Boeuf d'automne "spicy" coco et curry : histoires d'odeurs et de flair...

Le 05 novembre 2014 par Mme Carrée

Boeuf d'automne

J'étais en secondaire III, je pense...

Quand j'ai appris que l'odorat était le sens le plus intimement lié à la mémoire : un cours de bio en 1984, quelque part par-là...

Ça veut dire en fait que, ni les belles histoires de votre jeunesse, les formes ou les couleurs à la mode d'autrefois, ni les grands titres d'actualités passées ou la musique de votre génération, le goût du spag de vot' mère, ou de votre enfance, celui d'un bonbon, rien de tout ça ne déclenche assez de connexions dans votre ciboulot pour faire jogger vos souvenirs comme peut le faire... votre flair.

Et si vous avez plus de 20 ans...

Je ne connais pas les données scientifiques exactes, mais j'estime qu'il faut être d'un certain âge déjà, pour avoir des souvenirs qui donnent l'impression de "remonter loin dans l'temps". Même chose pour des souvenirs "olfactifs", j'imagine...

Donc, vous et moi en avons certainement fait l'expérience quelques fois...

Boeuf d'automne Boeuf d'automne

Peut-être comme moi...

Vous avez croisé une femme sur la rue qui portait le même parfum qu'une ancienne amie de votre mère...  L'instant d'une seconde, plein de souvenirs sortis du subconscient de votre enfance ont bombardé votre conscient : des détails de sa maison, de son salon, de la fois où vous vous y étiez fait garder... et de son mini chien qui se prenait pour un gardien!

Comment s'appelait-il déjà?

En avez-vous parfois des frissons? Vous arrive-t-il, parfois, à ce moment précis, de vous laisser partir dans un vague nuage d'abandon, quelque part à coté de la réalité? Comme envouté par votre nez, par le seul parfum de cette inconnue que vous avez croisée sur la rue?

Boeuf d'automne

Si vous êtes de la ville...

Peut-être avez-vous roulé en campagne, fenêtres ouvertes un chaud jour d'automne, et senti l'odeur des feuilles mortes qui brûlaient. Et cette odeur vous rappelle votre voyage à Gaspé, la seule fois où vous y êtes allée, pour le 50e de "mononc'' Paul et "matante" Aimée. C'est cette fois-là que vous aviez rencontré celui qui est aujourd'hui... le père de vos enfants.

Et chaque fois que vous sortez de la ville à la fin d'octobre, et sentez cette odeur grisante de feuilles brûlées, son visage redevient tellement, tellement jeune, clair et vif... dans votre mémoire.

Boeuf d'automne Boeuf d'automne

Si vous êtes de la banlieue...

Vous faites peut-être le chemin de votre boulot, partiellement en voiture, en bus ou en métro. Pis des fois, en ville, l'été, y'a comme une odeur de vieilles "pinottes" chaudes dans l'air, quand vous arrivez à hauteur de Décarie. Une odeur qui vous stresse un max, parce qu'elle vous transporte litéralement au jour où vous avez eu votre accident...

Pis c'est étrange, on dirait même que la douleur revient... le temps de cet intant!

C'est fort, le nez... hein?

Boeuf d'automne

Y'a des odeurs...

Plus remarquables, plus fréquentes, certaines qui ramènent à de bons souvenirs, d'autres... à de moins plaisants. Y'a des odeurs plus anciennes, des marques de savonnettes qu'on ne connait plus, des parfums disparus, des épices que seules nos grand-mères utilisaient, des odeurs oubliées qui traînent et se languissent au détour d'un pâté d'maison, par la fenêtre d'un salon, dans les cheveux d'une enfant qu'on bécote, sur le tissu de vie qu'on se tricote...

Boeuf d'automne

Me semble que c'est une bonne saison pour les odeurs...

L'automne, ça sent la laine. Le gros chandail qu'on porte juste en demi-saison, parce qu'il est clairement trop chaud sous un gros manteau, la saison d'après.

Ça sent la nature qui se fane et s'endort, baignée de soleil et gorgée d'or.

Mais ça sent aussi l'fumier!! De moutons? De vaches? Ça sent la pluie, le vent; ça sent bon en dedans : les rôtis, les bouillis, et tous les plats réconfortants, qu'on prépare par plaisir, mais surtout par amour...

Ces plats dont l'odeur nous surprend au tournant, quand les fenêtres d'une cuisine embuée s'ouvrent toutes grandes, celles d'en-dessous de chez nous, du bout d'la rue, de chez moi ou de chez vous...

Pomme-cannelle, cassonade, érable et noix, mais aussi basilic et tomate, chili, curry, échalotes et racines...
Ail, oignons, tout c'qui embaume la maison,
et l'olfaction fascine...

Boeuf d'automne

Boeuf d'automne "spicy" coco et curry

  • 3 cuillerées à table d'huile d'olive (ou autre huile végétale)
  • 2 livres de boeuf coupé en cubes (bas de palette, cubes à ragoût, etc.)
  • 2 oignons moyens ciselés
  • 5 gousses d'ail hachées
  • 2 cuillerées à table de gingembre frais râpé
  • 2 cuillerées à table de sauce soya
  • 1 cuillerée à table de poudre de curry (cari)
  • 1 cuillerée à thé de poivre de Cayenne
  • 1 boîte de lait de coco (non sucrée)
  • 2 cuillerées à table de cassonade
  • 1 gros poivron jaune, rouge ou orangé coupé en lamelles
  • Coriandre fraîche ciselée au goût
  • Riz, nouilles au oeufs, pâtes ou légumes sautés, en accompagnement...
  1. Dans un faitout ou une cocotte, faire chauffer l'huile sur un feu modéré, et y faire bien dorer les cubes de boeuf, de tous les côtés, en procédant par étapes et quelques cubes à la fois, pour éviter que la viande ne bouille en manquant d'espace.

  2. Retirer la viande du faitout; réserver au chaud.

  3. Ajouter les oignons au faitout, au jus et au gras accumulés par la viande, et les cuire en remuant de temps à autre, pour environ 5 minutes.

  4. Ajouter l'ail, le gingembre, la sauce soya, le curry et le Cayenne, et poursuivre la cuisson 2 minutes en remuant souvent (et en évitant que l'ail ne brûle).

  5. Ajouter le lait de coco et la cassonade, remuer doucement jusqu'à réchauffé, puis retourner les cubes de boeuf réservés au faitout.

  6. Bien mélanger le tout, et enfourner sur la grille du centre, à 300 °F, pour 3 heures (ou jusqu'à 4h30, pour encore plus tendre, effiloché).

  7. Retirer du four, laisser tiédir une quinzaine de minutes, et servir au goût, sur du riz au jasmin, des nouilles, des pâtes, et/ou accompagné de légumes, de salades.

Mme Carrée

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