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Le jardinage écolo

Est-ce possible d'avoir un potager généreux et des plates-bandes luxuriantes sans utiliser de pesticides ou d'engrais chimiques? Tout à fait! Et comme beaucoup des municipalités réglementent de plus en plus l'utilisation de ces produits, les jardiniers se tournent vers des solutions « vertes » pour leur donner un petit coup de pouce côté jardin. Voici quelques trucs pour vous aider à jardiner écolo.

LA PRÉVENTION

Pour ne pas s'éreinter pendant toute la belle saison à lutter contre les ravageurs et les maladies, on fait un peu de prévention.

  • On bichonne notre sol : une terre saine et riche favorise la croissance de plantes en santé. Au printemps, on retourne la terre pour l'aérer et briser les mottes dures qui pourraient empêcher les racines de croître. On amende le sol avec un engrais naturel, comme le compost.


  • On fait de bons choix : le choix des plantes est primordial. Une plante adaptée à nos conditions climatiques, au sol et à l'ensoleillement a plus de chances de croître sainement et d'être plus résistante.


  • On planifie : on opte pour le compagnonnage des plantes. On plante des espèces qui éloignent certains insectes près des espèces qui les attirent. Par exemple, le basilic et la tomate font bon ménage. Le basilic éloigne les mouches et les moustiques et améliore le goût des tomates. L'ail éloigne les insectes en général et au potager, il s'associe bien aux carottes et aux betteraves. Mais on doit l'éloigner de l'oignon.


  • On diversifie : en choisissant une vaste gamme de plantes. On plante des arbres, des arbustes, des annuelles et des vivaces. La présence d'une grande variété de végétaux attire les organismes qui se nourrissent des indésirables.


  • On invite les oiseaux : en plaçant des mangeoires et en cultivant des plantes qui produisent des graines et des fruits. Les oiseaux seront attirés par ces derniers, mais resteront pour les insectes. Certaines espèces d'oiseaux mangent des milliers d'insectes par jour.


L'ARROSAGE

  • La pelouse : on l'arrose au besoin seulement, le matin, et on respecte à la lettre les restrictions de notre municipalité. Il est préférable d'arroser généreusement une fois par semaine seulement (environ 2,5 cm d'eau). On garde la pelouse plus longue afin d'éviter qu'elle ne s'assèche.


  • Pour réduire les besoins en eaux : on choisit des plantes couvre-sols ou du paillis. Un sol dénudé s'assèche très rapidement. De plus, il est plus vulnérable aux mauvaises herbes.


  • On arrose préférablement le sol plutôt que les plantes : trop d'humidité sur les feuilles peut favoriser le développement de maladies.


  • On amasse l'eau de pluie : et on s'en sert rapidement. L'eau stagnante se transforme en peu de temps en incubateur d'insectes et d'algues. Il existe maintenant des dispositifs qui permettent d'amasser l'eau de pluie en toute sécurité.


  • LA FERTILISATION

  • Le compost : il constitue assurément la méthode de fertilisation la plus écologique. On mélange le compost à notre terre en début de saison. Il est également recommandé de varier les types de composts afin d'offrir une gamme complète d'éléments nutritifs. On peut même se servir du compost pour fabriquer du thé de compost qu'on utilise comme fertilisant d'appoint.


  • Les engrais naturels : ils devraient être utilisés comme compléments au compost. On s'assure qu'ils sont vraiment naturels en cherchant la mention 100 % naturel ou certifié bio sur l'emballage. Un indice : les pourcentages d'azote, de phosphore et de potasse indiqués dépassent rarement 10 % dans le cas des engrais naturels (par exemple 4-4-2).
  • POUR SE DÉBARRASSER DES INDÉSIRABLES

    Si une plante semble mal en point, on essaie d'en identifier la cause. On vérifie si elle bénéficie des meilleures conditions de croissance. Au besoin, on modifie nos soins et on n'hésite pas à la déplacer à un endroit plus approprié.

    Si on suspect un insecte ou une maladie, on s'assure de l'identifier correctement. On consulte des spécialistes si nécessaire. Ce n'est qu'une fois la cause bien identifiée qu'on pourra « contre-attaquer ».

    Les coins de verdures, si petits soient-ils, contribuent à purifier l'air et à augmenter l'apport en oxygène. Ils préviennent l'érosion et contribuent à notre qualité de vie. Il est donc logique de bichonner nos petites oasis le plus naturellement possible.


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