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Péridurale (ou épidurale)
Son principe est de bloquer la transmission des sensations douloureuses au niveau des nerfs de l'utérus, en injectant un produit anesthésique local. On introduit dans le bas du dos, à l'aide d'une aiguille spéciale, un tuyau très fin (cathéter) qui reste en place tout au long de l'accouchement afin de permettre l'administration répétée de l'anesthésique. En ce qui concerne les risques de paralysie, dont on a tous beaucoup entendu parler, ils relèveraient davantage de mythes urbains. De nos jours, des centaines de cas sont pratiqués par année dans les hôpitaux pour enfants et les anesthésistes ne pourraient se permettre se genre de risques.
Césarienne
La césarienne est une opération chirurgicale qui touche 16 % des femmes. Elle consiste à inciser la partie inférieure de l'abdomen et de l'utérus pour faire naître un enfant quand les conditions idéales ne sont pas réunies. Réalisée le plus souvent sous anesthésie locale, la césarienne n'empêche pas la mère de vivre son accouchement même s'il ne se fait pas par les voies naturelles. L'intervention peut être décidée à l'avance ou pratiquée en dernier recours. Tout dépend de votre morphologie et de la position du bébé.
Amnioscopie
L'amnioscopie consiste à aller voir l'aspect du liquide amniotique dans lequel baigne le foetus. Cet examen est réalisé à l'aide d'un petit tube constitué de fibres optiques, appelé endoscope, introduit dans le col de l'utérus. Plus anodin que l'amniocentèse, il ne permet cependant pas de prélever du liquide amniotique. On ne peut donc que mettre en évidence des signes indirects de souffrance foetale.
Monitorage et électrode foetale
Pour mesurer les battements de coeur du bébé et la qualité des contractions, dès votre arrivée à l'hôpital, les médecins posent des capteurs sur votre ventre. Il est normal que le rythme cardiaque du bébé décélère pendant les contractions. Toutefois, si les battements ralentissent de façon marquée et pendant de longues secondes, ils signifient peut-être une détresse foetale, le cordon autour du cou, par exemple. Dans le but de mieux mesurer les réactions de l'enfant, le médecin peut installer une électrode foetale, genre de fil métallique qui sert de capteur et qui est accroché sur le crâne du bébé. Pauvre petit ! Mais cette spirale ne lui laissera qu'une légère cicatrice et n'est, semble-t-il, pas douloureuse. D'autres tests, comme des prises de sang, peuvent être faits pour mesurer le degré de souffrance foetale.
Bloc honteux
Il consiste en une anesthésie de la vulve pour réduire la douleur.
Calmants
De nombreuses femmes préfèrent accoucher de façon naturelle, sans péridurale. Toutefois, un calmant peut leur être donné; il fera effet environ pendant deux heures. Ensuite, le médecin ne pourra pas leur en redonner et devra avoir recours à la péridurale si la douleur est intolérable.
Anesthésie générale
Elle peut être jugée nécessaire, entre autres, en cas de détresse foetale. Si le pouls du bébé diminue de façon draconienne, une intervention d'urgence s'impose, la maman doit être anesthésiée et une césarienne doit s'effectuer sans attendre. Dans ce cas, elle n'est pas du tout consciente de l'accouchement et le père ne peut y assister.
Épisiotomie
C'est la coupure du périnée, région située entre le vagin et l'anus. La pratique de l'épisiotomie est destinée à faciliter l'expulsion du bébé. Elle peut être plus ou moins grande, plus ou moins profonde, en fonction des difficultés rencontrées. L'épisiotomie est réalisée très progressivement, tissu par tissu, et recousue avec le même soin. Cette pratique est de moins en moins utilisée et est indiquée s'il y a des indices de souffrance foetale ou pour les grands prématurés (moins de 32 semaines).
Forceps
Il en existe différents modèles, mais tous ont pour principe d'être introduits à dilatation complète, sur une tête engagée. Ce sont des cuillères métalliques, croisées comme des ciseaux. La paume de la main de l'obstétricien accompagne la partie évasée de la cuillère qui est glissée entre les parois maternelles et la tête de l'enfant. 20 % des accouchements au Québec nécessitent des forceps, bien que les risques d'erreurs médicales existent et que cette technique représente un certain danger pour l'enfant.
Ventouse
Il s'agit d'une cupule sur laquelle on branche un dispositif d'aspiration. On applique cet instrument à la tête du bébé pour faciliter son expulsion.
Violaine Dompierre, édimestre Canal Vie
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