5 actions pour arriver à se passer de son téléphone

Auteur
Nadine Descheneaux

Notre téléphone, on le traine partout et on a de la difficulté à imaginer notre vie sans lui. Pourtant, on peut soigner notre dépendance en débutant par ces 5 actions faciles.  

1- Prendre conscience de notre dépendance

Le mot « dépendance » fait un peu peur. Toutefois, il nous arrive tous de sentir qu’on est un peu trop accroc à notre téléphone. Pour un oui ou un non, on le saisit et penche notre tête au-dessus de son écran. Au petit matin, est-ce que notre premier geste est de le chercher? Nous sentons-nous mal si nous partons sans lui? Pour prendre conscience du temps que nous lui accordons, on utilise une application « choc » qui analyse notre utilisation quotidienne… minute après minute. Il existe plusieurs applications qui permettent d’entamer cette introspection : RealizD, BreakFree, Moment, etc.  « Voir » combien de minutes on passe sur notre téléphone chaque jour ou combien de fois on l’ouvre du matin jusqu’au soir peut être des motivations pour apporter de réels changements

 

2- Désactiver les notifications et les alertes

Pour être moins tenté de jeter un œil sur notre téléphone, on commence par désactiver les nombreuses notifications et alertes qui agissent comme des aimants. Les sons activent notre curiosité. Qui nous cherche? Quelle nouvelle ne peut-on pas rater? Qui nous appelle? Si notre téléphone se tait un peu plus, on apprendra à se désensibiliser peu à peu.  

 

3- Déplacer les applications « grugeurs de temps »

Il est facile de savoir quelles applications nous tiennent captives. On commence par faire un examen de notre utilisation pour cibler les principaux grugeurs de temps. La façon drastique serait de les éliminer de notre téléphone, mais parfois ce n’est pas possible. Il se peut qu’on les utilise pour le travail, par exemple. Mais on peut commencer notre programme de désensibilisation en les déplaçant sur le 2e ou 3 écran de notre appareil. Ainsi, en les voyant moins souvent, on diminue notre réflexe d’aller y passer tous nos temps libres.

 

4- Freiner nos réflexes à petites doses

L’idée n’est pas de cesser de l’utiliser complètement, mais de mieux le faire et de le faire consciemment. Et non le faire par habitude, par ennui ou par peur de manquer quelque chose.

Ainsi, inutile de clamer qu’on va se passer de notre téléphone à 100 % pendant une semaine. L’idée n’est pas de faire un sevrage draconien, mais de contrôler notre dépendance. On souhaite être moins accroc et apprendre à s’en passer. On se donne des défis réalisables qui nous encourageront à poursuivre notre désintox au lieu de nous décourager. Par exemple, on essaie de s’en passer pendant un avant-midi ou une soirée, ou simplement pour la prochaine heure. On évite d’être trop dur envers soi. Notre téléphone est devenu un appareil complexe : on peut en avoir besoin pour un truc précis (appeler, vérifier un courriel, prendre une photo, etc.). Tout n’est pas mauvais.

 

5- Éloigner notre téléphone

Sortir notre téléphone de notre environnement immédiat est une bonne action pour défaire certaines habitudes. Fini le téléphone dans notre chambre : on revient au bon vieux cadran pour se réveiller, au bloc note pour écrire et au livre pour s’endormir. En créant de la distance physique, on freine nos envies de le regarder sans véritable raison.

Dans notre sac à main, on le range dans une pochette sur laquelle on écrit un message à soi pour se rappeler de ne pas le prendre à la moindre envie. Souvent, on sort notre téléphone au moindre moment d’attente ou d’ennui comme dans une file à l’épicerie. Est-ce obligatoire? Même chose si on invite des amis pour le souper, on laisse notre téléphone au sous-sol pour créer un effort supplémentaire qui va nous laisser du temps pour désamorcer notre envie de le consulter.    

Categories

Vous aimerez aussi