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La discussion respectueuse est d'ailleurs souvent la clé du succès. Mais pourquoi attendre d'être devant le problème, d'être dans la tourmente des pleurs incessants, des nuits sans sommeil, du retour au travail et même de l'adolescence pour vous rendre compte que vous partagez des règles complètement à l'opposé de celles de votre conjoint? Voyez venir les discordes en mettant, noir sur blanc, vos principes respectifs sur papier. Le compromis sera plus facile à faire lorsqu'il se présentera. Vous pouvez même commencer à y penser avant que l'enfant vienne au monde.
- Quand vous êtes enceinte ou que vous projetez avoir des enfants, prenez la peine de vous asseoir entre adultes pour discuter calmement des points importants pour vous. Ça peut vous sembler tiré par les cheveux, mais souvent, dans les couples, un est très laxiste, l'autre beaucoup moins. Si tout est défini d'avance, la dispute devient beaucoup moins appropriée. Cette pause « mise au point » peut se faire au fur et à mesure que l'enfant grandit, selon les besoins.
- Mettez tout par écrit. Ça permet de clarifier les choses, d'éviter les non-dits et les malentendus et de rappeler chacun de vous à l'ordre. Les « C'est pas ça que j'ai dit » ou « J'ai jamais proposé ça » sont ainsi évités.
- Les repas : commencez par définir ce qui est important pour vous au niveau de l'alimentation ou de l'heure des repas. Sera-t-il important que votre enfant mange tôt avec des ustensiles? Qu'il mange très proprement? Quand il sera plus vieux, qu'il demeure à table jusqu'à ce que le repas soit terminé? Aura-t-il droit à des desserts très sucrés? Seulement à des collations santé? Mangera-t-il seul devant la télé quand il le désirera ou accordez-vous de l'importance aux repas pris en famille?
- Les jouets : vous devez vous mettre d'accord sur la fréquence et l'importance des achats, des cadeaux sans occasion. Y aura-t-il droit? Tout le temps? Vous savez, par exemple, que vous avez une belle-famille qui gâtera votre progéniture au maximum et que vous risquez d'être rapidement envahi par les jouets. Validez une entente du type : « Quand notre enfant reçoit un jouet, il doit accepter d'en donner un ».
- Argent de poche : peut-être avez-vous été du genre à avoir été obligée de faire le ménage chez vous sans rien recevoir, seulement pour acquérir le sens du partage et des responsabilités. Peut-être que votre conjoint, lui, recevait 50 sous à chaque fois qu'il faisait une corvée. Et votre enfant? Qu'avez-vous prévu pour lui? Allez-vous lui donner de l'argent de poche? Si oui, de quelle façon?
- Les sorties : aura-t-il le droit de coucher chez des amis? Jusqu'à quelle heure pourra-t-il sortir? Les sorties aussi sont source de discorde. Il faut s'asseoir pour y penser.
- Les tenues vestimentaires : si vous êtes du type à supporter que votre fille porte des vêtements sexys, que votre fils adopte des marques ultras chères, ce n'est peut-être pas le cas de votre conjoint. Jusqu'où sont vos limites et les siennes?
- Les cours : un, deux, trois cours par semaine? Aucun? Entendez-vous sur ce point, discutez-en. Quand votre enfant vous en fera la demande, vous saurez quoi lui répondre et vous serez au diapason.
- La télévision : votre enfant sera peut-être du style violent, même en bas âge, et vous privilégiez les émissions de type « Télétobbies ». Avant qu'il ne vous fasse une crise devant le téléviseur, demandez à votre conjoint où il se situe dans l'échelle d'émissions d'action à accepter. Aussi, combien de temps acceptez-vous qu'il passe devant la télé? Deux heures les week-ends ou peu importe, c'est la liberté totale?
- Ordinateur : même chose pour l'ordinateur. Y a-t-il des limites au temps qu'il peut y consacrer et sur quels sites il peut aller? Son ordinateur est-il dans le salon ou dans sa chambre?
- Le choix des amis : si votre enfant choisit des amis que vous aimez plus ou moins pour la mauvaise influence qu'il a sur lui ou à cause des valeurs d'éducation que vous ne partagez pas avec sa famille, êtes-vous plutôt du genre à le laisser s'en rendre compte lui-même, à refuser qu'il amène son ami à la maison ou carrément à lui interdire de le voir à l'école et dans le terrain de jeu?
Toute sorte d'autres sujets peuvent être considérés. Faites-en la liste et discutez-en à deux. L'exercice ne peut que vous être bénéfique et face à votre enfant, vous dégagerez une solide assurance qui le sécurisera. Il y a déjà assez d'imprévus, si on peut prévoir le prévisible, pourquoi hésiter?
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