Devine qui vient garder? : L’entrevue de Jean Airoldi

Un moment ludique entre les enfants de la famille Caron et leur gardien d'un jour, Jean Airoldi.

Tout d'abord, as-tu des enfants?

Oui, j’ai 2 petites filles, âgées de 6 et 8 ans.

Pourquoi as-tu décidé d'essayer l’expérience de Devine qui vient garder? Qu’est-ce qui t’a poussé à accepter le défi?

Je trouvais que c’était un concept d’émission intéressant. J’étais aussi intrigué de voir ce que ça allait donner, puisque c’est la première année que cette émission est diffusée.

Combien d'enfants as-tu gardés?

J’ai gardé 2 garçons de 9 et 13 ans, ainsi qu’une petite fille de 12 ans. Ah, et un ami de 12 ans est venu s’ajouter au cours de la journée!

Puisque tu as des filles, as-tu trouvé différent d’interagir et de t’occuper de garçons?

Puisque j’ai des neveux, je suis habitué d’interagir avec des garçons, donc j’étais à l’aise lors de ma journée de gardiennage. Cela dit, c’est sûr qu’il s’agit d’enfants que je ne connaissais pas, donc à ce niveau, c’était plus « déstabilisant ». Et aussi, des ados, ça ne s’ouvre pas très facilement. Donc, c’est sûr que si je les avais gardés 2 jours de plus, je crois que j’aurais « performé » davantage! (Rires)

En quelques mots, comment décrirais-tu les enfants que tu as gardés?

Ce sont des enfants qui sont bien élevés et très polis. Donc, je n’ai pas eu à être autoritaire du tout! Je dirais que la petite fille était un peu plus renfermée, mais cela devait être à cause de la gêne. Le plus jeune était super cute, très allumé et très gentil.

Avais-tu des attentes, des peurs, des craintes au préalable? Étais-tu fébrile?

C’est sûr que je me posais plusieurs questions. Combien d’enfants vais-je garder? De quel genre d’enfants s’agit-il? Tannants? Sages? Jeunes? Ados? Bébés?

Lorsque je suis arrivé, un garçon et une fille m’ont d’abord accueilli, donc je pensais que j’allais en garder 2. Mais on m’a aussitôt dit : « Le troisième dort encore, il va falloir que tu ailles le réveiller! » Je me suis presque demandé si c’était arrangé. Mais non, c’était bel et bien vrai!

Y a-t-il un moment où tu as pensé avoir perdu totalement le contrôle de la situation? Est-ce qu’il y a eu un moment où tu as intérieurement souhaité être n’importe où, mais ailleurs?

Non. Cela dit, puisque les enfants étaient plutôt gênés, surtout au début, il y avait des moments où je me demandais s’ils allaient finalement me parler, me dire quelque chose, proposer une activité. C’était moi qui leur posais des questions sans arrêt, alors j’avais hâte qu’ils sortent de leur coquille!

À l’inverse, est-ce qu’il y a un moment ou une anecdote qui t’a particulièrement touché avec les enfants?

À la fin, ils m’ont offert un super beau cadeau : ils m’avaient bricolé la veille un gros ciseau en bois, peint à la main, avec mon prénom et les leurs dessus. J’ai vraiment trouvé que c’était une belle attention!

Qu'as-tu retiré de ta journée de gardiennage, as-tu appris quelque chose?

J’ai surtout appris sur la réalité des ados qui vivent en famille à garde partagée. Puisque c’est vers cette même réalité que je m’en vais avec mes filles, je ne cacherai pas que j’ai trouvé ça dur. Ils m’expliquaient qu’un tel nombre de jours ils étaient chez papa, et que le reste du temps ils étaient chez maman. Ils m’ont aussi partagé que leurs parents n’avaient pas encore de nouvel amoureux. C’est venu me chercher.

Que penses-tu que les enfants vont retenir de leur journée avec toi?

Je leur ai montré comment coudre un bouton, donc j’espère qu’ils vont retenir ça! (Rires) Même lorsqu’ils avaient de la misère au début, je ne leur ai pas dit d’abandonner et de passer à autre chose. J’ai vraiment pris le temps de leur montrer, jusqu'à ce qu’ils soient capables, quitte à couper le fil ou arracher le bouton plusieurs fois. Ils se sont montrés très persévérants, et j’étais fier d’eux!

Un portrait de la famille Caron.

Propos recueillis par Catherine Robert, rédactrice Canal Vie

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