Marie-Michelle Garon rend hommage à sa maman

Auteur
Marie-Michelle Garon

Ah, ma chère maman, unique, indescriptible, qui sort des clichés et des lieux communs, je ne peux qu’emprunter la parole des poètes pour te décrire avec élégance!

Pour ta force, Anne Sylvestre :

S’il vous plait, soyez comme je vous ai

Vous ai rêvé depuis longtemps, libre et fort comme le vent,

Libre aussi, Regardez je suis ainsi

Apprenez-moi, n’ayez pas peur, pour moi je vous sais par cœur.

J’étais celle qui attend, mais je peux marcher devant,

J’étais la bûche et le feu, l’incendie aussi je peux.

Ref :  Une sorcière comme les autres – Anne Sylvestre

 

Pour ton aspiration constante à la liberté, Richard Desjardins :

Par delà les frontières,

Les prairies et la mer

Dans les grandes noirceurs

Sous le feu des chasseurs

Dans les mains de la mort

Il s’envole encore.

Ref :  Le cœur est un oiseau – Richard Desjardins

 

Pour ta ténacité, Léo Ferré :

Y’en n’a pas un sur cent

Et pourtant ils existent (…)

Avec l'amour au poing

Sur la table ou sur rien

Avec l'air entêté

Qui fait le sang versé

Ils ont frappé si fort

Qu'ils peuvent frapper encore. 

Ref : Les anarchistes – Léo Ferré

 

Pour ta passion, Charles Baudelaire :

Enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse

Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question.

Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps

qui brise vos épaules et vous penche vers la terre,

il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise,

mais enivrez-vous!

Ref : Enivrez-vous, Charles Beaudelaire

 

Pour tes failles, Natalie C. Barney :

Un cœur qui ne bat de toutes ses forces et qui ne connaît des faiblesses, n’est qu’un organe.

Ref : Extrait : Souvenirs indiscrets – 1960, Natalie C. Barney 

 

Pour ton amour des iconoclastes, des marginaux et des artistes, Jean-Paul Daoust :

Comme une orchidée dans un verre de champagne

Ref : Ode alimentaire, Jean-Paul Daoust

 

Pour ton dynamisme légendaire, Félix Leclerc :

Au paradis paraît-il mes amis,

C’est pas la place pour les souliers vernis

Dépêchez-vous de salir vos souliers

Si vous voulez être pardonnés

Ref : Moi, mes souliers, Félix Leclerc

 

Pour ton courage, Georges Sand :

J’ai souffert souvent, je me suis trompée quelque fois, mais j’ai aimé

C’est moi qui ai aimé et non un être factice créé par mon orgueil et mon ennuie.

 

Mais ta principale qualité, celle qui supplante toutes les autres, n’en déplaise à ceux qui ne peuvent pas en profiter, c’est d’être ma maman. Je t’aime avec tes qualités, tes imperfections et suis remplie d’admiration pour cette petite fille d’Ahuntsic, pleine de force et de sensibilité, qui garde encore et toujours la tête haute pour embrasser entièrement les tempêtes comme les beaux jours.

Joyeuses fête des Mères,

Ta fille qui t’aime

Marie-Michelle xxx

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