La fois où je voulais me détendre et relaxer…

Femme au spa

J’étais déjà en retard. Très en retard. J’avais donné rendez-vous à une amie vers 17h, pour l’ouverture d’un nouveau jardin/spa au Bota Bota, dans le Vieux-Montréal. Il était 17h10 et je venais pourtant tout juste d’arriver chez moi.

Heureusement, elle avait le « malheur » de devoir m’attendre, sur le bord d’une piscine, un verre de bulles en main. Mais n’empêche que je déteste faire attendre les gens, j’ai donc ramassé rapidement mon maillot, mes vêtements de yoga dans ma sécheuse, j’ai pris ma paire de tongs et en deux temps, trois mouvements, j’ai filé vers le Vieux-Port en priant le ciel pour ne pas perdre trop de temps dans le trafic!
« J’enfile mon maillot et j’arrive! » lui ai-je écrit fièrement en arrivant au spa.

Bien sûr, j’ai une technique scientifiquement étudiée pour maximiser mes changements de vêtements sans être trop longtemps dénudée dans les vestiaires publics.  Même qu’avec les années, je suis devenue si douée, que si ma voisine cligne des yeux à ce moment précis, elle ne verra que du feu! Je suis la Arturo Brachetti des vestiaires de spa!

Mais pas cette fois-ci… Alors que j’entamais l’étape finale et bien évidemment, cruciale de ma routine, c’est-à-dire : Enfiler la sangle du cou, placer grossièrement les triangles puis attacher la corde dans mon dos. Je me suis plutôt retrouvée avec le haut de mon maillot… en deux morceaux.
Ma sécheuse avait visiblement décidé de me jouer un tour, en détachant l’un de mes triangles de costume de bain, de la sangle dorsale. Il était maintenant 17h45 et bien sûr, pour ajouter du piquant à la situation, je n’arrivais plus à envoyer de messages textes à mon amie sur le bord de la piscine, car le vestiaire se trouvait visiblement dans une caverne au 14e siècle!

Mais je ne suis pas de ceux qui abandonnent devant l’adversité. Je me suis donc mise à la tâche. Évidemment, ce n’était pas si simple… En fait, le coefficient de difficulté pour remettre la sangle dans le triangle à mains nues est l’équivalent d’essayer de déballer un cadeau d’anniversaire avec des gants de boxe (un référant particulièrement évoquant pour ceux d’entre vous qui avez déjà participé à des échanges de cadeaux loufoques).
J’ai donc renversé mon sac à main à la recherche d’un petit objet plus ou moins contondant… J’AI TOUT ESSAYÉ! Boucles d’oreille, épingles à cheveux, clés, cure-dent, gomme à mâcher combiné à un stylo à billes, ma pointe de talons hauts, mes dents… Le tout devant les regards effrayés des dames qui allaient et venaient en robe de chambre.

Une trentaine de minutes plus tard, j’ai finalement vu le bout du tunnel… Ou plutôt, le bout de la sangle! J’avais les larmes aux yeux. Jusqu’à ce que je réalise que j’avais mis le triangle à l’envers!!!! J’avais encore plus les larmes aux yeux.
J’étais complètement découragée, assise dans le vestiaire du Bota Bota, les mains sur le visage à me crier, à moi-même, les plus virulentes bêtises… À voix haute. C’est alors je me suis rappelée avoir dans mon sac, mon soutien-gorge de yoga. J’ai finalement rejoins mon amie, avec 1 heure 22 de retard et un drôle de haut de maillot.

Isabelle Ménard

 

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