Erreur de diagnostic en début de grossesse?

Auteur
Cynthia Brunet
Erreur de diagnostic en début de grossesse ?

Une erreur de diagnostic est-elle possible en début de grossesse? Plusieurs femmes enceintes se font dire rapidement qu’elles font une fausse couche, mais est-ce toujours le cas?

Fausse couche

Dans le milieu médical, les fausses couches sont courantes. En effet, selon la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, 15 à 20 % des grossesses se terminent de cette façon. La mère n’en est aucunement responsable puisque dans la majorité des cas, l’avortement spontané survient lorsque l’embryon se développe avec une anomalie congénitale majeure.

Toutefois, ce qui semble banal pour les professionnels de la santé se réfère à un événement unique dans notre vie où nous subissons un tourbillon d’émotion. Le plus grand des bonheurs se transforme en peine intarissable.

Erreur de diagnostic

Malheureusement (ou heureusement lorsqu’elle est détectée), une erreur de diagnostic est possible chez la femme enceinte, comme elle est possible dans toutes les sphères de la santé. Évidemment, il faut faire confiance à son médecin ou à sa sage-femme. Personne ne vous dira de gaieté de cœur que votre bébé ne vit plus. Mais, dans certaines circonstances, vous avez le droit de poser des questions ou de demander un second avis.

Les raisons derrière une erreur de diagnostic

Notre système de santé connait de nombreuses lacunes qui peuvent mener à des erreurs de diagnostic. Entre autres :

  • un équipement désuet. Bien sûr, l’échographie n’est pas facile à décoder. À 9-10 semaines de grossesse, on peine à reconnaitre ce qu’est l’embryon. Des yeux aguerris sont nécessaires. Mais si vous remarquez que l’image est particulièrement floue, qu’elle clignote ou que l’écran s’éteint, vous avez le droit de réclamer une seconde échographie.
  • une surcharge de travail et une quête de rentabilité accrue. Parfois, les technologues et les radiologistes doivent faire vite et s’empressent de dire que le cœur de l’embryon ne bat plus. Bien que la tristesse vous submerge, assurez-vous que le médecin fait toutes les vérifications nécessaires.  
  • un manque d’expérience. Malheureusement, ce ne sont pas tous les technologues, ni même tous les médecins qui travaillent avec la même rigueur. Pourtant, dans le domaine de la santé, l’erreur ne pardonne pas.

Plusieurs tests qui mènent au diagnostic

Bien que des erreurs puissent se produire, habituellement, les professionnels de la santé feront tout en leur possible pour qu’elles ne surviennent pas. On fera alors un examen pelvien et des tests sanguins, on prendra aussi le temps de rechercher le cœur de l’embryon ou du fœtus lors de l’échographie. Ce sera l’accumulation de ses éléments qui permettront d’établir un diagnostic.

Si vous avez un doute, que vous trouvez que les différents examens n’ont pas été faits selon les règles de l’art, posez des questions avant de prendre un médicament pour expulser l’embryon ou avant de subir un curetage. Vous pouvez demander une seconde évaluation ou vous tourner vers une clinique privée. Faites confiance à votre instinct.

Du temps pour faire le deuil

Advenant la situation où votre grossesse s’est arrêtée, prenez un moment pour vivre votre deuil. Même si les fausses couches sont communes pour les médecins, votre bébé était unique pour vous. Donnez-vous du temps, discutez-en avec votre conjoint, partagez votre peine avec lui. Vous ne pourrez jamais bercer cette merveille, mais elle vivra toujours au plus profond de votre cœur.

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