L’accouchement en siège

En préparation de l’accouchement, les bébés se placent généralement la tête vers le bas au cours du 6e mois ou dans les semaines suivantes. Certains font fi de cette règle et demeurent, jusqu’au 8e mois, les fesses vers le bas. Ils se présentent alors par le siège. Ce cas de figure permet-il un accouchement par voies naturelles?

Les types de sièges

Il existe deux types de sièges : le siège complet et le siège décomplété. Un siège complet se produit lorsque le fœtus est assis avec les jambes devant lui alors qu’un siège décomplété a lieu lorsque les jambes du fœtus remontent le long de son corps avec les pieds au niveau du visage.

Pourquoi le fœtus est-il en siège?

Beaucoup de fœtus se présentent en position de siège durant la grossesse, mais la plupart des bébés se retournent d’eux-mêmes vers la fin de la grossesse. Entre 4 % et 5 % d’entre eux n’effectuent pas cette version spontanée. L’emplacement du placenta ou encore la forme particulière de l’utérus de la mère expliquent bien souvent ce type de position du fœtus.

Est-ce possible de changer la position de bébé?

Dans certains cas, si la quantité de liquide amniotique est suffisante, l’obstétricien peut tenter de faire une manipulation afin que le fœtus se place la tête en bas. Cette technique est appelée « version par manœuvre externe ».  Elle consiste à ce que le  médecin exerce une forte pression avec sa main au-dessus du pubis afin de faire remonter les fesses du bébé, tout en appuyant avec son autre main fermement sur le haut de l’utérus, au niveau de la tête du fœtus, dans le but de l’aider à compléter sa rotation.

Cette manœuvre est réalisée avec un monitoring afin de surveiller que la mère n’ait pas de contractions, que le rythme cardiaque du bébé soit contrôlé et que le cordon ombilical ne s’enroule pas autour de son cou. En général, cette manipulation réussit dans  30 à 40 % des cas pour une première grossesse.

Bébé en siège : est-ce possible d’accoucher par voies naturelles?

Dans le cas où le fœtus demeure en siège, l’accouchement par voies naturelles est tout de même envisageable, mais le risque de complications est plus grand. Seulement une femme sur trois peut tenter un accouchement par voies naturelles lors d’un siège. Afin de déterminer s’il est possible d’éviter la césarienne, il est impératif de réaliser une radiopelvimétrie, soit une radiographie des os du bassin de la mère afin d’obtenir sa taille et de déterminer si elle est supérieure à celle de la tête du fœtus. Dans le cas où la taille du bassin est trop petite, un accouchement par césarienne est alors la seule option possible.

Une fois le travail enclenché, il est important que la dilatation du col soit continue à raison d’un centimètre par heure et qu’elle ne stagne pas.

Enfin, dans le cas d’une anomalie du rythme cardiaque ou d’une rotation dans le mauvais axe, la mère est immédiatement conduite en bloc opératoire afin d’effectuer une césarienne.

Sabrina Hammoum, rédactrice Canal Vie

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