10 astuces pour éviter que notre enfant décroche

Au Québec, les dernières données officielles concernant le décrochage scolaire des jeunes ne sont pas réjouissantes : même si le taux de décrochage a considérablement chuté au cours des dernières années, on estime qu’il culmine encore à 26 %. Cela veut donc dire que plus d’un jeune sur 4 abandonne délibérément ses études pendant ou à la fin du secondaire. Et ce pourcentage augmente encore dans certains quartiers et milieux défavorisés… Est-ce qu’en tant que parents, nous pouvons aider nos jeunes à poursuivre leurs études? Voici quelques pistes :

1- S’y prendre à l’avance

Si vous vous intéressez uniquement au cheminement scolaire de votre enfant lorsqu’il semble vouloir décrocher, c’est trop tard… L’école devrait être valorisée dès les premiers jours : dès la maternelle, en fait! Vous devriez poser des questions à vos enfants sur ce qu’ils ont appris, les féliciter pour leurs réussites (même s’il ne s’agit que d’un petit test sans importance), écouter le récit de leurs journées, savoir ce qu’ils pensent de leurs professeurs, etc. Le décrochage scolaire est souvent le résultat d’un long processus, mais si vous ne permettez pas aux sentiments négatifs de s’installer en prenant des mesures adéquates dès le début, il y a de grandes chances que la vie scolaire soit un succès.

2- S’impliquer dans l’école

Si votre enfant vous voit vous impliquer (dans le comité de parents d’élèves, dans les sorties et les campagnes de souscription pour des activités, par exemple), il verra à quel point la partie scolaire de sa vie compte pour vous. Et un jeune enfant souhaite toujours faire plaisir à ses parents… En aimant l’école dès son plus jeune âge, il y a de fortes chances que cela devienne une habitude, même quand viendra l’âge où il souhaite au contraire développer sa propre individualité.

3- Travailler avec le personnel scolaire

Si les professeurs de votre enfant ou d’autres spécialistes (psychologue scolaire ou autres) vous informent que votre jeune a des troubles d’apprentissage, faites tout ce qui est en votre pouvoir pour les aider et travailler en partenariat avec eux. Ces spécialistes savent déceler des troubles et une collaboration efficace permet souvent d’éviter des problèmes qui surviendraient plus tard dans la scolarité de votre enfant, ce qui inclut le décrochage.

4- Encourager toutes les formes d’apprentissage

L’école, c’est bien sûr important, mais ce n’est pas la seule manière d’apprendre. Vous devriez encourager vos jeunes à développer leurs talents dans le domaine des arts, des sports ou autres. Parce que c’est peut-être dans ces domaines-là qu’ils souhaiteront poursuivre leurs études.

5- Connaître les forces et les faiblesses de nos enfants

Personne ne peut exceller en tout. Peut-être que vos enfants sont plus doués pour les sciences ou encore pour les langues et la lecture. Sachez reconnaître leurs faiblesses pour ne pas vous montrer trop exigeant dans ces matières. Parfois, une simple note de passage en mathématiques est vraiment la preuve qu’il a utilisé tout son potentiel… Félicitez-les lorsqu’ils dépassent leurs limites, même si la note finale n’est pas fantastique. Il faut savoir regarder plus loin que les notes.

6- Engager (souvent) le dialogue

Au fur et à mesure que vos enfants grandissent, ne tombez pas dans le piège de les laisser à eux-mêmes et de ne plus vous mêler de leurs « affaires », même s’ils le réclament. Ce n’est pas leur rendre service. Continuez à vous intéresser à leurs devoirs et leçons, à leurs présentations orales, à leurs résultats. Demandez-leur quelle profession les interpelle, et même si vous êtes surs que leur rêve ne leur convient pas, n’en dites rien. Laissez-les le découvrir par eux-mêmes. L’important, c’est de créer dans votre famille un espace propice au dialogue et au partage d’opinions, sans jugement.

7- Aider nos enfants à se fixer des objectifs

Pas évident de savoir ce qu’on veut faire plus tard : il y a bien trop de choix! Parfois, c’est cette recrudescence de possibilités qui décourage les jeunes. Vous connaissez vos enfants mieux que quiconque et savez donc ce qui leur tient à cœur, ce qui les passionne. Lorsque c’est possible, aidez-les à s’orienter dans les domaines qu’ils aiment, faites-leur rencontrer des personnes qui travaillent déjà, aidez-les à visualiser ou ils voudraient être dans 2 ans, 5 ans 10 ans… Et ensuite, faites tout ce qui est en votre pouvoir pour les aider à y parvenir. Et si ça ne fonctionne pas, ce n’est pas grave, mais vos jeunes sauront au moins que vous les avez supportés. Se savoir encouragé est un merveilleux tremplin pour rebondir vers l’avenir.

8- Favoriser le sentiment d’appartenance des jeunes à leur école

L’encouragement et le dialogue à la maison, c’est bien, mais ce n’est pas tout! À partir du secondaire, les enfants s’éloignent petit à petit du noyau familial et créent des liens de plus en plus forts avec leurs pairs. Cette transition se fait évidemment par l’école, d’où l’importance qu’il y a à s’y sentir bien. Les activités parascolaires et les projets en tout genre (bénévolat, art, sport, voyages scolaires, etc.) aident les enfants à se sentir à l’aise et à développer un fort sentiment d’appartenance à leur groupe.

9- Surveiller leurs fréquentations

Malheureusement, c’est aussi à l’adolescence que les jeunes font face à plusieurs choix pas toujours évidents… Drogue et alcool, mauvaises fréquentations, etc. peuvent les entrainer rapidement sur une pente descendante. Sans vous montrer trop intransigeant, essayez de connaître leurs amis, de savoir où ils sont quand ils ne rentrent pas directement à la maison, etc. C’est à cet âge critique que peuvent se jouer bien des choses…

10- Opter pour la formation professionnelle

Depuis qu’il est né, vous avez peut-être de grandes ambitions pour votre jeune, mais il faut aussi tenir compte de ses préférences et ses aptitudes. Ce n’est pas un échec de s’orienter vers un métier ou une formation professionnelle. Parfois, il suffit à votre enfant de savoir qu’il n’en a plus pour longtemps sur les bancs d’école pour qu’il sente un regain de courage l’envahir. Et savoir qu’il pourra ensuite être rémunéré pour son travail est un gros plus.

Cécile Moreschi, rédactrice Canal Vie
 

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