Devine qui vient garder? : L’entrevue de Charles Hamelin et Marianne St-Gelais

Les enfants de la famille Hébert et leurs gardiens d'un jour, Marianne St-Gelais et Charles Hamelin.

Tout d'abord, avez-vous des enfants?

Charles : Non, mais nous en voulons.

Marianne : On s’est toujours dit qu’on en voudrait minimum 2, maximum 4!

Est-ce qu’il y a beaucoup d’enfants dans votre entourage? Comment sont vos contacts avec eux en général?

M : Ça commence tranquillement. Charles a un cousin qui a déjà 3 enfants, et depuis l’arrivée du premier en 2007, nous sommes assez proches d’eux. C’est sûr que dans le reste de notre entourage, il y a quelques enfants. Bien qu’on ne les côtoie pas tous les jours, il arrive qu’on passe des journées avec eux, et on adore ça!

Qu’est-ce qui vous a fait décider d'essayer l’expérience de Devine qui vient garder? Qu’est-ce qui vous a poussé à accepter le défi?

M : Honnêtement, je crois qu’on voulait surtout se tester. Charles et moi, on s’est toujours considérés comme une bonne équipe. Nous travaillons bien ensemble, mais on voulait voir si on travaillait bien ensemble à un autre niveau : avec les enfants. Nous sommes des amoureux des enfants, et nous trouvions que l’émission était une belle opportunité pour nous de voir comment nous nous débrouillerions ensemble.

C : Comme Marianne a dit, nous adorons les enfants, et nous interagissons de plus en plus avec des enfants de notre entourage. Nous pouvons affirmer qu’après notre expérience à Devine qui vient garder?, ça ne nous a surtout pas découragés! Ça nous a prouvé que nous voulions sincèrement bâtir une belle petite famille ensemble.

Combien d'enfants avez-vous gardés?

M : Nous en avons gardé 4, mais au courant de la journée, 4 amis sont venus se joindre à la partie!

En quelques mots, comment décririez-vous les enfants que vous avez gardés?

M : Nous sommes vraiment « tombés » sur de bons enfants! Ils étaient très sages, pas du tout turbulents, et ils étaient indépendants, dans le sens qu’ils n’avaient pas toujours besoin d’un adulte pour s’occuper d’eux ou pour jouer avec eux... Donc, cela nous a beaucoup aidés! Ils étaient débrouillards; on voyait qu’ils avaient appris à trouver des trucs et solutions par eux-mêmes avant d’aller immédiatement chercher l’aide de quelqu’un plus vieux. D’ailleurs, leur attention était facile à capter, ils étaient attentifs et réceptifs, ce qui nous a encore une fois facilité beaucoup la tâche.

C : Les 4 enfants de la famille que nous avons visitée étaient âgés de 1 ½ an, 4 ½ ans, 7 ans et 9 ans. C’est sûr que c’était un cas à part avec le petit de 1 ½ an, puisqu’il fallait toujours s’assurer qu’il n’était pas ennuyé; il ne fallait jamais le perdre de vue… Mais pour ce qui était des 3 plus vieux, ils étaient très faciles à vivre, ils respectaient les règles, et ils savaient ce qu’ils avaient le droit de faire et de ne pas faire.

Y a-t-il un moment où vous avez pensé avoir perdu totalement le contrôle de la situation?

C : Non, il n’y a pas vraiment eu de moment critique. Étant jeunes, nous sommes à l’aise de jouer et de nous « énerver » avec les jeunes. D’autant plus que Marianne et moi venons tous deux de familles nombreuses. Ainsi, nous n’étions pas « paniqués » par le fait que nous devions nous s’occuper de 8 enfants à la fois.

M : Comme Charles dit, nous venons de familles nombreuses, et en plus, nous recevions souvent beaucoup d’amis à la maison. Nous sommes habitués aux rassemblements et aux gros groupes de gens. Donc, lorsque nous avons eu la surprise de recevoir 4 amis, ça ne nous a même pas affolés une miette!

C : Personnellement, je ne m’en suis même pas rendu compte que nous étions rendu 10! Quand j’étais jeune, ma mère gardait d’autres enfants à la maison, donc nous étions souvent une quinzaine chez moi. Puisque j’étais la plupart du temps le plus vieux, je prenais souvent de petits groupes en charge, et nous faisions des activités ensemble. Donc, mon expérience à Devine qui vient garder? m’a aussi rappelé de beaux souvenirs!

À l’inverse, est-ce qu’il y a un moment ou une anecdote qui vous a particulièrement touché avec ces enfants? Quel fut votre moment préféré dans votre journée de gardiennage?

C : À un moment de la journée, on s’est baignés tous ensemble. C’est vraiment une partie de la journée que j’ai trouvée très amusante! Même si des fois, leur trip était de « caler Charles », c’était juste drôle, et nous avons eu beaucoup de fun!

Qu'est-ce que vous avez retiré de votre journée, avez-vous appris quelque chose?

M : Pour ma part, ça a confirmé que je connaissais bien Charles; j’ai vu sa grande patience, et ce, dans toutes sortes de situations. Par exemple, dans la piscine, il se retrouvait avec presque les 8 enfants sur son dos parce qu’ils voulaient jouer avec lui ou avoir son attention. En avoir beaucoup sur les bras, il gère ça à sa façon, et ça ne devient jamais quelque chose de négatif pour lui. Même s’il en avait beaucoup à gérer, il avait tout simplement l’air d’un homme heureux, qui avait du fun avec les enfants. Ça m’a prouvé que j’ai vraiment besoin de lui pour me balancer, parce que personnellement, je ne suis vraiment pas une personne patiente. Au contraire, ce genre de situation où je n’aurais pas le contrôle me rendrait beaucoup « insécure », mais je sais que Charles sera là pour contrebalancer le tout. Donc, j’ai vu encore une fois qu’on se complète bien et que j’ai besoin de lui dans mon équipe!

Que pensez-vous que les enfants vont retenir de leur journée avec vous?

C : Dans ce genre de situation, des inconnus débarquent chez d’autres inconnus, et évidemment, c’est très intimidant, autant pour nous que pour les enfants. Cela dit, nous sommes arrivés là-bas avec le désir d’avoir beaucoup de plaisir, et je pense qu’on a réussi à bien transmettre cette volonté d’être là, avec les enfants. Et cela a fait qu’en seulement une seule journée, nous avons développé quelque chose de spécial. À la fin, ils ne voulaient pas qu’on s’en aille, et on pouvait vraiment voir qu’ils avaient apprécié leur journée avec nous. Nous nous sommes attachés à eux, et on pouvait clairement voir que c’était réciproque. Et ça, ça fait beaucoup de bien.    

La famille Hébert

Propos recueillis par Catherine Robert, rédactrice Canal Vie

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