10 défis pour être moins contrôlante

Auteur
Nadine Descheneaux
Femme qui chiale contre son mari qui conduit

Être une véritable «control freak» a des répercussions sur notre vie et celle des autres autour de nous! Notre quête de la perfection nous prive de vivre de belles expériences et nous emprisonne dans un état d’anxiété. Voici 10 défis pour être moins contrôlante et laisser plus de place à la spontanéité et aux plaisirs dans notre vie.

1. Reconnaître notre tendance

À première vue, cette étape semble évidente, mais c’est l’une des plus complexes. Il n’est pas simple d’avouer qu’on est une véritable «control freak».

À faire : on note dans quels domaines on est contrôlante et on se félicite pour chaque domaine où on est capable de lâcher (un peu!) prise.

2. Renouer avec la spontanéité

Si on a tendance à combler toutes les cases dans notre agenda, c’est qu’on aime « contrôler » nos horaires. Attention! Il faut réapprendre à faire face avec sérénité aux imprévus et aux surprises.

À faire : on vide une case dans notre agenda et on résiste à la tentation de la planifier trop à l’avance. On commence par se garder quelques heures libres à la fois.

3. Dire « oui » aux plaisirs

Souvent, on se surprend à se priver d’une portion de dessert ou d’une part dans la pizza commandée au bureau le vendredi midi parce qu’on refuse de déroger de nos saines habitudes de vie.

À faire : bien s’alimenter, c’est bien! Mais vivre dans un carcan, c’est lourd. Sans saboter nos habitudes, on essaie de se donner le droit à un petit plaisir de temps en temps. En le choisissant, il est plus satisfaisant.

4. Déléguer… pour vrai

Pas facile de déléguer! On ne doit pas le faire en continuant à surveiller celui ou celle qui fait la tâche à notre place.

À faire : on commence par des tâches ou des domaines qui heurtent moins notre envie de contrôler, autrement, on ne tiendra pas le coup.

5. Quitter la pièce…

On a délégué la tâche de vider le lave-vaisselle à notre aîné? Parfait, mais si on sait qu’on ne pourra pas résister à la tentation de lui dire quoi faire (et quoi ne pas faire) ou si on se sait trop impulsive, on quitte la pièce.

À faire : on sort de la pièce pour freiner notre envie de lui prodiguer des conseils sans fin. On va faire une activité qu’on aime et qu’on n’a jamais le temps de faire habituellement. Ainsi, on associe notre nouvelle liberté à un moment « bonheur ». On aura envie de recommencer plus souvent.

6. Dédramatiser avec humour

L’humour peut nous aider à venir à bout de notre envie de tout contrôler et permet aussi de faire amende honorable quand on s’aperçoit qu’on est encore un peu contrôlante.

À faire : si on a laissé échapper un commentaire, en voiture, avec notre amoureux pour mieux le « guider », on essaie de retourner la situation avec humour au lieu de se fâcher et on s’excuse d’être retombé dans notre mauvaise habitude.

7. Évaluer la réelle importance

Tout n’est pas de la même importance dans la vie! Et on devrait le réaliser, mais quand on veut tout contrôler, on met tout sur la même égalité : « catastrophe ».

À faire : on essaie de se créer une échelle d’importance (ou de gravité!) pour mieux évaluer ce qui nous arrive. On peut aussi toujours faire la balance entre deux trucs pour savoir si on a raison ou non de s’en faire autant.

8. Constater ce que notre habitude nous fait perdre

Quand on évite de vivre certaines expériences ou d’essayer de nouvelles choses parce qu’on craint de ne pas être parfaite, on a le pied pris dans l’engrenage de la perfection. On risque de se faire mal en s’empêchant de vivre, tout simplement. 

À faire : on s’accorde le droit à l’erreur en essayant de mettre l’accent sur le plaisir ressenti au lieu de noter nos performances. Refuser d’essayer par crainte de ne pas exceller nous rendra, à long terme, fort malheureuse. C’est l’un des contrecoups les plus insidieux.  

9. Arrêter de croire qu’on est la seule à avoir raison

Rien n’est fait à notre façon! Rien n’est aussi bien fait que par nous! Rien ne réussit aussi bien que nous! Et, malgré tout, on se plaint de tout faire seule. En voulant tout critiquer et tout contrôle, on incite les autres à… nous fuir! Pourquoi voudraient-ils nous aider si c’est pour récolter nos foudres?     

À faire : on accepte les idées et les façons de faire des autres, on leur demande leur avis et on leur laisse prendre des initiatives. Bref, on leur laisse de l’espace.

10. Ne plus vivre avec l’anxiété

Derrière une personne qui aime avoir le contrôle se cache… une personne extrêmement anxieuse. La routine nous sécurise. La nouveauté nous effraie. Notre perfectionnisme nous donne l’illusion d’être en maîtrise de tout… pourtant, on ne fait que combler une angoisse.

À faire : on creuse un peu et on essaie de voir ce qui se cache derrière notre besoin de tout gérer. Pour qui est-on ainsi? Qu’est-ce qu’on cherche à prouver? Quelles sont les émotions qu’on essaie de tenir à distance? Un bon ménage intérieur est nécessaire.

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