Avoir un bébé après 40 ans...

Avoir un bébé après 40 ans

Vous avez soufflé vos quarante bougies depuis quelques mois, ou quelques années. Pourtant, le désir d’avoir un enfant vous tenaille. L’appel de la maternité se fait de plus en plus pressant. Quels sont les avantages, les dangers et les inconvénients d’une grossesse tardive?

Des avantages non négligeables : la stabilité et la maturité

Enfanter après 40 ans procure de nombreuses joies. Si vous êtes en bonne forme physique, vous vous remettrez bien de l’accouchement, en plus de vivre le bonheur indicible de donner la vie à un petit être que vous chérirez, et qui vous chérira.

En plus, les couples qui accueillent un bébé après l’âge de 40 ans sont généralement plus stables affectivement et financièrement. Ils ont réalisé leurs rêves et ont atteint un degré de maturité suffisant pour composer avec ce bouleversement majeur. De plus, ils ont cumulé des expériences qui leur serviront pour l’éducation de leur rejeton. Enfin, avoir un enfant, ça garde jeunes le cœur et l’esprit.

Toutefois, et bien que ce soit de plus en plus courant, si vous décidez d’avoir un enfant à 40 ans, vous devez bien en connaitre les enjeux.

La fertilité : un grand défi

Devenir maman ne se réalise malheureusement pas en claquant des doigts, surtout après 40 ans. La possibilité de grossesse décline de façon importante en raison de l’âge. Selon les dernières données du gouvernement du Canada, les chances de tomber enceinte se situent à 53 % à 40 ans, alors qu’elles sont de 91 % à 30 ans.

De nombreux risques

Malgré l’augmentation de l’espérance de vie et les avancées médicales, être enceinte à quarante ans comporte des dangers non négligeables pour la santé de la future mère. En effet, une grossesse tardive augmente le risque :

— de développer du diabète gestationnel.

— d’hypertension gestationnelle.

— de souffrir d’une prééclampsie.

— d’avoir un placenta prævia : une anomalie qui se caractérise par la rupture et le décollement partiel du placenta en fin de grossesse ou lors de l’accouchement.

Une augmentation du nombre de fausses couches

Entre 25 % et 30 % des grossesses se termineront en fausse couche chez les femmes de 40 ans.  À 43 ans, les probabilités passent à 40%. Elle se produit généralement lors des 12 premières semaines de gestation, parfois plus tard. Un problème de développement du fœtus, de l’utérus ou de son col, voire une carence hormonale peuvent être à l’origine du phénomène.

Cependant, si des signes avant-coureurs (douleurs, pertes brunes ou rouges, nausées, seins moins sensibles) se produisent lors du deuxième ou du troisième trimestre, le médecin peut intervenir et vous imposer un repos qui vous sera bénéfique pour poursuivre l’aventure de la maternité.

Complications liées à l’accouchement : prématurité et césarienne

À partir de 40 ans, les femmes ont une chance sur trois d’accoucher prématurément. Bébé devra alors lutter pour sa survie. Et, chez certains, un accouchement prématuré peut entraîner des complications au niveau du développement chez l’enfant.

Une autre conséquence des grossesses tardives s’avère la césarienne. Les statistiques indiquent qu’une femme sur deux, qui en est à sa première grossesse à 40 ans, a recours à la césarienne. Il est alors plus difficile de se remettre de l’accouchement.

Et bébé? 

Si une grossesse tardive comporte des difficultés pour la future maman, elle entraîne également des dangers chez le poupon à naître. Il est possible que ce dernier soit porteur d’une anomalie chromosomique, telle la trisomie 21 ou qu’il souffre d’une malformation cardiaque ou congénitale comme la hernie diaphragmatique et les pieds bots. Malheureusement, les risques sont nettement plus élevés chez la maman quadragénaire.

Néanmoins, sachez que les tests sanguins, l’examen de la clarté nucale effectué lors de l’échographie de début de grossesse (soit entre la 11e et 13e semaine) et les échographies de 2e et 3e trimestre permettent de dépister une majorité d’anomalies chromosomiques ou de malformations.

Les inconvénients liés à l’âge

Vous constaterez peut-être que vous n’avez plus la même résistance et la même patience qu’à vingt ans. Ajoutez à cela l’angoisse. En effet, de nombreuses femmes, et quelques hommes, s’interrogent sur leur capacité à bien franchir le fossé des générations. Serai-je à la hauteur des attentes de mon adolescent(e) alors que je me retrouverai en pleine ménopause? Saurai-je le comprendre, évoluer avec lui? Si vous êtes ouverte d’esprit, il est probable que vous réussissiez à suivre son rythme. Dans le cas contraire, il vous faudra réfléchir avant de songer à la procréation.

En conclusion...

Bien sûr, les dangers et les difficultés augmentent en fonction de l’âge, mais parfois l’âge permet également d’entrevoir la grossesse de manière plus positive et équilibrée. Si vous choisissez de faire le saut et d’avoir un enfant dans la quarantaine, assurez-vous d’un étroit suivi médical et soyez attentives à tous les signes provenant de votre corps et de votre utérus. Vous devrez peut-être aussi changer quelques habitudes de vie pour vous offrir, à vous et votre futur bébé, les conditions idéales pour mener à terme votre projet de vie.

Cela dit, de nombreuses mamans arrivées à la quarantaine avouent que la venue de leur petit bébé est la plus grande joie que la vie leur a donnée…

 

Pour en savoir davantage et connaitre les diverses statistiques liées aux grossesses tardives, consultez le site de l’hôpital Ste-Justine.

 


Henri Michaud et Cynthia Brunet, rédacteurs (trices) Canal Vie

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