Devine qui vient garder? – L’entrevue de Georges Laraque

Les deux filles de la famille Villiard et leur gardien d'un jour, Georges Laraque.

Tout d'abord, as-tu des enfants?

Oui, j’ai des jumeaux : un gars et une fille.

Qu’est-ce qui t’a poussé à accepter le défi Devine qui vient garder?

Ayant 2 enfants, et étant donc habitué d’en côtoyer constamment, passer du temps et jouer avec des enfants, pour moi, c’est l’fun. C’est sûr que participer à une émission éducative, qui peut aider les parents avec leurs enfants, ça m’intéressait beaucoup. Je trouve qu’aujourd’hui, les parents ne sont pas assez actifs et présents dans l’éducation de leurs enfants; beaucoup se contentent de les laisser à la garderie ou à une gardienne pour les divertir, et je trouve ça désolant.

Ce que je voulais, en participant à cette émission, c’est montrer que, même si ce ne sont pas tes enfants, quand tu connectes avec eux, même pour une seule journée, c’est ce qui est important au bout du compte. Certains parents n’ont même pas cette « connexion » avec leurs enfants, et ils les voient tous les jours! Peut-être qu’en voyant l’émission, certains parents vont réaliser à quel point les moments qu’on passe avec nos enfants sont à chérir.

Combien d'enfants as-tu gardés?

2 petites filles!

En quelques mots, comment décrirais-tu les enfants que tu as gardés?

La plus jeune était débordante d’énergie, tout comme moi lorsque j’étais jeune! Les 2 filles étaient super polies, gentilles, respectueuses; elles étaient des anges! Elles étaient vraiment incroyables…

Avais-tu des attentes, des peurs, des craintes au préalable? Étais-tu fébrile?

Je n’avais aucune peur, aucune crainte, et surtout, aucun critère! Lorsqu’on m’a demandé au préalable si j’avais des préférences ou des conditions, j’ai immédiatement dit que je n’en avais aucune, et qu’on pouvait me mettre dans n’importe quelle situation, peu importe le nombre et l’âge des enfants. Je n’avais aucune attente parce que je savais que ça allait marcher.

Y a-t-il un moment que tu as trouvé plus difficile ou où tu as pensé avoir perdu totalement le contrôle de la situation?

Ce que j’ai trouvé le plus difficile, c’est de m’en aller à la fin de la journée. J’ai vraiment trouvé ça dur de les quitter. On essayait vraiment d’étirer la journée, même si les parents étaient revenus. Par exemple, une fois le tournage terminé, on a joué à Uno, et si je n’avais pas eu à faire cette entrevue, je serais resté jusqu’à ce que les filles s’endorment.

À l’inverse, est-ce qu’il y a un moment ou une anecdote qui t’a particulièrement touché avec ces enfants?

Il n’y a pas de moment en particulier, ce sont davantage plusieurs petits moments anodins qui m’ont touché. Par exemple, quand une des filles m’a pris la main, quand l’autre m’a laissé la porter sur mon dos… C’est là que j’ai vu qu’elles me témoignaient une certaine confiance, qu’un lien spécial s’était établi. Et il ne faut pas oublier que j’étais un total étranger pour elles au début de la journée. Et je suis quand même un « monstre » de 6' 3", 275 lb! (Rires)

Mais sérieusement, notre journée a été magique. On a fait plusieurs activités ensemble, et il y avait réellement une chimie, c’était « écœurant »! Ça m’a fait tellement chaud au cœur de voir que les enfants ne voulaient pas que je parte à la fin de la journée.

Et cette fameuse connexion-là, tu ne peux pas « faker »ça. Tu ne peux pas faire semblant d’aimer passer du temps avec eux et d’avoir du fun avec eux; ils le sentent de toute façon. Moi, j’étais très content d’être là, et elles l’ont ressenti, ça c’est sûr.

Qu'as-tu retiré de ta journée de gardiennage? As-tu appris quelque chose, soit sur toi ou sur les enfants en général?

Je te mentirais si je te disais que j’ai appris quelque chose. J’ai participé à l’émission principalement pour faire comprendre aux parents à quel point il est important de s’arrêter et de profiter des petits moments de bonheur avec leurs enfants. Et je parle en connaissance de cause; je fais des conférences sur l’importance de l’activité physique pour encourager les jeunes à bouger, et ça, ça demande la participation des parents. Trop souvent, je réalise que les parents ne s’investissent pas assez. Ils doivent passer du temps avec leurs enfants et faire du sport avec eux. Je le dis constamment.

Que penses-tu que les enfants vont retenir de leur journée avec toi?

Que du positif. Et c’est sûr que je vais les revoir. Quand on crée des liens comme ça avec des enfants, on ne peut pas leur dire « adieu », et s’en aller à la fin de la journée comme si de rien n’était. C’est certain que je vais appeler leurs parents,  que je vais aller chercher les filles, et qu’on va aller faire une activité ensemble!

La famille Villiard

Propos recueillis par Catherine Robert, rédactrice Canal Vie

Vous aimerez aussi

Commentaires