Fille ou garçon? Comment influencer le sexe par des méthodes maison...

Fille ou garçon? Comment influencer le sexe par des méthodes maison...

Longtemps, on a cru que les garçons provenaient du testicule droit et les filles, du gauche. Certains hommes, pour s'assurer d'avoir un héritier, ligaturaient donc leur testicule gauche pendant l'amour; d'autres, plus radicaux, optaient carrément pour l'ablation! Le succès de ces malheureux, on s'en doute bien, était discutable.

Désormais, on connait un peu mieux les mécanismes de la reproduction et personne n'aurait l'idée d'avoir recours à de telles méthodes pour influencer le sexe de leur futur enfant. Toutefois, certains prétendent qu'il est possible de déjouer Dame Nature par d'autres moyens.

Plusieurs des pratiques conseillées ici sont bien sûr un peu farfelues, mais d'autres ont été étudiées par des scientifiques très sérieux! Alors, influencer le sexe de son enfant de façon naturelle, c'est possible ou non? À vous de vous faire une idée...

Les régimes miracles

Les aliments ingérés par une femme au cours de la période qui précède la conception d'un enfant pourraient, semble-t-il, avoir une influence sur le sexe de celui-ci. Dans les années 70, un gynécologue français, le Docteur Papa, a mené une enquête auprès de plusieurs femmes, leur faisant observer une diète stricte.

Pour une fille

Celles qui désiraient une fille devaient manger des aliments contenant du calcium et du magnésium, en évitant comme la peste le potassium et le sodium.

Parmi les aliments auxquels elles avaient droit, on trouvait principalement les laitages, certains légumes frais, les fruits secs, un peu de poisson; leur principal ennemi était le sel, à bannir à tout prix.

Pour un garçon 

Quant à celles qui souhaitaient concevoir un garçon, elles avaient avantage à faire exactement le contraire pour mettre toutes les chances de leur côté. Elles mangeaient les aliments les plus salés possible, s'autorisant charcuterie, viandes et café tout en boudant les produits laitiers, l'eau minérale, les légumes frais.

Si les résultats de cette étude, et d'autres semblables menées par la suite, ont été concluants, on ne peut pas non plus crier à la méthode miracle. D'une part, la taille des échantillons utilisés est trop petite pour avoir une validité statistique incontestable, d'autre part, ces régimes très sévères peuvent occasionner des carences importantes chez les femmes qui les adoptent; s'y soumettre sans être suivie de près par un médecin peut avoir des conséquences graves sur la santé.

Une question d'acidité?

Pour une fille  

Des chercheurs ont avancé une hypothèse selon laquelle les spermatozoïdes porteurs du chromosome X seraient plus aptes à survivre dans un milieu acide. On recommanderait donc aux femmes qui désirent avoir une fille de procéder à une douche vaginale avant une relation sexuelle, en utilisant de l'eau et du vinaigre. 

Pour un garçon 

Pour celles qui veulent un garçon, au contraire, il vaudrait mieux utiliser du bicarbonate de soude, afin d'alcaliniser le PH de la zone en question. Les résultats concrets de telles méthodes sont néanmoins contestés, sans compter que le procédé en lui-même peut être un tue-l'amour!

Le moment de la conception

Le sexe d'un bébé aurait-il quelque chose à voir avec le moment où il a été conçu? Les recherches scientifiques n'ont rien prouvé à ce sujet, mais certaines croyances ont la vie dure! Certains disent que ça a à voir avec le moment de l'ovulation, d'autres avec les cycles lunaires.

Ainsi, pour s'assurer la venue d'une petite fille, il vaudrait mieux faire l'amour lorsque la lune est pleine, alors que les garçons seraient plus aisément conçus lorsqu'elle est en croissant.

Par ailleurs, puisque les spermatozoïdes X sont réputés plus résistants et les Y plus rapides, on recommande de faire l'amour jusqu'à 5 jours avant l'ovulation pour une fille et immédiatement après pour un garçon.

Quant à ce mythe selon lequel les filles se conçoivent à l'hiver et les garçons à l'été, il ne saurait être véridique. Si c'était le cas, le mois de mars ne verrait naitre que des petits garçons, alors qu'en octobre, les pouponnières déborderaient de petites filles!

La position pendant l'amour

Une autre idée populaire est que la position sexuelle adoptée pendant la conception aurait une influence sur le sexe du futur bébé. Encore ici, les preuves scientifiques sont inexistantes.

Toutefois, il ne coûte rien d'essayer d'obtenir des résultats de cette façon!

Pour une fille

Ceux qui désirent une fille privilégieront la position du missionnaire ou, au contraire, les positions où la femme est sur le dessus.

Pour un garçon

Pour un garçon, on fera l'amour debout, ou en levrette. Par ailleurs, certains prétendent qu'en restant allongée quelque temps après l'acte, la femme s'accorde de meilleures chances d'avoir un garçon...

On doute que ce soit vrai, mais si vous essayez de concevoir, rester allongée ou les jambes surelevées le long d'un mur, n'est peut-être pas une mauvaise idée, que vous désiriez une fille ou un garçon. Après tout, nous sommes tous soumis aux lois de la gravité!

Et tant d'autres idées plus fantaisistes encore...

Bien que les méthodes citées précédemment soient loin d'être garanties, il demeure qu'elles apparaissent moins absurdes que d'autres croyances ayant eu leur heure de gloire!

  • Nos ancêtres croyaient qu'en ingérant l'utérus d'une lapine, on avait de meilleures chances d'avoir une fille;
  • pour un garçon, ce sont les testicules du lapin qu'il convenait de manger.
  • L'orientation du vent a longtemps été réputée avoir beaucoup à voir avec le sexe d'un futur enfant, et même le célèbre Aristote conseillait d'attendre que le vent souffle du Nord pour procréer, si on voulait une descendance mâle.
  • Par ailleurs, une autre idée répandue était que si la femme avait du plaisir pendant la relation sexuelle, elle accoucherait d'un garçon. Autrement dit, celles qui voulaient une fille devaient faire une croix sur l'orgasme!

On le voit bien, la majorité de ces croyances sont des mythes aux fondements un peu boiteux. Et puis, il faut se poser une question cruciale : même si c'était vrai, vaudrait-il réellement la peine de s'imposer tant de tracas pour augmenter ses chances d'avoir un enfant d'un sexe en particulier quand le simple fait d'avoir un enfant procure la plus grande joie qui soit?

Jeanne Dompierre, rédactrice Canal Vie

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