La vie de papa, vue par Alain Fournier, animateur de Bye-Bye Maison!

Une entrevue avec Alain Fournier, animateur de Bye-bye Maison! et père de trois grands enfants.

Pour toi, c’est quoi être père? Qu’est-ce que ça représente? 

Être père, c’est un contrat à vie! Mais un beau contrat. C’est être un guide et un modèle pour mes enfants, les supporter dans tout ce qu’ils font, les encourager dans les moments plus difficiles ou les pousser et les amener à se surpasser pour atteindre leurs objectifs. Les rassurer quand ils ne sont pas sûrs de leurs décisions. Juste être là quand ils en ont besoin, même sans rien dire, mais aussi savoir les laisser choisir leur chemin sans imposer nos propres idées ou nos choix qui ne reflètent pas nécessairement leurs besoins. Les suivre à distance sans être trop insistant. Être la base sur qui ils peuvent s’appuyer. Veiller sur eux!

À tes yeux, quelle est la plus belle valeur à développer pour être un bon papa?

La valeur la plus importante pour moi est le respect. Il faut se respecter soi-même, ses limites, si on veut obtenir le respect de ses enfants. Ce n’est pas une valeur à sens unique, mais bien un échange continuel entre le parent, qui doit donner l’exemple, et les enfants qui sont là pour apprendre à respecter les gens qui les entourent, mais aussi les choses et tout ce que la vie nous offre. Être à l’écoute et développer avec eux un dialogue ouvert et sans préjugés sur ce qu’ils vivent. Surtout lorsqu’ils deviennent des adultes.

C’est quoi le plus grand défi? Ce qui est parfois le plus difficile?

Ce que je trouve de plus difficile et qui est le plus grand défi pour moi est de ne pas tenter de leur éviter de trébucher parfois ou de se tromper. J’essaie souvent de les protéger de tout ce qui peut les rendre malheureux ou leur faire mal. Les échecs font partie de l’apprentissage, mais j’aimerais qu’ils en aient le moins possible. Je suis parfois au-devant d’eux pour leur éviter des déceptions. Je dois me parler à l’occasion et me convaincre de ne pas intervenir, et ce, même s’ils sont devenus des adultes à part entière et qu’ils ont leur vie respective, parce qu’ils doivent faire leurs propres expériences. Je veux qu’ils soient heureux, tout simplement.

À part la naissance de tes enfants, parle-nous d’un moment de bonheur que tu vis ou que tu as vécu avec eux.

J’ai trois enfants : Stéfanie 27 ans, Maxime 25 ans et Cindy 23 ans. Ils sont pour moi une très grande réussite dans ma vie. Ils sont autonomes, indépendants et je suis tellement fier d’eux. Les trois ont quitté le nid familial, mais nous avons la chance d’être très près, toute la famille. Même si Stéfanie vit à New York où elle travaille comme artiste en danse, gymnastique et acrobatie, on reste en communication constante. On suit sa carrière de près et chaque fois qu’elle a besoin de conseils, elle se réfère à ma conjointe et moi.

J’ai la très grande chance de travailler avec Maxime et Cindy. J’ai fondé ma compagnie de rénovation avec Maxime, et Cindy travaille avec nous elle aussi. Ce qui nous permet d’être vraiment près l’un de l’autre. Ça permet de tisser des liens très étroits et de partager beaucoup de moments ensemble. Comme ma conjointe s’occupe de la partie administration, ça a créé une compagnie familiale et nous permet d’être toute la famille ensemble tous les jours. Alors, pour moi, le bonheur d’être père, c’est d’avoir réussi à créer une ambiance de respect et de communication, et de pouvoir, chaque jour, partager la vie avec ce que j’ai de plus précieux dans ma vie : ma famille. C’est le contrat à vie que j’ai signé quand je suis devenu papa et j’entends bien le respecter.


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