Bye bye, maman!

Le 21 avril 2015 par Josée Bournival

J’appuie sur une touche de mon clavier pour mettre fin à la conversation vidéo. J’ai le cœur gros. Je suis au Nouveau-Brunswick pour le travail, alors que le reste de ma famille est à la maison. La même situation s’est produite en début d’année, alors que j’ai eu le privilège d’être invitée par mon éditeur belge au Salon du Livre de Bruxelles.

Je n’aime pas voyager sans mes enfants.

Je sais, je pourrais voir les choses sous un angle plus positif. J’ai la chance de ne pas être dérangée dans mon sommeil et je peux me lever plus tard. J’ai l’occasion de ne penser qu’à moi et mon confort. Je peux donc manger quand mon estomac le dicte, me coucher quand Morphée m’appelle et prendre du temps avec les amis auteurs qui sont également présents à Edmundston.

La vérité, c’est que je dors mal à l’hôtel, qu’à 5h30 j’ai les yeux grands ouverts par habitude et que mon horaire de travail ici m’oblige aussi à manger quand je peux et non quand je veux. Mais surtout, je regrette de ne pas partager mes découvertes avec les miens.

La route est magnifique pour se rendre dans la capitale néobrunswickoise. J’imaginais les exclamations de Simone, ma rêveuse, qui aurait apprécié le paysage. En arrivant à l’hôtel, j’ai constaté la présence d’une piscine intérieure avec une immense glissade en tire-bouchon. J’ai tout de suite songé à Clémentine, ma sirène. Même chose au buffet déjeuner. La présence d’immenses gaufres et de Froot Loops aurait fait plaisir aux enfants.

Certains ne parviennent pas à décrocher du travail. Ils reviennent à la maison physiquement, mais leur tête est encore au boulot.  Moi, je ne parviens pas à décrocher de mon rôle de mère. Je me demande si Blanche dort bien, si Clémentine a rapporté un nouveau bricolage de l’école et si Simone a encore insisté, malgré la chaleur du printemps, pour enfiler ses satanés pantalons de nylon qu’elle aime tant!

Je me dis parfois que je suis mal faite. Que je gagnerais à être plus équilibrée, à profiter des occasions qui me sont offertes pour être autre chose qu’une mère. Je n’y arrive pas.

Les larmes me montent aux yeux en songeant au dernier échange vidéo que j’ai eu avec Simone :

-Maman, je m’ennuie de toi.

-Moi aussi, ma pinotte. Maman revient dimanche, dans deux jours.

-Est-ce que ça peut être tout de suite dimanche?

-Non, ma poulette.

Elle a fait une moue de déception. J’ai hâte de la prendre dans mes bras.

Blanche m’a gaiement babillé ses émotions et soufflé mille bisous. Elle va bien, mais je sais que demain, quand je contacterai les miens, elle va commencer à s’agiter à ma vue. Dimanche, elle pleurera probablement pour me signifier que ça suffit, que je dois rentrer. C’est comme ça qu’elle avait réagi lorsque je suis allée en Belgique.

Quant à Clémentine, elle patiente sagement tout en verbalisant son ennui. À mon retour, sans se l’expliquer ou le planifier, elle fera des crises. Pour attirer mon attention. J’essayerai de lui accorder du temps mère-fille.

Et vous? Êtes-vous capable de partir sans les enfants, que ce soit pour des vacances ou le travail? Comment réagissent les petits à votre absence?

4ans - bye bye, maman!

Signe du temps qui passe... quatre années de souvenirs. De 2011 à 2014.

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