La dyscalculie

Votre enfant peine à faire des calculs simples. Il inverse des chiffres. Il éprouve des problèmes majeurs en mathématiques. Ses résultats scolaires s'en ressentent. Il souffre peut-être de dyscalculie.

Selon la définition officielle, la dyscalculie est un trouble persistant et spécifique de l'apprentissage du nombre et du calcul qui se caractérise par de grandes difficultés dans le domaine des mathématiques. Les enfants qui souffrent de ce trouble peinent à traiter les nombres, à mémoriser les tables mathématiques, à calculer et à comprendre ce qu'est un nombre, soit établir le lien entre le symbole et la quantité. Rien de bien réjouissant, n'est-ce pas.

Les manifestations

L'enfant aux prises avec la dyscalculie éprouvera de la difficulté...

  • lors du dénombrement (il utilisera des doigts ou autres objets pour compter);
  • à lire et à écrire des nombres (lire 26 pour 62, écrire 707 pour 77, lire 6 pour 9, etc.);
  • à effectuer des opérations arithmétiques;
  • à retenir les tables de multiplication;
  • à saisir et à utiliser les termes mathématiques (la différence, la somme, la quantité, plus que, moins que, deux fois plus que, etc.);
  • à comprendre les énoncés de problèmes mathématiques;
  • à gérer l'argent, au surplus.

Il aura également de la difficulté à s'orienter dans l'espace en plus d'éprouver des problèmes en géométrie.

Diagnostiquer la dyscalculie

Diagnostiquer la dyscalculie n'est pas une mince tâche, d'autant plus qu'il existe divers niveaux de problématique. Les professionnels de la santé doivent d'abord évaluer si l'enfant atteint ne souffre pas d'épilepsie. Ils examineront ensuite son dossier médical pour savoir si le jeune a déjà subi un traumatisme crânien plus ou moins sévère ou s'il était un grand prématuré à sa naissance.

Puis, l'enfant devra se soumettre à un test psychologique pour déterminer son quotient intellectuel verbal et non verbal, de même qu'à un bilan orthophonique. Ce dernier viendra confirmer, ou infirmer la source du problème.

Toutefois, de nombreux intervenants scolaires mettent les parents en garde contre un diagnostic précoce. Il est possible que l'enfant ait des difficultés de concentration ou qu'il assimile mal les diverses formes de calcul : addition, soustraction, multiplication et division.

Traiter la dyscalculie

Il est possible de traiter la dyscalculie. La tâche est alors confiée à l'orthophoniste. Ce dernier devra amener l'enfant à son niveau, à la source même du problème. Est-ce les tables mathématiques qui sont mal assimilées? Parle-t-on plutôt d'inversion de chiffres, d'incompréhension de la logique mathématique?
Il demeure difficile de déterminer la durée des interventions pour contrer la dyscalculie. Chaque cas est unique et doit être traité comme tel. Dans des cas plus légers, le traitement peut durer quelques semaines, le temps que l'enfant assimile la partie sur laquelle il trébuchait. Pour les cas plus « sévères », les spécialistes parlent de quelques mois.

Les conséquences

Quoi qu'il en soit, le traitement de ce problème est nécessaire, voire essentiel. Si l'enfant est laissé à lui-même, il risque, en plus d'éprouver des problèmes en calcul et en mathématiques, de développer des difficultés de raisonnement, voire des difficultés de langage. S'en suit souvent un rejet scolaire qui peut s'avérer dramatique.
L'enfant doit donc être traité préférablement en bas âge afin de poursuivre ses apprentissages sans trop de dégâts académiques. Toutefois, il est possible d'intervenir auprès des adolescents, voire des adultes qui éprouvent des difficultés.
Si vous décelez des problèmes de mathématiques chez votre progéniture, n'hésitez pas à faire appel aux ressources scolaires et professionnelles compétentes. Il y va de l'avenir de votre enfant, notamment au chapitre de l'administration de ses finances personnelles.

Henri Michaud, rédacteur Canal Vie

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