Êtes-vous de bons parents?

Comme parent, on a beaucoup de facilité à se jeter des roches que de se lancer des compliments. On se trouve plus mous ou trop durs, on se compare aux parents qu’on rencontre un peu partout, on s’évalue à la dure. Combien de nuits on a passé à ressasser ce qu’on a fait (et tout ce qu’on n’a pas fait!) et les choix qu’on a pris. On soupèse, on évalue, on se questionne et… on ne dort plus!

Pourtant, on ne devrait pas trop sévèrement se juger. Pas du tout. Juste le fait de se poser des questions (même si c’est parfois de la torture) prouve une chose hors de tout doute : on veut le mieux pour notre enfant. Bien sûr, on devrait arrêter de s’en faire, mais un cœur de parent ne se contrôle pas comme une machine. En devenant parent, on devient angoissé à l’idée de ne pas réussir notre «grande» mission. C’est ainsi. Mais reste que j’ai trouvé, avec l’aide de mes amies, quelques trucs sur lesquels on a tendance à culpabiliser mais qui pourtant ne font pas de nous des parents nuls.

Vous aimez les listes? Je vous en ai fait une.

Ne pas manger des légumes chaque soir

Mieux vaut éliminer l’option «légumes» un soir si on est fatigué et que la simple perspective de laver-parer-éplucher-couper-faire cuire nous donne mal à la tête. On passera un souper plus relaxe avec des enfants en aussi bonne santé qu’avant le souper et on affichera encore un sourire… qui lui se serait évanoui si on avait tout préparé à contre-cœur!

Donner des bonbons aux enfants

Un enfant qui n’est pas privé toujours sur les bonbons devient un enfant qui n’en fait pas une obsession. À trop vouloir rationnaliser, on crée un «faux besoin». L’enfant résiste, mais le jour où il peut en manger, il en mange dix fois trop. On est plus avancé?

Aller travailler

On doit travailler, c’est la vie! Un point, c’est tout! Et puis, on aime notre boulot (en tout cas pour la plupart!). L’important – qu’on travaille ou même qu’on reste à la maison avec nos enfants – c’est de projeter l’image d’une mère qui aime ce qu’elle fait et qui est à l’aise avec ses choix. C’est tout!

Les laisser attendre

Bien sûr, les enfants veulent toujours le jouet dernier cri et surtout celui que son ami – «le plus chanceux au monde entier!», vous connaissez la réplique – possède. On pourrait l’acheter tout de suite. On est même souvent tenté de le faire, mais on peut les laisser attendre. C’est permis, même souhaitable! 

Ne pas jouer avec lui

Ils doivent apprendre à jouer seul et comprendre aussi qu’on n’aime pas tous leurs jeux. Si on fait un truc à contre-cœur, les enfants le ressentent. On est mieux de faire une activité à côté d’eux pendant qu’ils s’amusent au lieu de faire semblant d’avoir un méga fun à habiller et déshabiller une Barbie si on n’aime pas cela!

D’autres en vrac :

  • Faire des grill cheese comme souper
  • Sauter un bain
  • Les envoyer à la garderie
  • Prétendre qu’un film n’existe plus…
  • Dormir pendant qu'on écoute leur film préféré du moment (pour la 47e fois!)
  • Leur dire des mini-mensonges (comme celui de l’exemple précédent!)
  • Manger ses bonbons d’Halloween
  • Ne pas l’habiller comme une carte de mode
  • Leur dire non sans donner d’explication
  • Les envoyer au lit plus tôt, car on est fatigués
  • Sortir sans eux

Nadine Descheneaux, rédactrice

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