faciles d’entretien et ne nécessitent généralement qu’un lavage par mois.
  • Il existe un large choix de couleurs et de coupes. Il faut cependant savoir qu’une fois le style choisi, il est impossible de le changer.
  • Les modèles synthétiques sont plus légers, donc, plus confortables.
  • Ce type de prothèses capillaires permet d’avoir une mise en plis impeccable, sans avoir à passer de longues minutes devant le miroir.

Les + des perruques naturelles 

  • Bien entretenues, leur durée de vie est plus longue, jusqu’à 2 ans, par rapport aux perruques synthétiques qui ne durent que de 12 à 18 mois.
  • Leur aspect est, en général, plus naturel et brillant.
  • Les plus coquettes peuvent davantage laisser libre cours à leur imagination en jouant avec leur look. À vous les colorations et les boucles!

Une prothèse capillaire qui vous correspond

Dans tous les cas, il est judicieux de commencer à magasiner votre prothèse capillaire avant même le début des traitements afin de choisir celle qui vous correspondra le mieux. Votre coiffeur sera lui aussi à même de vous prodiguer de précieux conseils quant aux choix de matière et de coupe.

En effet, tout comme votre chevelure, la perruque se doit d’être en accord avec votre style, en plus d’être ajustée à votre taille de tête, à votre forme de visage et même à vos sourcils.

Une question de confort

Un autre élément dont il faut tenir compte dans le choix d’une perruque : son niveau de confort. Posée à même le cuir chevelu, sa base peut alors faire toute la différence, tant pour votre bien-être que pour le côté esthétique.

Selon votre budget, vous pourriez alors trouver différentes sortes de bonnets qui, situés à l’intérieur de la perruque, donnent un fini imitant parfaitement le cuir chevelu, tout en permettant de multiplier les possibilités de coiffures.

Dans tous les cas, privilégiez les prothèses capillaires qui n’ont pas besoin de colle ni d’adhésif pour être fixées.

Trouver de l’aide

Recevoir un diagnostic de cancer est éprouvant à bien des égards, notamment quand il s’agit de notre apparence. Pourtant, il est indispensable que les femmes atteintes continuent de se sentir belles en gardant une image positive d’elles-mêmes. Ainsi, les patientes seront plus à même d’affronter les défis liés à la maladie, et de reprendre le contrôle sur leur vie.

Des organismes offrent gratuitement de l’aide aux malades pour leur permettre de mieux vivre avec les effets des traitements sur leur apparence.

Par exemple, le programme Belle et bien dans sa peau, présent dans 120 hôpitaux à travers le Canada, propose des ateliers de deux heures pendant lesquelles les femmes atteintes d’un cancer obtiennent une foule de conseils beauté éclairés, ainsi qu’une oreille attentive.

Pour trouver un atelier, rendez-vous sur le site web de Belle et bien dans sa peau.

Voici également une liste des bureaux régionaux de la Société canadienne du cancer où l’on peut s’adresser pour avoir accès à différentes ressources. À noter d'ailleurs que la Société canadienne du cancer offre aussi un service de prêt de prothèses capillaires, de foulards et de turbans dans plus de 40 points de services à travers le Québec.

Philippine de Tinguy, rédactrice Canal Vie

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