Le jardin de Louise Labrecque

Louise Labrecque n'est pas seulement qu'une passionnée de mode. Quand elle ne fait pas les boutiques pour son plaisir personnel ou pour les besoins de son émission, la styliste s'occupe avec amour de son jardin. Elle nous a ouvert les portes de son havre de paix.

Louise, avez-vous toujours eu le pouce vert?

Oui! Ma mère m'a transmis sa passion des fleurs et nous avions même un potager quand j'étais petite.


Présentez-nous votre jardin.

Nous avons emménagé à Rosemère il y a 20 ans, pour que nos enfants grandissent et puissent s'amuser sur un grand terrain. À l'époque, il n'y avait rien à part les frênes, le cabanon et le muret en pierre; il y avait tout à bâtir!


C'est difficile à croire quand on le voit aujourd'hui!

C'était un beau défi. Il y a des fleurs qui ont maintenant 20 ans! Mais un jardin, c'est vivant, ça évolue. Avec nos hivers, les fleurs meurent parfois, il faut alors les remplacer. J'attends le printemps avec impatience, on a de belles surprises. Je guette celles qui poussent, je m'inquiète pour celles qui tardent à arriver... Mais c'est thérapeutique, c'est un vrai moment de relaxation! C'est d'ailleurs là que je fais mes exercices matinaux et mon yoga.


Même si ça demande beaucoup d'entretien?

Oui, c'est même devenu un petit rituel, ça ne pousse pas sans ça! La mode peut être futile, mais il y a quelque chose de vrai dans les plantes.


Que faites-vous avec les fleurs qui ne reviennent pas?

Je change, je fais des essais. Et je ne suis pas toute seule à m'en occuper de ce jardin! Moi et Yves, mon mari, on prend les décisions ensemble. Et évidemment, nous pouvons parfois être en désaccord. Il n'aime pas les fleurs roses, moi oui... Donc j'attends qu'il parte à la pêche pour les acheter!


Comment les choisissez-vous?

J'aime les jardins typiques anglais, les mélanges, les petites touches de couleurs ici et là, comme une toile. Quand je peins des tableaux, c'est comme ça que je procède. Je commence aussi à connaître les fleurs et à savoir comment les agencer. Mais il ne faut pas hésiter à se faire conseiller, à chacun son métier! Par exemple, j'ai découvert les berbéris, dont le vert lime ajoute une vraie bouffée de lumière, ainsi que les digiplexis. J'ai hâte de voir ce que ça donne! J'essaie surtout d'en mettre qui sentent, qui attirent les papillons.


Faites-vous parfois des erreurs dans vos choix?

J'en fais plein! J'adore aller à la pépinière et traîner dans les allées pour faire des découvertes. Mais le problème est que là-bas, les fleurs sont « boostées», et ça rend rarement la même chose dans nos jardins. Il faut faire attention à ne pas les prendre à maturité ou trop fleuries. Parfois je sais quoi mettre et où, parfois non. J'en laisse certaines dans leur pot pour pouvoir les bouger ou remplacer les trous. Et quand on en a trop, on les donne aux voisins!


Pensez-vous qu'un jardin peut être trop chargé?

Certains pourraient trouver que le mien l'est trop, mais moi je l'aime comme ça! Je pense que tout est permis dans la nature.


Avez-vous une fleur de prédilection?

J'aime beaucoup les marguerites pour leur simplicité, leur petite touche campagnarde et leur côté très géométrique. J'aime aussi beaucoup les ignas.


Et avez-vous des projets pour votre jardin?

J'ai toujours rêvé d'avoir un potager, mais nous n'avons plus de place! J'ai tout de même des fines herbes comme de la coriandre, du basilic, du thym, du persil ou encore de la ciboulette et de la sauge. J'adore cuisiner, donc c'est pratique. Et puis, j'ai même des fleurs comestibles pour garnir mes plats, comme des œillets, des capucines et des hémérocalles.


Philippine de Tinguy

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