5 idées fausses sur le suicide

Auteur
Nadine Descheneaux
Jeune femme triste à l'extérieur

Le suicide est un sujet bouleversant sur lequel circulent de nombreuses fausses idées... On a tous peur d'en parler, mais pourtant, cela peut permettre de sauver des vies. Voici des pistes de réflexion au sujet de ces fausses idées, pour ne plus avoir peur d'aborder ce sujet tabou.

1. Parler de suicide, c’est pour attirer l’attention et non, pour passer à l’action

Une autre fausse idée : quand on n'en parle pas, c’est là que le risque de passer à l’action est plus grand. Il ne faut jamais penser que quelqu’un qui parle de suicide ne veut qu’attirer l’attention. Ne prenez jamais une confidence de détresse à la légère. Si vous doutez ou si quelqu’un vous inquiète, n’hésitez pas à appeler la ligne 1 866 APPELLE (277-3553).

2. Il n’y a pas de signes avant-coureurs

Il est rare qu’un suicide soit totalement impulsif. Souvent, les personnes qui ont des idées suicidaires dispersent des signes ou des indices pendant un long moment avant de commettre l'irréparable. Toutefois, détecter ces signes est difficile, car une personne qui songe au suicide peut en donner différents à plusieurs personnes autour d’elle. Elle ne se dévoile pas nécessairement en bloc à une seule personne, ce qui rend la détection plus difficile. Si vous avez des doutes, n'hésitez pas à poser des questions, à prendre régulièrement des nouvelles, à être présent pour la personne qui souffre.

3. Parler peut pousser quelqu’un à passer à l’acte

Il est faux de croire que parler du suicide ou même demander à quelqu’un s’il a des idées suicidaires va le pousser à passer à l’acte. Au contraire, ouvrir la discussion peut permettre à la personne qui songe au suicide de se sentir écouté, comprise et reconnue. C'est un pas dans la bonne direction.

4. Quand on a des idées suicidaires, on ne veut pas être aidé

Si on pense au suicide, on croit qu’il n’y a pas d’autres solutions, que c’est la seule façon d’arrêter de souffrir. Lui démontrer que vous êtes là pour l’épauler dans son mal-être peut l’aider à entreprendre une démarche pour trouver une solution.  

5. Survivre à une tentative de suicide empêche la récidive

Quand une personne fait une tentative de suicide, elle est en proie à une énorme souffrance. Elle ne veut pas vraiment mourir, mais ne sait plus quoi faire pour s’en sortir. Survivre à une tentative n’empêche malheureusement pas la récidive. Une démarche pour retrouver le goût de vivre est nécessaire. Mais personne n’est jamais à l’abri de pensées suicidaires.  

Attention…

Aider n’est pas simple et vous pouvez sentir que vous n’y arrivez pas. Ne restez pas seul. Consulter le site de l’Association québécoise de prévention du suicide ou téléphonez au 1 866 APPELLE (277-3553) pour obtenir du soutient.

 

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