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RE: Que ferait-on sans elle?
par Oasis20 mai 2008 à 3h05
Chercher l'inatteignable!
La conquête de la perfection est même destructif, pour moi, toujours! Je réalise à quel point ce fut l'objectif de toute ma vie et malheureusement mon pire ennemi.
Ça m'a conduit à de grandes réussites mais la satisfaction finale a souvent été amère et qu'épuisante. C'est très véridique de dire que cette manière d'être est un grand signe de sous-estime personnel car c'est l'état qui m'habite présentement. Je sais que j'ai du talent et de la personnalité mais ça ne me suffit pas. ......Houf!
Plusieurs diplômes en poches, un superbe garçon de 15 ans que je dois guider dans son cheminement. Je me retrouve moi-même à la recherche de ma propre boussole. Retrouver un équilibre entre la satisfaction du travail accomplit et du bonheur à le faire sainement.
Il est plus que rare que je m'exprime ainsi mais il semblerait que le superbe partage de da1g2 mais donné le besoin de m'ouvrir.C'est peut-être un peu égoïste de ma part mais ça libère tout de même un peu
Oasis

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RE: Que ferait-on sans elle?
par da1g220 mai 2008 à 20h53
Je te comprends très bien car moi aussi j'étais là à essayer d'être plus que parfaite avant. Encore aujourd'hui, je dois travailler fort pour ne pas retomber dans cet état d'esprit.

Il est vrai que même si on a du talent ça ne veut pas dire qu'on a une estime de soi très forte.

J'avais tout et je ne savais pas c'était quoi se sentir libérer et épanouie. Peu importe les réussites, elles n'étaient jamais suffisantes ou initiatrices d'un bien-être. Oui j'étais fière de mes résultats mais je ne m'appropriais pas ce succès. Je n'appréciais pas à sa juste valeur le fait d'avoir du succès. Je croyais que je ne le méritais pas au fond et que ce devait être un coup de chance.

Moi aussi j'ai quelques diplômes mais cela ne m'a pas apporté l'estime de moi. Il a fallu que je sombre et ensuite remonter la pente mais en me donnant les outils nécessaires pour comprendre ce qui m'arrivait et découvrir que l'estime de soi ça se travaille.

Tout ça n'arrive pas en se levant un matin, il faut apprendre avant à s'accepter soi, à accepter nos limites, il faut s'aimer beaucoup pour se donner le droit à l'estime de soi.

Les gens qui recherchent la perfection sont des personnes très sensibles qu'ils veulent plaire à tout le monde mais le plus souvent ils s'oublient eux-mêmes. Ce sont des personnes, comme moi, qui sont plus sujettes à faire des dépressions majeures car l'échec est inacceptable et la culpabilité devient notre maîtresse. J'irais même jusqu'à dire qu'on veut être parfaite dans la dépression.

Aujourd'hui, je ne peux plus travailler et j'ai des problèmes de santé. Je suis maintenant convaincue que si j'avais eu cette estime de moi lors des évènements, je n'aurais pas descendu si bas. Je n'aurais pas eu ce sentiment de culpabilité, de sentiment de dénigrement, ce sentiment d'avoir échoué.

Dans la vie, il nous faut des réussites pour vivre pleinement. À vouloir être trop parfaite, on n'accepte très mal l'échec. Et il faut pourtant apprendre à vivre des échecs, à les comprendre pour pouvoir s'améliorer. Il faut accepter que tout n'est pas parfait. L'être humain a droit à l'erreur mais le perfectionniste ne se donne pas le droit à ça. Je ne peux revenir en arrière mais si une personne a le pouvoir de corriger cet état d'esprit, elle devrait le faire et s'offrir ce cadeau.

Aujourd'hui j'accepte de ne pas être parfaite, de ne plus pouvoir faire les choses comme avant et je contrôle mieux ma vie. Ce qui me permet de mieux accepter mes limites tout en étant capable de m'affirmer, de trouver mes points forts et d'accepter que je méritais ces réussites antérieures. Oui j'étais consciente que j'avais du potentiel mais je croyais que je ne le méritais pas.





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RE: Que ferait-on sans elle?
par da1g220 mai 2008 à 20h53
On s'épuise à vouloir être trop parfaite et au fond la vie c'est juste d'être nous-mêmes. J'ai comme fait la paix avec tout ça, j'ai eu de la difficulté à accepter que je ne pouvais pas concrétiser certains désirs suite à cette découverte, mais le fait d'avoir trouver l'estime de moi me permet justement de passer au travers, d'accepter de ne pas pouvoir réaliser tout ce que je veux.

La seule différence maintenant c'est que je sais que si j'avais la santé, je pourrais réaliser de grandes choses et croire que c'est grâce à mon potentiel, à mes ressources personnelles, à ma confiance en moi que je réussirais.

Tout ce que j'accomplis aujourd'hui j'en suis fière et je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas. J'ai fait des choix que je n'aurais pu faire avant de peur de déplaire, j'ai écarter de moi tout le négatif.

Je n'ai plus peur de mes opinions et enfin je me trouve pas pire ah! ah! ah!. Quand on a confiance en soi, les choses nous atteignent moins car on a pas ce souci de plaire à tout le monde. On s'évite des peines et nos joies sont plus grandes!

Bye!

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RE: Que ferait-on sans elle?
par Oasis22 mai 2008 à 1h26
Merci da1g2!
Vous avez une grande habilité à livrer un super message!
Je regrettais de m'avoir livré ainsi mais en lisant votre parcourt et ressentant cette belle sérénité, bien ça fait réfléchir! De plus, on a l'impression de ne pas être seule a ressentir ou avoir ressentit des choses similaires.
Je n'ai pas le goût d'en parler avec mes copines, elles ne sont pas mes confidentes à ce niveau.
Je devrai aller plus loin et prendre contact avec une personne neutre , aller consulté finalement. Mais je remets et ce depuis très longtemps. Je suis consciente que plus j'attends plus je perd du temps de qualité. Mais.......Que je trouve difficile de faire le move.... Bon je m'arrête et merci encore!
Oasis ( Désolé pour 2 fois le même message)

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